La fougue de Bimota
Un film qui fait un carton en salle voit rapidement débouler 3 ans après une suite de la même veine. Souvent, c'est moins bien ; parfois, c'est mieux (Le parrain 2, Indiana Jones 2, Terminator 2...). La SB6R reprend le flambeau sans appréhension ni complexes. Avant tout, elle a changé de robe. Les lignes sont toujours fluides tout en s’affirmant plus agressives. Les deux phares, auparavant séparés, sont réunis dans un même bloc optique. Le carénage est plus tendu, le réservoir redessiné ; mais c'est certainement la partie arrière qui a le plus évolué esthétiquement. Les échappements ne sont plus cachés dans le dosseret mais placés dessous. La selle autoporteuse et monoplace dessine avec élégance un jeu de courbes qui mettent en valeur les silencieux et le caractère exclusif de la machine. Le bras oscillant est de plus forte section et désormais griffé du nom du constructeur. Vous aimez le carbone ? Il y en a jusque dans les fourreaux de fourche. Quant au propulseur, pas de surprises, il s'agit toujours du 4 cylindres de la Suzuki 1100 GSX-R. Et lui aussi s'est adapté au goût du jour. Encore plus de sport pour la SB6R, et cela va jusqu'au poste de pilotage. On y trouve désormais le gros compte-tours en position centrale secondé latéralement par un compteur de vitesse tapant dans les 320. Un petit cadran digital complète la panoplie, permettant de surveiller la température et le kilométrage parcouru. La route s'est dégagée et les voies se sont multipliées. La SB6R n'a pas mis longtemps pour atteindre des vitesses largement prohibées. Ca file vite, plus vite que le vent, et l'italienne nous prouve une fois de plus sa remarquable stabilité. Pas vraiment de différence avec la SB6 qui faisait aussi bien. Mais c'est toujours gratifiant de savoir que sa monture est théoriquement encore plus stable que son aînée. Le bouilleur n'a cesse de balancer de gros watts et ça n'en finit pas. On rentre dans la zone rouge et ça pousse encore. Il n'y a que le rupteur qui puisse calmer le gros 4 pattes. Niveau reprises, la SB6R est tout aussi brillante. Un coup de gaz aux mi-régimes et la moto bondit de plus belle. On a vite fait d'être accro à cette adrénaline. Ne jugez pas la Bimota SB6R en la comparant aux productions nippones. L'italienne offre les performances et l'exception. Cette édition R de la SB6 a bien évolué : un goût unique, une silhouette à succomber, un parfum enivrant et une conduite savoureuse. Reste qu'à près de 130 000 Frs, ce beau jouet est plus proche du rêve que du sourire de votre banquier. Ce qu'il faut retenir de la
Bimota 1100 SB6-R 1998
Les plus
Les moins
Performances
Tarifs
Partagez avec vos amis :
|
Les reconnaîtrez vous ?
Publicité
L'actu sur MP
Communauté
|
||||||||||||||||
|
|
|||||||||||||||||