Un destin qui se révèle
Il y a 4 ans, Honda nous présentait une petite sportive qui allait vite devenir une référence dans son domaine. Mieux, il serait tentant d'affirmer que c'est par la CBR 600 que la catégorie des 600 sportives s'est attirée les ferveurs du public. Oui, pour 1991, la CBR change. Et pas qu'un peu. La différence entre les générations est flagrante. Les lignes douces et joufflues de la 1ère mouture cède la place à une silhouette dynamique, presque agressive, surligné par des coloris très fun et cette classe qui la caractérise. Elle porte toujours le sigle CBR mais nous sommes bien en présence d'une toute nouvelle moto. Cadre, esthétique, moteur, puissance, tout a changé. La finition est bonne, sans être exempt de tout reproche, et certains détails dénotent un petit peu, comme la simpliste poignée passager, le pot tristement noir (un aspect alu lui siérait mieux) ou le leche-roue-faux-renfort de bras oscillant - ça flirte entre le tuning de quartier et la pièce rapportée. Avec ses airs de Sainte-nitouche, la sportive plait et s'annonce bienveillante pour tout le monde : double béquille, rétrovision efficace, barre de fixation sous la selle passager, position de conduite naturelle. Le pilote est bien installé mais bien plus sur l'avant en comparaison de l'ancienne 600. Toutes les aiguilles à droite ! La machine file à vive allure et ne laisse aucune chance à son ancêtre de venir la taquiner. Les chiffres sont impitoyables : à 234 km/h, la CBR version 91 court 9 km/h plus vite et abat la 400 m DA avec 3 dixièmes d'avance. Quand je vous disais qu'elle avait bien changé cette machine... Eh, y a pas que des lignes droites sur la route. Et pour se montrer la meilleure de la bande (la FZR 600 est plus que redoutable actuellement), la Honda change également toute sa partie-cycle. Une nouvelle fourche de 41 mm de diamètre (l'ancienne était de 37 mm) et un nouveau bras oscillant en aluminium accueillent de généreuses jantes pouvant être montée de pneumatiques 120 et 160. Le monomortisseur commandé par biellettes type Prolink est fixé presque à l'horizontale. Le cadre demeure un type Diamant avec berceau interrompu et réalisé en acier. A signaler que la CBR a grossi d'un petit kilo dans sa mutation. Elle est aujourd'hui 4 kilos plus lourde que la FZR, poids plume de la catégorie. Son freinage offre puissance, endurance, très bon feeling ; Dommage que les mâchoires manquent un peu de mordant lorsqu'elles embrassent les disques.
Une machine si évidente et si efficace que bon nombre de sportives devront cravacher pour la suivre. Chez les 600, seule la FZR fait un peu mieux du fait de son agilité encore supérieure ; la Yam réalise cette performance au détriment du confort et de la polyvalence. La position de conduite, les suspensions, l'agrément général sont plus sport. En parlant de confort... Si, sur la CBR, celui de suspension a progressé, les bonnes aptitudes routières de la sportive n'ont toujours pas droit une protection digne de ce nom. A haute vitesse, celle-ci s'avère trop limitée. Sans doute au même titre que la VFR, la nouvelle CBR 600 atteint un rare niveau de polyvalence et d'efficacité. Démarrez et choisissez votre destination : montagne, ville, circuit, voyage, arsouille, enroulade, balade, elle est bonne pour tout... et elle s'y amuse autant que vous. M.B Ce qu'il faut retenir de la
Honda CBR 600 F 1991
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Celle qu'elle remplace
![]() CBR 600 F 1990 93ch -184kg
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