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Ne
faisant pas dans la demi-mesure, ce
vendredi d'août aura été
une journée de l'extreme ; Je
m'ejecte du 400
CBX avec un fou rire non contenu
pour prendre contact avec un engin beaucoup
plus respectable. D'une esthetique imposante
mais très classe, dégageant
un charme saupoudré de noblesse,
la GSX s'admire avant de s'enfourcher.
Le gabarit impressionne et la première
prise en main se fait avec beaucoup
de tact et de retenue. Contact, libéré
par une ligne Yoshimura, l'énorme
4 cylindres feule sa puissance qui ne
demande qu'à s'exprimer. L'injection
régule le tout et le ralenti
est impeccable, tout comme le dosage
des gaz. En route ! Dès les premiers
tours, le poids enclumesque se fait
oublier, la bête décolle
sur un filet de gaz et la manibilité
est impressionnante. Magnifiquement
souple, le moulin enchante et chante,
la boite est de velours et la position
de conduite des plus agréables.
Je ne ferai que des éloges sur
les supensions pour le confort mais
leur efficacité est limité
quand le rythme devient trop énergique.
Mais l'engin n'est pas une GSX-R et
n'est pas fait pour le combat sur route,
ni sur circuit. Je roule tranquille
pour laissser chauffer le moulbif, je
cruise à 100 km/h à....
3 000 tr/mn. Impressionnant. Mais la
poignée me démange et
l'horizon s'éclaircit ! Clac,
clac : je tombe 2 rapports, visse la
poignée et... BBBBRRRROOOOOMMMMMM
! Dingue, terrible, fantastique ! le
GSX se transforme en dragster et le
4 pattes devient un moteur de Mig 28.
Je m'accroche comme je peux au guidon
car la puissance vous arrache les bras
- au sens propre comme au sens figuré
! Je decide de prendre une nationale
bardée de feux rouges et d'intersections
pour bien ressentir la puissance au
décollage de l'engin. Génial.
A chaque relance, cette Suz bondit et
vous gratifie de sensations sulfureuses
; un mélange de vodka-caramel
et et de catapulte. Imaginez un gigantesque
élastique tendu à mort
derrière vous et qu'on relache
sans retenue. A 3 000 trs, ça
pousse déja aussi fort que le
TL d'un pote et ça devient diabolique
à l'approche des 7 000 trs. Dans
les parties sinueuses, le poids respectable
se rappelle à vous et vous incite
à ne prendre trop d'angle. Bien
qu'agile, les virolos successifs et
joueurs ne sont pas sa panaché.
Le freinage est conforme au standard
Suzuki : puissant ( vaut mieux, vu le
poids et la puissance du monstre ),
dosable, mais manquant un peu de mordant.
Je voudrais apporter un mot particulier
de satisfaction pour les rétros
qui sont efficaces - pas courant. La
GSX 1400 : un engin superbe, et d'une
force grisante. Mettez ce moulin dans
un cadre périmétrique,
un carénage intégral,
enlevez un peu de poids, et vous obtiendrez
la meilleure sport-GT de l'histoire
!
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