'tention,
je vous préviens tout de suite,
c'est la version 100 cv, mais...
24°,
grand beau, tout les potes au boulot
sauf le Président qui s'est barré
en vacances. J'enfourche mon XX et m'apprete
à rouler jusqu'à que le
soleil se couche ; non sans faire un
petit détour chez Run motos pour
passer un petit coucou. Et là,
étincelante sous le regard soyeux
du soleil, une GSX-R 1000 version 2003
fait bronzette. Ca serait dommage de
la laisser ainsi toute seule ;-).
Tu me passes les clés ? C'est
parti... Pas tout de suite, sauvage
! Une femme se fait désirer avant
tout. Admirons auparavant le nouveau
fer de lance de Suzuki. Perso, je n'apprécie
que modérément le nouveau
tête de fourche - petite préférence
pour le précédent. Mais
ça la démarque enfin de
la 600 et de la 750. Le nouveau train
avant semble échappé d'un
paddock du Superbike. La déco
est plus agressive que sur les précédentes
versions et on ne s'en plaindra pas.
La bête a du potentiel, qu'elle
l'exprime. Une fois à bord, haut
perché bien sûr, tu sais
que tu montes sur une hypersport, mais
tout va changer dans 3 minutes. Contact
! Le bruit du 4 pattes est serein, calme,
sans esbrouffe. Les commandes sont douces
mais l'ambiance sport (logique). 5 km/h
- je relève les jambes, m'installe
: immédiatement à l'aise,
les jambes parfaitement intégrées
qui épousent au plus près
le réservoir très évidé
à l'entre-jambes, les mains tombent
naturellement sur les commandes bien
rapprochés du corps mais dans
une position pas si loin du confortable.
Bon, j'en peux plus ! GGGAAAAAAZZZZzzzzz.
Et alors,
BIENVENUE
DANS L'AUTRE DIMENSION ! Le moteur est
rempli dès 3000 trs et le bordel
qui l'accompagne est jouissif. La sonorité
d'échappement prend aux tripes
tellement le pot laisse le moteur exprimé
sa puissance. Et pourtant, c'est celui
d'origine. Mais on doute en l'écoutant.
L'aiguille monte comme une balle jusquà
8000 trs puis le bridage calme la fougue
du moulin. AARRRGGGG ! Pourtant, même
avec seulement 60 % de sa puissance,
le bloc vous offre déja une bonne
dose d'adrénaline. La boîte,
parfaite - rien à dire de plus.
Dans les virolos de la face nord vers
Chambéry, la partie-cycle vous
permet tout. La machine est légère
comme une 125, la mise sur l'angle instantanée
et les changements de trajectoire s'opère
en meme temps que le cerveau donne l'ordre.
Impeccable de stabilité dans
le virage, on s'en extrait avec sveltesse
en remettant de la sauce avec bonheur
pour repartir en giclant de la courbe.
La fourche est ferme juste à
point et vous retransmet les infos de
la route sans les aspérités
désagréables : elle filtre
le bon et vous débarasse du mauvais.
Un régal. Les étriers
à fixation radiale sont pleins
de promesses et le freinage... superbe
! La décélération
vous arréterait un tank, en offrant
un feeling excellent tout en laissant
la moto très stable, prête
à réagir instantanément
à une nouvelle sollictation,
peu importe laquelle. Avec elle, une
portion de route sympathique et dégagée
devient immédiatement une manche
du Superbike - catégorie Superproduction.
Pif-paf, cabrage de la roue, freinage
avant la chicane puis basculement sur
l'angle opposé pour lancer plein
gaz vers la grande courbe qui remonte
sur... eh oh, du calme ! 5 minutes ont
réussi à transformer le
poireau que je suis en simili de pilote
chevronné. Sur la Suzuki GSX-R
1000, tout est facile - la machine est
super agile et ultra légère.
C'est à cet instant que j'ai
compris pourquoi cette version d'essai
est bridée. On se prend tellement
vite au jeu qu'avec une full, on peu
très rapidement se mettre au
tas si on n'a pas de bonnes connaissances
de pilotage. Et le pire, c'est qu'elle
est presque confortable. Ce n'est pas
une GT mais on est bien à bord.
Si la selle (épaisse) était
un peu moins ferme, le postérieur
y gagnerait, mais cela lui permet de
bouger vite pour se placer correctement
quand tu penches. Avec la GSX-R, tu
ne pilotes pas une moto - tu fais corps
avec elle. Pour reprendre une citation
de Fane : " Lorsque l'homme et
la machine ne forment plus qu'une entité
sublime faite d'acier, de cuir et de
fureur !"
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