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Voyage en Espagne avec le Mash 400 Family-side.

Voyage en Espagne avec le Mash 400 Family-side.

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Après une découverte pleine de rebondissements, le petit side du constructeur français Mash part à l'aventure. Pas une petite : lui qui se plait à offrir des week-ends bucoliques, le voila emmené pour franchir la frontière espagnole.

          L'aube s'est levée sans froncer des sourcils, hâtive d'étreindre une grande journée, une belle journée. Les premières danses de lumière viennent animer les effluves brûlants d'une demi-douzaine de cafés. Quelques éclats de rire s'envolent avant le départ, flottent un instant au-dessus des motos, puis choient en ricochant sur une Daytona 675, une Ninja 400, une RSV4, une 900 Tracer et achève de draper un Mash 400 Family-side. Une équipe plutôt hétéroclite, illustrant à merveille l'esprit qui nous emmène. Du sport, de la découverte, des sensations, des émotions, et un voyage que l'on espère plein de surprises. Des bonnes, cela nous fera sourire... des mauvaises, cela construira des souvenirs. On veut les deux pour ce voyage en terre catalane.

          Je laisse mes doigts crépiter quelques instants sur le mug encore chaud. Pendant ce temps, les casques quittent le rebord de la fenêtre pour épouser les joues de mes compagnons de route. Déjà, les clés tournent dans les barillets. L'impatience de dessouder du kilomètre est à présent palpable. Une voix passe, me sortant de ma rêverie

"- On y va ou on décampe ?
 - Yes, on file !"
Puis Hogger, jusqu'ici silencieux, intervient avec son accent loué de Provence.
"- Attends, j'ai encore ce sac. Il reste de la place ?
 - Bien sur. Empile donc, on en profitera pour tester la résistance des porte-paquets.
 - Tu crois que ça va tenir le coup ?
 - T'occupe... on a 1600 bornes pour s'en rendre compte."

          A peine le sac sanglé, le V4 italien craque sous l'impulsion du pouce gauche de Guido. Le signal du départ. Je saisis mon Neotec II, heaume plus qu'adéquat pour notre séjour, avant de monter dans le panier. Seb en profite pour réveiller le trois-cylindres de la Yamaha. La Tracer aime nous accompagner dans chacune de nos virées. Dans cette joyeuse mélodie mécanique, le démarrage du twin de la Kawasaki est passé inaperçu. Céline prend place sur la mini-KRT puis détourne un clin d'œil vers Mick. A son tour, il saisit les demi-guidons de son destrier puis libère le nerveux moteur anglais. Enfin, Hogger embarque avec un sourire énorme sur le Mash. J'ai peur ! La plupart du temps, le bougre a le cœur qui balance entre sa Low Rider et son Speed Triple. Son âme est toujours en conflit. Et c'est lui qui prend le premier relais de 150 km. Heureusement, j'ai tout prévu. Mais c'est ce sera pour la première frontière, au-delà de Grenoble.

          Tout le monde s'élance, sans précipitation malgré la fiévreuse envie d'enquiller du gros gaz comme le Joe BAR Team. Mais on pense à faire chauffer gentiment les moteurs, à respecter les limitations, à ajuster les visières solaires car l'astre nourricier est sorti de la montagne et picore les yeux. Un seul des six membres de l'épopée se souci peu de ces chatouillements matinaux. Wam. Installé avec une parfaite décontraction dans le panier, je toise mes condisciples avec la légèreté des vacances. Encore un peu de rosée glisse sur le pare-brise, dernier souvenir de la nuit. Le side s'est calé sur un 85 km/h pour relier la capitale du Dauphiné, les autres suivent. Le rythme a été voté, validé et préparé pour un mode croisière. Je soulève la mentonnière, glisse ma main sur le coté droit du siège et en extirpe un énorme croissant que j'engloutis sans sommation. Le voyage commence bien.

          J'attrape un  bouquin. Cette route, je l'ai faite des centaines de fois. Le paysage sera apprécié plus loin. La lecture lancinante et la mélopée hypnotique du monocylindre me plonge imperceptiblement dans une torpeur sourde. Bis repetita de notre premier voyage en side. Mon pilote ne s'en est pas aperçu, profitant tout en souplesse de la conduite de notre frêle esquif. Lui qui était le plus sceptique à son acquisition, le voila parmi les plus séduits.
Grenoble est passé. Je suggère une session d'autoroute ; non pas pour gagner du temps mais pour une première incartade. Je replonge la main dans le panier, à gauche cette fois, pour sortir une bouteille de pétillant. Célébrons en roulant la 60ème victoire de Jonathan Rea !
Déboucher une bouteille en roulant à moto, quelle hérésie. Mais là, à 80 km/h, bulles soulevés par le vent et festivités confidentielles au pouvoir, un side permet ce genre de délire. Inutile, décalé, exaltant, furtif, et une bonne série d'adjectifs jusqu'à ce que chacun ait envie de faire de même.

          Une première pause permet de partager le reste de Champomy avec la troupe. Un coup d'œil sur le poignet permet de constater que nous sommes, comme prévu, en retard sur l'horaire. Le prochain objectif sera un déjeuner en terrasse. Où ? Peu importe. Quand ? Plus loin. Jusque là, je prends les commandes du trois-roues. Pendant quelques minutes, je le redécouvre. Les jours précédents, j'avais révisé mes gammes en l'emmenant de ci de là, à vide et à plat, en musardant ou en folâtrant. Mais à présent, avec un passager enrichi aux rillettes doublé d'un chargement offrant un profil de catamaran, la conduite échappe à mes repères. De plus, le Family a été réglé pour un usage plus solo-plaisance que duo-voyage. Il aurait été judicieux d'augmenter de deux tours le pincement. Tant pis, un peu de muscu et de technique sera employé à plus forte dose pour compenser le tirage à droite. Ce qui a permis l'émergence d'une nouvelle astuce. Quand la tension est trop forte sur un coté, il faut décaler la main du coté opposé pour qu'elle arrive à la limite du guidon. L'effort de tension est ainsi supérieur tout en étant moins fatiguant.
Le temps d'un soupir, d'une discussion avec les montagnes et nous voici entre Valence et Montpellier. Fait faim. Et une pizzeria semble le plus indiqué pour le moment.

          La panse remplit, nous coupons par les petites routes du Gard jusqu'à la prochaine pause ravitaillement. Nous en profitons pour changer les équipages, faire les vérifs d'usages, et les plus particulières. Supportant vibrations et efforts tout autre que ceux d'une moto, notre 400 Family-side demande un peu plus d'attention. Par précaution, on fait le tour du propriétaire pour vérifier le serrage des boulons, vis et jonctions stratégiques. On s'affaire, on inspecte, et une fois de plus, nous sommes l'attraction du jour. Que ce soit notre équipe ou notre side, on se fait remarquer partout où on passe. L'horizon fuit, on va le rattraper. Au sein de l'étape suivante, un seul aura le privilège du goûter en roulant. Celui que nous appellerons le 6ème homme, différent tous les 150 bornes.

          La première épreuve n'est pas celle attendue. Nous pensions à des pannes, de la fatigue, un pneu de travers... Alors que ce sont les Pyrénées. Cette muraille de pierre, insensible pour les moteurs de bonne cylindrée, se veut une composition de patience pour le petit monocylindre 400. De même cylindrée mais trois fois moins lourde, la Kawa se promène. Que faire ? Jeter Hogger par-dessus bord ? La solution est plus limpide : accepter de perdre 10 km/h en vitesse de croisière et rouler ainsi jusqu'à la frontière.
Enfin, le panneau Espagne. La promesse d'un soleil (encore) plus chaud, de décibels hurlants sur la piste de Barcelone, de motos par troupeaux, et de... 3 sides. Vous comprendrez plus tard.

          La nuit approche quand nous arrivons devant l'hôtel. Nul parking de libre, nul coin pour poser les roues. Alors, en attendant que la paperasse soit faite, nos montures sont posées devant l'antre tel des gardiennes. Si on voulait passer inaperçu, c'est raté. Mais pas besoin d'assurer une surveillance. Devinez qui retient tous les regards – à croire qu'un brigand oublierait de piquer une meule tant il serait absorbé par l'aura du side tellement complimenté pour son allure vintage.
Déjouant un certain scepticisme du fait de son gabarit 'balade' plus que 'GT', le Mash aura pris son temps pour cet aller, mais avec élégance, effort et présence. Dormons, d'autres surprises seront à l'appel pour la journée du Dimanche.

          Cet instant est toujours le plus fort, le plus chatouillant au matin. Quand la lumière réchauffe les carénages, inonde de couleur chaque arête et relief, mélange le vert et la crème. La moto n'est plus une création technique, c'est une partie de l'âme. Les yeux dans les phares, la main dans la poche cherchant la clé, l'homme et la machine partagent un éclair de timidité, une irrésistible envie de tout partager, une affection entre l'incompréhensible et l'absolu. L'étreinte sera consommée le temps de rejoindre le circuit. Une grosse demi-heure de trajet, durant laquelle naitra une nouvelle idylle. Seb et Hogger. Sans prévenir, sans semonce, presque instinctivement, ces hommes ont fusionné leurs esprits avec celui du side-car. En les observant, quel que soit l'angle, c'est une parfaite symbiose qui se mouvait sur trois roues. Un nouvel épisode d'une série anglaise à la Monty Python semble se réaliser sous nos yeux. Un régal.

          Les petits arrêts ponctuant notre court parcours soulèvent des engouements extérieurs du même tonneau que ceux en France. Il y a toujours un salut, un regard admiratif ou un geste sympathique pour le Family-side et ses occupants. En Espagne, il fait aussi un effet bœuf – un peu différent que chez nous. Chez les ibères, ce sont de grands sourires comme si les habitants croisaient un pote de retour (ou en partance) pour l'aventure ; en France, on est plus dans l'admiration d'un engin sorti des âges et des conventions. Comme si la fièvre motorisée occupait le présent d'un coté des Pyrénées et le passé de l'autre...
En approche d'un colisée moderne dédié à la vitesse, quelques centaines de motos arpentent chaque cm2 de route pour rejoindre quelques milliers d'autres. Les champs se voient transformés en parkings, où d'inflexibles gardes s'évertuent à guider chacun vers un endroit où se réfugient encore quelques places. Pour presque tout le monde, c'est par là-bas, plus loin. Bien loin de l'entrée.
Pour Seb, Hogger, et Family, un geste ferme les retient. Manifestement, ils ne viendront pas se garer à coté de nous. En tôle peut-être ? Avec la déveine intrinsèque d'Hogger et son aura de tueur de lapin-garous, je n'en serai presque pas étonné. Sauf que...
Que le personnel du circuit leur indique qu'ils peuvent se garer dans un intervalle particulier, dédié aux side-cars et engin plus ou moins chimériques. Situé à 50 mètres de l'entrée. Incroyable. Et l'espace sera large. Il n'y a que deux autres sides dans l'endroit.
Bon ben, nous, on va au fond, à 500 mètres.
"-on se met à l'ombre, avec une glace, en vous attendant.
 - Ouais, ouais....Co....ards !"

          Le week-end est passé à toute vitesse. Entre les courses, les apéros, les rires et notre organisation sans queue ni tête, il n'y aura du temps que pour une courte baignade. S'accorderait-on quelque dernière facétie avant de quitter ces terres ? Pas cette fois.
Nous allons tenter de rentrer le soir même. Ou tout du moins d'en faire un bon bout. Dès le début, il était convenu de se préparer une dose variable de difficultés. Une bonne demi-heure pour tout affrété, quelques vérifs d'usage (niveaux, serrages, boulons, rétros, sandows, éclairage, freins, bouteilles d'eau, biscuits), un œil sur le lointain et l'autre sur le GPS.
719 km à engloutir ? Ah (fracassage de moral).....Eteins le GPS et sors le sextant.

          Ce soir, une sensation lugubre et âpre s'impose à chaque fois que l'on regarde l'horizon. Les retours de week-end ont toujours un arrière-goût amer mais là, la météo a décidé de nous soumettre la véritable épreuve du séjour. 200 km ont été parcourus, guère plus. Le ciel se charge, menaçant, aussi avare de pluie que chargé de soufflant. Je repense à un soir de printemps où, rentrant au village, une belle bourrasque avait coupé les ailes du side. J'étais seul à bord ; cette fois, j'ai du monde. Les nuages semblent rire, la route devient moqueuse. Derrière le guidon comme sous la fibre de verre, plus personne n'a le cœur à plaisanter.
Ca tire. Mais bon sang de bois, qu'est-ce que ça tire. Le vent s'est placé en criant gare, sans précipitation, sûr de sa prise. Il pouvait se permettre de nous envelopper tranquillement puis d'appuyer tant que de raison. Dans le Sud, ça ne fait pas semblant. Le panier à lui seul offre déjà une très sensible prise au vent. Avec les sacs entassés derrière, notre équipage lui offre une voilure à faire surfer un galion hollandais. Ce soir, dans la tourmente, je mène un bateau sur une rivière d'asphalte. Une gigantesque main invisible nous dévie, refuse tout armistice, souvent maintient son appui puis nous châtie de bourrasques. La vitesse en pâtit, les dents se serrent, les muscles dérouillent. Il faut gagner chaque kilomètre, l'arracher aux joies de la nature. Chaque petite descente apparait comme une oasis tant bienfaitrice qu'éphémère. Vite, appréciez chaque hectomètre avant de retourner dans la tourmente. Les 100 premières bornes, j'enrage. Pour la suite, résigné, je sais que l'effort n'aura de répit qu'en s'arrêtant. Alors, on avance en brulant encore un peu plus les muscles des bras, du ventre, des hanches. Et puis, tout le monde dit stop. On craque devant la rare enseigne qui se dessine en périphérie de Lattes. Tournée de hamburgers, de frites et de soda avant de chercher un coin pour la nuit. Peut-être que demain, la fortune aura tournée.

          Quelle lourdeur ces paupières ! Si dur, si éprouvantes à lever. Ce n'est pas tant la fatigue qui rend l'exercice difficile mais le bruit au dehors. Un wwhhoouuu régulier, puissant, inflexible, annonciateur de quelques 500 km à buriner. Le vent ne s'est pas calmé d'un poil. La motivation s'en ressent, et que ne donnerais-je pour une immense tartine de miel, un café et une dose d'énergie façon H2R pour emmagasiner du moral. Un coup d'œil par la fenêtre, la vision du side bourguignon me réconforte. Je vais pouvoir finir ma nuit dedans pendant que Seb prend les commandes.
Un peu plus frais, il attaque le combat avec un sourire jaune qui s'étiole au fur et à mesure des lignes droites. C'est là que ça pousse le plus contre nous. Les virages, habituellement techniques et nécessiteux d'huile de coude, sont devenus des instants bénis. Les caprices du ciel perdent leurs prises dans les courbes. La matinée file résolument, au rythme de 11 roues à l'unisson.
Montélimar sera une étape particulière. Certains doivent à présent filer à bon train, d'où une sérieuse envie d'autoroute. Deux d'entre nous n'ont pas d'impératifs. Les motos vont alors bifurquer en mode full-throttle pendant que Hogger et wam finiront le périple dans les parties intimes de la vallée du Rhône. Ciao les gars ! Rendez-vous dans la semaine. Quelques instants après, la 900 Tracer file déjà comme l'éclair, pourchassé par deux autres furieuses. La 400 Ninja fait moins la fière mais n'a pas l'intention de lambiner sur la route.

          La dernière étape se fait avec le plus agréable des camarades, présent depuis les premières lieues du séjour. Au zénith, il semble cogner sur les casques. Mais avec ce bon zef dans les guiboles comme dans la bielle, on ne quitterait pas le blouson de sitôt. Le soleil nous emmène une fois encore vers les courtes routes bordant le Rhône. Jamais je n'avais pris le temps d'apprécier les paysages du coin, ces petits trésors éphémères, inexistants quand on passe son temps tête dans la bulle. Le poum-poum me plonge à nouveau dans la torpeur, m'assomme, et c'est d'un œil goguenard que j'aperçois le kilométrage faiblard indiquant la proximité de Valence. Hogger entreprend la rocade pour nous placer en orbite de la ville puis direction Moirans.
Avant tout, petite halte pour le casse-croute. Problème, on a envie de rouler. Solution, pique-niquer en roulant. Une fois la pitance dans nos besaces, le side retourne sur les départementales drômoises pendant que je déguste tranquillement un énorme sandwich roquefort-jambon de pays. Une belle part de tarte en dégustant la route qui défile au ras du sol, cela vaut son pesant de cacahouète comme expérience. Un carré de choc à la place du café puis changement de pilote. Les notes sucrées sous le palet prolongent un peu la souplesse du moment, avant que les rafales ne....
Ah non, elles ont abdiquées. Depuis que l'on a quitté la vallée du Rhône, la fièvre du vent s'est dispersée. Le Mash en retrouve toute sa sympathie. Je reprends alors le plaisir des jours précédents, à naviguer en suivant son rythme. Une vitesse de croisière plus honorable est de retour elle aussi. Bientôt, la porte des Alpes fait ses sommations, prévoyante de lendemain au job, au quotidien, aux conventions, à tout le bazar.

          Kkkihhccchhjjj... Le moteur s'endort pendant que la clé quitte le contacteur. Chacun récupère son bardât ; il est temps de se dire au revoir. Hogger doit à présent retourner dans ses terres, me laissant folâtrer seul dans mes souvenirs encore frais et mes muscles endoloris. Avant de rentrer le 400 Family-side au garage, je prends un instant, un café et une chaise pour repenser à cette excursion.
Pas grand-monde ne voyait le side faire l'aller, encore moins le retour – il a fait pourtant fait le job. Ce soir, il semble pourtant dire « Eh oh, pause. C'était sympa, mais je m'éclate davantage dans les aventures plus modestes. Toutefois, si tu veux aller aux Elephants, je suis prêt à faire un effort ».
Il a parlé ? Ais-je parlé ? La fatigue est trop présente, semble-t-il. Du repos, vite, il y a job demain matin. Peut-être prendrais-je la voiture pour une fois...

          ... encore un peu de nuit sur les paupières. Pas le temps pour un ptit déj. Sur la table, casque, gants, clé et blouson n'ont pas été rangés hier soir. J'ai mal partout. La voiture est trop loin... J'hésite peu.
Quelques minutes après, le side est à nouveau sur la route.

M.B. - crédits photos : Team Motoplanete

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