L'essai
de la SV est intervenu après celui de la Fazer et de la Hornet - j'avais
donc encore de bonnes sensations dans les mains. On serait tenté de dire
en la voyant que c'est une SVS à laquelle on a enlévé le
semi-carénage et puis basta... Erreur, il en est plus qu'il n'y parait
: la position de conduite est très différente : guidon relevé
à la place des demi-guidons (qui sont bien plus bas sur la SVS), cale-pieds
moins hauts, c'est plus confortable que sa frangine... mais le tempérament
est tout aussi joueur. Le moteur est le même mais la démultiplication
de la transmission est plus courte, ce qui donne des accélérations
et des reprises légèrement plus joviales. Et comme le twin est à
la fois coupleux et vif, on se régale à enrouler. Mais comme tout
roadster, la frontière des 140-150 km/h est celle où les turbulences
commencent à vous arracher les bras avec l'espoir de vous décourager
de rester à 200 plus de 10 sec. C'est là qu'on fait son choix :
si on veut maintenir une vitesse de croisière importante, la SVS sort son
atout du tête de fourche protecteur. Conclusion : ce petit roadster sait
s'amuser et, contrairement à ses concurrents 4 pattes, point n'est besoin
de faire hurler le moulin pour se faire plaisir...un petit bijou !
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