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Et si le dieu des motards avait dessiné les routes du sud de l'Espagne ?

Par Oli le belge

        L'histoire pourrait se passer quelques jours avant Noël...
Comme beaucoup de motards, je déprime, les journées qui raccourcissent, la route qui glissouille, je me sens tellement seul sur ma moto.
Attablés autour d'un café bien chaud, je discute de cette dure réalité avec un autre motard.
Et là, soudainement, mes yeux s'humidifient car il me parle de soleil, du sud de l'Espagne, de routes viroleuses et sèches à souhait, de la nouvelle BMW 1200 GS liquide et de 18 à 20 degrés...

         Mon convive me décrit un Tour dans le sud de l'Espagne.
Quoi, qu'est-ce, comment, quand ?
Après 2 ou 3 secondes d'hésitation, je prends contact avec le Wild Gentlemen Tour, une organisation Belge.
Basés à Puerto Banus, Jeepe et Alain sont organisateurs depuis moins d'un an de fabuleuses balades dans l’extrême sud de l'Espagne.
Pas d'amateurisme dans leur démarche, 35000 bornes de reconnaissance sur toutes les routes "sexy" de la région.
Avec ce duo composé d'un "self made man" riche de nouvelles idées et d'un véritable touche-à-tout de l'aventure (Du Camel Trophy à l’humanitaire, excusez du peu ! ), je me sens déjà bien pris en main.

         Le concept est très simple: il me suffit de l'accord de mon épouse et de trouver un vol pour Malaga et dès mon arrivée, ils s'occupent du reste.
C'est parti, alors !

         Me voilà donc calé dans l'immense file à l’aéroport. Premier samedi des fêtes de fin d'année oblige.
Vous imaginez bien qu'un motard en full combi affublé d'un gilet airbag au milieu de tous les vacanciers partant skier, je ne passais pas inaperçu !
Après un peu plus de deux heures de vol, j’atterris au Costa del sol airport.
Dès ma sortie, je suis accueilli par une chaleur surprenante en cette fin décembre et par Alain, un genre de Crocodile Dundee en plus jeune.
Ça sent déjà l'aventure !

         Pris en charge dès l’atterrissage par Alain, direction le QG de l'organisation à bord d'une Jeep d'un jaune extrêmement discret.
Dès l'entrée dans l'Antre (le garage, quoi) des Wild Gentlemen tour, la vision de toutes ces BMW rutilantes me file un début de, heu, sourire...
Six BMW 1200 GS full options, deux 800 GS également full et une historique Africa Twin avec laquelle Alain a effectué près de 100000 bornes sur les pistes africaines.
Cerise sur le gâteau et malgré mon "boulot" de journaliste, je n'ai pas encore eu l'occasion de tester la nouvelle GS.
Et vu tous les commentaires élogieux sur le nouveau Bi liquide, je ne peux qu’approuver le choix des machines.
De plus, comme précisé plus haut, elles sont vraiment full options et pratiquement neuves.
L'importateur n’aurait pas pu me proposer mieux.

         La nuit fut confortable mais courte.
En cause, la tournée des grands ducs qu'Alain s'est fait un plaisir de m'organiser histoire de faire connaissance avec les festivités nocturnes de cette station décrite comme le St Trop de l'Espagne (les petits yacht de luxe amarrés sur le port et la MC Laren poussiéreuse abandonnée devant sont là pour en témoigner) et l’excitation de rouler demain, j'ai eu un peu de mal à trouver le sommeil.
Nul besoin de réveil ce matin, dès 8 heures, je suis debout.
Café, petit déj vite avalé, "bon, on y va, ou bien? J’ai envie de rouler, là!" me dis-je...

         J'hérite d'une GS "69", un signe, mon année de naissance, entre autre.
J’installe sans trop de difficultés la sangle de mon gilet Hélite (malgré l'encombrement lors du transport dans l'avion, je ne m'imaginais pas rouler sans mon airbag).
Petite explication de l'ESA de la GS par mon guide.
J'opte pour la confiance dans les ingénieurs BMW, je pars en version "route".
L'ordinateur règle de lui même la cartographie moteur, l'ABS, l'antipatinage, etc...
Dès la sortie du garage, je me sens gêné par l'implantation de la pédale de frein arrière que je trouve trop basse.

         J'en fais part à mon guide. Il me rappelle que la GS est équipée d'un freinage intégral, que je n'aurai donc à me servir que du frein avant et que le freinage s'adapte automatiquement avec le concours de l'ABS.
Nickel, c'est parti !

         Après 4 ou 5 kilomètres de liaison, nous attaquons une route extrêmement roulante et parfaitement dégagée.
Le revêtement fait plus penser à un circuit, la légende dit qu'elle a été complètement refaite par un constructeur automobile pour y effectuer les essais presse.
La GS me met directement en confiance et je vois qu'Alain "tare" son rythme sur mon pilotage.
C'est là où l'on peut voir son expérience de pilote, car tout au long de ces 48 heures, jamais il ne me mettra en danger.

         Et au cas où, les 500 km de circuits sont sauvegardés (OLI1 et OLI2, du vrai personnalisé ! ). Si je le perds, il me suffira de suivre le GPS.
Après une centaine de bornes, premier arrêt café.
Je me rends compte que je suis déjà entrain de lui parler de tous les virages géniaux, de ces paysages fantastiques alors que la moto n'est même pas encore arrêtée !
Franchement, je suis hyper enthousiaste et j'ai encore 400 bornes à découvrir.

         N'hésitez pas à visionner les 4 vidéos qui se trouvent sur ma page Youtube, je pense qu'une fois de plus, les images parlent d'elles mêmes.

Ce qui frappe, mis à part les décors fabuleux et la circulation désertique, c'est la qualité des angles de virages. Pas de mauvaises surprises.
Je m'explique, nous connaissons tous le fameux: "merde, merde, ça se referme!" digne d'un bon Joe Bar Team.
Et bien là-bas, rien, pas un seul piège, on peut vraiment rentrer "fort" dans un virage fermé.

         En conclusion

         Oui, mais: "combien?"

         Je ne vous donne pas la réponse de suite, parce qu'il faut un peu imaginer le concept.
Beaucoup de motards ont déjà organisé un voyage au long cours.
Mais que faire quand la météo vous joue des tours ?
Que faire lorsque vos pneus sont un peu trop loin ?  
A quel intervalle prendre un hôtel ? Quand réserver ?
Que faire de la tonne de bagage ?
Qui ouvre la route et suit le GPS ?

         Les wild gentlemen tour gomment toutes ces questions et vous permettent de partir l'esprit serein.
Il pleut moins de 5 jours par an dans l’extrême sud de l'Espagne.
Les motos sont hyper entretenue et toujours au top.
Les 250 km de route journaliers sont parfaitement propices aux mélanges de plaisir routier et gustatif, les restos et hôtels sont au top.
Les bagages sont déposés le soir directement  à l’hôtel. D'étape en étape.
En cas de duo, il est possible à la passagère (ou passager) de ne pas rouler tout les jours et de profiter de l’infrastructure de hôtelière ou du centre et de la plage de Puerto Banus en attendant son pilote.
Pouvoir rouler l'esprit serein et suivre en toute tranquillité un guide au pilotage coulé reste un must.
De plus, ni Jepee, ni Alain ne sont à un arrêt paysage (ou désaltérant ! ) près...

         Vous l'aurez compris, j'y retourne dès que possible !

         Allez, je vous donne une idée de prix quand même.
Mis à part le vol (prix du billet aléatoire, un achat anticipé est payant ! ), le reste est compris.
L'assurance de la moto, l'essence, la nourriture, les boissons et le shuttle pour les bagages.
4 jours et ça démarre à 1300 €

         Qui vient avec moi pour la prochaine?

         A+

         Oli le belge

        Le site Wild Gentlemen Tour : www.wildgentlementour.com

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