Et
m…, je m’étais
toujours promis de ne pas l’être,
de bien faire la part de choses
et de ne pas m’y attacher.
Mais bon voilà, je suis amoureux
!!!
Revenons
en retrouvailles …
J’avais
déjà fait un galop
d’essai il y a quelques mois
(3 heures), mais entre averse et
route humide, je n’avais pas
pu me rendre compte du potentiel
de la Bête.
Samedi 9 heures, prêt à
prendre possession de la bécane,
pour 48 heures cette fois. Le temps
est clément, et je me suis
mis en condition : 1,5 l d’expresso,
coudières et genouillères,
casque de football américain
et batte de base-ball … Non,
là je déconne !!
Petit tour du proprio, le monstre
est équipé de quelques
options intéressantes : selle
monoplace estampillée de
sigle MT 01, coque arrière
en vrai carbone et surtout le Kit
phase1, les 2 pots Akrapovic !!!
Je suis plutôt contre ce style
de transformations, mais pour les
pots, force est de reconnaître
qu’aussi bien esthétiquement
qu’acoustiquement le résultat
est spectaculaire.
Au niveau de la selle, l’avis
est plus mitigé : l’assise
est dure et la finesse de l’ensemble
laisse passer allègrement
la chaleur des éléments
mécaniques.
Le tableau de bord, enfin le méga
compte tours (zone rouge à 55OO
tr/min !) rétroéclairé
en bleu pâle est secondé
par un écran digital dans
le bas. On y trouve les éléments
standards : tachymètres,
compteur kilométrique et
2 trip-masters. Comme d’hab
dans la production Yamaha, l’un
se met en décompte lors du
passage en réserve.
Nous voilà arrivés
au moment tant attendu, le dépôt
du doigt sur le bouton rouge (le
starter bande de vicieux !).
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Faites le test, trouvez une petite
cour bien calme, et démarrez
la Bête, l’effet est
garanti, on dirait un coup de tonnerre
!!
Le monstre tressaute sur sa béquille,
le ralenti instable donne une ambiance
course, mais à la moindre
rotation (poignée un poil
dure !) le V2 de 1670 cc fait craquer
les Akrapovic et votre rythme cardiaque
suit la progression du compte tours
!
En selle, pas de faux semblants,
le poids est bien là, les
240 kg à sec sont en plus
assez hauts perchés. Une
attention soutenue est à
prévoir lors des manœuvres
à basse vitesse, d’autant
plus que la largeur de la selle
oblige à écarter les
jambes.
Mais bon tout cela est balayé
dès la mise en mouvement
; la magie du couple phénoménal
de V2 (150Nm à 3750 tr/min
) allonge les bras à chaque
accélération et le
son des pots lors de la décélération
est tout autant jouissif.
Là où la MT 01 remporterait
les suffrages c’est qu’en
plus d’être belle et
puissante (gain de 6 à 8ch
avec les Akrapovic + 97ch), elle
tient sacrément bien la route.
La filiation avec la R1 se retrouve dans les étriers
de freins radiaux, les suspensions
et dans le magnifique bras oscillant
renforcé.
L’équilibre de l’ensemble
permet de soutenir la comparaison
avec pas mal de bécanes,
cette meule permet d’attaquer
sans trop d’appréhension,
sauf peut-être au niveau du
poids qu’il ne faut pas oublier
lors de freinages tardifs et du
rupteur qui vient régulièrement
couper les accélération
trop enthousiastes.
La
MT O1 permet également de
« rapprocher » les motards
« corporatistes » :
les Harleys se retrouvent dans le
big V2, les roadsters la considèrent
comme leur mère, les Italiennes
adorent sa ligne et finalement tout
le monde s’y reconnait.
Par Olivier Quinten
(photos constructeur) |