L'alcool et les prises de stupéfiants au volant ont des incidences graves sur le comportement des conducteurs.
Pas de chance ! Pour une fois qu'il passait ses vacances d'été en France, Christophe, le cousin d'Angleterre de la famille GROSGAZ a été victime d'un sérieux accident de la route. Heureusement il s'en tire assez bien : une jambe et trois côtes cassées alors que sa bécane, elle, est complètement pliée.
Alors évidemment, dans la famille GROSGAZ, quand on a appris la nouvelle, bêtement et sur le coup, tout le monde a pensé : aie, aie, aie, à force de vivre en Grande Bretagne, il n'a plus l'habitude de conduire à droite, il a dû malencontreusement sortir de sa trajectoire.
Mais pas du tout, en fait c'est l'inverse : c'est une voiture qui arrivait en face qui a quitté sa voie de circulation pour arriver tout droit sur lui. Résultat les deux véhicules se sont heurtées de plein fouet et sont parties dans le décor ; Un champ de maïs heureusement, ce qui a amorti le choc.
Alors que s'est-il passé ? Le conducteur responsable du sinistre s'est-il endormi au volant ? Et bien non. En revanche, aux vues des analyses et des prises de sang, il s'est avéré que ce dernier était non seulement en état d'ébriété mais aussi sous l'emprise de stupéfiants !
Bien évidemment, je ne vous apprendrai rien si je vous dis que l'alcool et la drogue induisent des effets indésirables sur le comportement d'un conducteur au volant.
- - Avec l'alcool vos gestes sont moins sûrs, plus brusques, votre temps de réaction plus long et votre champ visuel restreint. La nuit vous êtes également plus facilement ébloui par les phares?
- - Avec la drogue, tout dépend des produits utilisés : cannabis, extasie, cocaïne, héroïne? Dans certains cas vous êtes plutôt somnolent et vos réflexes sont émoussés? Dans d'autres vous êtes surexcité, euphorique ou agressif, avec à la clé des hallucinations possible. Résultat vos réactions sont bien souvent inadaptées aux situations que vous pouvez rencontrer.
Alors maintenant vous l'imaginez aisément, alcool + drogue au guidon, c'est le cocktail gagnant ! Car là tous les risques s'additionnent et sont majorés.
Bref, l'occasion aussi de rappeler que l'alcool au guidon est la deuxième cause des sinistres sur les routes de France et que de son côté, la drogue représente un facteur important dans 10% des accidents graves.
Voilà pourquoi depuis le 15 novembre 2001 les officiers de police procèdent à des dépistages de stupéfiants lorsqu'il y a un accident mortel, et depuis janvier 2002 lorsqu'il y a un accident corporel.
Le mieux donc, c'est d'éviter, comme vous le savez, de prendre le guidon si votre consommation d'alcool est trop élevée ou si vous êtes sous l'emprise de stupéfiants.
Et puis attention, en matière d'assurance, si vous êtes responsable d'un sinistre et qu'il est avéré que vous étiez sous l'emprise d'une drogue, ou de l'alcool, certaines garanties peuvent être exclues et vos primes par la suite majorées.
En attendant pas trop de bulles dans le champagne ! |