Fiche moto ACCUEIL > FICHES MOTO > KAWASAKI > 1400 GTR 2008 > Essai
Partagez avec vos amis :
Partagez avec vos amis :

La croisée d'un autre monde

Kawasaki 1400 GTR
 
Kawasaki

Essai de la Kawasaki 1400 GTR

            Quand on aime abattre du km, on se tourne naturellement vers des engins avec un gros moteur, un gros carénage, un gros réservoir, et quand on aperçoit la Kawasaki GTR 1400, on marque un temps d’arrêt devant ce vaisseau de la route. Très attendu au tournant, la nouvelle super routière du constructeur se devait de rendre un carnet de notes très au-dessus de la moyenne. A moi de juger la composition.

              Vaisseau ou paquebot. L’un glisse en s’imposant, l’autre s’impose tout court. La GTR 1400 est-elle plus l’un ou plus l’autre ? A son approche, dur de se décider tant son physique estomaque. Un sérieux gabarit de grosse routière, un faciès intimidant, des allures de sportive ; cette Kawa veut démontrer que la route, elle va lui plisser le macadam sur des centaines de km. Et quand vous savez que c’est le moteur de la ZZR 1400 qui bat là-dedans, vous sentez déjà des parfums de poudre autour du pare-brise.

KAWASAKI  GTR 1400Kypass dans la poche, je monte sur le bestiau avec une certaine appréhension. Pas besoin de mettre de clé – on tourne une molette, le système s’éveille, et plus qu’à démarrer. Et là, aux premières vocalises du gros 1352 cm3, le monde de la GTR 1400 s’entrouvre.
Un monde feutré, apaisant, comme cette sonorité étouffée et calme de 4 cylindres au souffle profond. Ce gros berlingot qui vient de s’éveiller semble détendre son timbre de voix, comme pour vous inviter à le caresser avant d’agiter ses pistons.

Première, dans du beurre de cacahuète. La GTR décolle et évolue à basse vitesse avec une souplesse et une volupté incroyables. Ce n’est pas de la conduite, c’est de la navigation assistée dans du coton. Son gabarit s’oublie au bout de quelques mètres, elle nous met à l’aise un virage plus loin, et son onctuosité vous enivre tout au long des bas-régimes. Peut être ait-ce du au calage variable de l’admission ?!? Toujours est-il qu’en bas du compte-tours, la GTR est une lady aux manières raffinées.
Les présentations étant faites avec une sympathie flatteuse, on peut se détendre, jouer avec le pare-brise électrique avant de le régler, décortiquer la foule d’informations inscrites au tableau de bord (vitesse, régime, conso moyenne, rapport engagé, pression des pneus, autonomie restante, etc), jauger de la largeur des valises avant de s’engouffrer entre 2 files de voitures.

Se promener dans le centre-ville ne pose aucun problème. Le temps de glisser un clin d’œil aux spectateurs d’un instant (La GTR se remarque ;-) et on décolle du feu rouge avec une lichée de couple.
Onctueux et ravisseur d’émotions à bas-régimes, le moteur est moins convaincant quand on le sollicite plus franchement. Il pousse, y a pas à dire ; c’est rempli, ça répond sans temps mort, ça vous décolle les 300 kgs de la bête sans problème… mais on ne ressent pas cette formidable disponibilité de couple dont Kawasaki a tant vanté les mérites. Beaucoup de cubage, une gestion variable, des solutions poussées ont mis la barre bien haute, et le gros 1400 ne fait pas tant trembler le bitume que ça. Certes, nos espérances étaient très élevées, mais tout de même, on reste un peu sur notre faim.
Mais là où c’est vraiment pénible, c’est ce foutu bridage ; surtout quand il vous casse votre coup alors que vous êtes en train d’emballer.

KAWASAKI  GTR 1400              L’onctuosité des bas régimes fait progressivement la place vers 5 000 tr/mn à un éclaircissement plus dynamique de la voix. Le moteur change ses westons et chausse des baskets, puis commence à galoper. Parfait, parce que là, y a une belle file de bagnole à doubler vite fait. On essore, la kawa s’élance, s’agite, prend du muscle… et faiblit dans son envolée entre 7 et 8 000 tours. J’enrage. Le bridage est là et vous salope votre élan. C’est justement à ce moment que j’aurais eu besoin d’une bonne allonge supplémentaire et de gros watts pour finir ce dépassement. En full power, la partition aurait été bien différente et beaucoup plus joyeuse. Tout sur l’élan, pas besoin de jouer de la boite, tout en vivacité et spontanéité ; en plus, avec cette laisse française de 100 ch, le moteur semble communiquer son désarroi. Il murmure « je veux faire mieux, je peux faire mieux, mais je comprends pas ! » Ben nous, on comprend. Tu es né pour être puissant, pour rivaliser contre le poids et le vent, et on t’ampute d’une bonne partie de ta force. Frustrant. On passe le rapport et on se rabat un peu plus tôt.
Le terrain de jeu s’éclaircit, s’élargit, ouvre l’horizon asphaltique. Enfin le moment de profiter du violon d’Ingres de cette Kawa : la route. Elle y démontre ses capacités sans rougir, naviguant sur un tapis de soie. Y a plein de choses à dire et à vivre, avec une certitude : on est franchement bien sur la GTR 1400. Calé dans une position naturelle et confortable, les jambes bien protégées peuvent serrer un espace étonnamment fin au niveau du réservoir. Le pilote est installé pile poil pour abattre de la route jusqu’à plus soif. Où le tableau est moins idyllique, c’est du coté de la bulle. En position basse, la tête ramasse une bonne dose de perturbations éoliennes et sonores. Une pression du pouce gauche, la bulle se dresse devant le torse et vous dévie ces nuisances… au niveau du front. C’est dommage ; quelques centimètres de plus et la protection aurait été proche de l’excellent. Consolation : je peux désormais ouvrir la visière sans risquer de me prendre une bestiole sur le nez.

J’ouvre un peu plus fort. Les aiguilles virent à droite. La moto prend de la vitesse, reste figée sur la trajectoire et ne bronche pas d’un pouce. Un bateau sur un lac. Mais plus ça défile vite, plus j’ai l’impression qu’un passager me pousse le dos, comme s’il voulait que je tombe sur le tableau de bord. Bizarre, je suis pourtant parti seul.

Ah, ben vi… La bulle en position haute, les remous passent autour de vous et les lois dynamiques créent une force derrière le pilote, favorisant cette impression de grosse main dans le dos. Pas vraiment gênant mais quelque peu désorientant au niveau du sens de l’équilibre longitudinal du pilote.

KAWASAKI  GTR 1400Panneau direction Vercors. Tiens, c’est sympa par là-bas. Un bon gros freinage pour éviter de rentrer à donf sur cet embranchement me permet de valider l’efficacité du freinage. D’abord souple, le freinage gagne progressivement et rapidement en puissance jusqu’à vous montrer sa belle efficacité. Malgré le poids de la bête, ça freine, fort et bien. En cas d’optimisme, l’ABS veille. Trop vaillamment à l’arrière d’ailleurs.

              Bon, comme je vais certainement me paumer sur ces petites routes, je vais vite fait installer mon GPS. J’ai bien fait de prendre un So Easy Rider V2 avec moi (c’est quand même bien pratique ce truc). Scritch scatch – 30 secondes pour l’installer et je repars avec un copilote virtuel. Direction les petites routes, les lacets et le parfum des écureuils.

Dans les esgourdes, Cabrel romance un de ses vieux succès, « Le pas des ballerines ». Un refrain que semble apprécier la grosse Kawa. C’est d’ailleurs un réel plaisir et une surprise de taille que d’emmener ce beau bestiau avec autant d’aisance. Certes, avec ses 300 kgs, la GTR 1400 ne peut afficher la vivacité d’une sportive ou d’un street-fighter ; mais ceci est un presque un détail tant la moto est facile à placer et légère à la réponse. La douceur dans ses changements de direction ferait presque oublier son gabarit. Gaffe quand même à ne pas trop se laisser griser par cette frivolité sous peine de voir votre trajectoire s’élargir franchement en sortie de virage. La répartition des masses a beau être judicieusement travaillé et le comportement routier de premier plan, un tiers de tonne est bel et bien en mouvement, et il faut rester attentif pour le tenir. La main peut le faire sans forcer, mais elle doit rester présente.

Certaines choses brillent par leur éloquence, d’autres se remarquent et sont bien plus gratifiantes par leur discrétion. L’un des points forts de la GTR est son bras oscillant de type tetra-lever à cardan, et son aspect bionique saisissant. Son efficacité est telle qu’à aucun moment la moto ne m’a déranger de réactions de l’arrière, quelles que soit la route ou la conduite. Et surtout, le seul instant où je me suis rappelé qu’il y avait un cardan, c’est en reposant la machine à son point de départ.

             Avec la GTR 1400, Kawasaki apporte à sa gamme une routière à caractère sport de fort belle facture. Confortable à souhait, surprenante de maniabilité et d’aisance, puissante, cette machine ne rate pas son entrée et risque de poser de sérieux problèmes à la Yamaha FJR 1300 et la BMW K 1200 GT. Le sans-faute ne sera pourtant pas pour cette fois. Quelques détails ne permettent pas d’obtenir les félicitations : le moteur pourrait travailler avec plus de zèle à bas-régimes, la boite à gants sur le réservoir semble rajoutée un peu à l’arrache, et la protection n’est pas au niveau. Mr Kawa, continuez comme ça, corrigez ces petites erreurs de jeunesse et vous nous sortirez bientôt une GT irréprochable.

ESSAI GTR 1400 FAIT PAR SUPERKAWA,
propriétaire de ZZR1400

             ACTE I

             Il fait beau, et j’ai quelques petites choses à voir avec mon concess (freins qui couine sur mon ZZR 1400... ) En plus faut que je montre les MV-Agusta à ma chérie. On en profite donc pour aller faire une petite tournée de mes concess préférés et chez Cottard, j’ai le plaisir de découvrir enfin, en vrai, la GTR 1400. Autre bonne surprise, elle est déjà à l’essai. J’ai un doute sur la possibilité de l’essayer un samedi après midi ensoleillé et sans rendez vous, mais le p’tit jeune qui s’occupe de ça depuis peu est toujours aussi cool, et 3 minutes après on est dehors et il m’explique comment marche la belle...

Hé oui, le système de démarrage se fait avec une petite clef et un petit boîtier à garder sur sois. Au final, on peut donc ne plus utiliser la clef (qui reste sur la moto) et qui ne tourne que si on a le boîtier à proximité. Perso, j’ai pas tout compris, et à mon retour j’ai pas réussi à retirer la clef, mais c’est pas grave, une fois en route, ça roule.

Revenons sur la moto... Je vais essayer un modèle gris. Dans le magasin, il y a aussi une noire et une grise. Le gris lui va très bien, et les valises s’intègrent très bien à la ligne. Ca donne une moto assez imposante, mais pas énorme, et surtout avec une gueule bien sympa pour une GT.

KAWASAKI  GTR 1400

Je reconnais pas mal d’éléments proches de ceux de mon ZZR, et le réservoir ne doit pas être très différent... Idem pour le bloc compteur qui, mis à part la couleur du fond (noir sur le GTR, blanc sur le ZZR), est presque identique.

Bon chacun ses goûts, mais franchement c’est pas mal. La finition me semble correct, et les BT021 d’origine me rassurent, sachant que j’ai monté ça sur mon ZZR et que c’est du bonheur. Sinon, l’énorme pot d’échappement, ben en photo ça fait peur, mais en vrai, avec les valises je n’y ai même pas fait attention. Sympa aussi le petit vide poche sur le réservoir...

             Prise en main

 

Comme dit précédemment, le petit jeune me démarre la moto avec la clef + carte. Le bruit du GTR ne surprend pas, il est très doux et assez proche de celui du ZZR (mais encore plus feutré) Ensuite, je suis bon pour commencer par une jolie manœuvre, à la main, pour sortir la moto du parking. Un coup en avant, un coup en arrière... et ****** c’est lourd !!! à l’arrêt et à la main, la différence avec le ZZR est très très sensible. (mais bon, on y arrive) La moto est à présent dans le bon sens, j’enfourche donc enfin la bête, et là... ******... c’est haut !!! Là encore c’est très net par rapport au ZZR... Avec mon 1m72, sur le ZZR je suis les pied à plat (ou presque) alors que là c’est seulement un demi pied qui touche. Je dirais au moins 2-3cm de +... D’ailleurs une fois en selle on se sent vraiment plus haut, aidé en cela par la position droite qui est un vrai bonheur... c’est absolument génial. Une selle d’un confort parfait, un réservoir pas trop large, et un grand guidon qui tombe idéalement dans les mains... C ’est royal !!!Je veux ça !!!

Ma passagère de son coté, après avoir enjambé (non sans mal) les valises, apprécie aussi ce confort en statique... même si les valises gênent déjà un peu ses jambes (mais je reviendrais sur son compte-rendu à la fin)

Je peux donc enfin quitter le parking, et les premiers tours de roues se font sans aucun souci. Embrayage, boite, freins sont identiques aux ZZR, c’est-à-dire, un embrayage hydraulique parfait, une boite douce et précise, et un freinage mordant, progressif et très puissant... encore du bonheur. S’ajoute a cela la position royale et ultra naturelle, et vous comprendrez que l’ensemble est donc d’une facilité et d’un naturel absolu. Le moteur se montre en plus très souple et doux. Direction donc mon terrain d’essai, qui devrait bien convenir à cette moto...

             Comportement routier

             Dès les premiers kilomètres, le plus étonnant, c’est la facilité et la légèreté de l’engin, c’est bien simple : le poids et l’inertie, on y pense même pas (oublié les manoeuvres à l’arrêt...). Avec cette position dominante et bien droite, ce grand guidon, la moto va là où on le souhaite, et sans se poser de questions. Ce n’est pas lourd, ce n’est pas léger, c’est naturel. La mise sur l’angle est simple, sans pallier, et la prise d’angle importante sans forcer. Les changements d’angles ne sont ni ultra vif, ni instantané mais ils sont ultra fluides et se font sans efforts particuliers. Pour un usage rapide et coulé, c’est impeccable. Par contre... ça frotte !!!! Ok, j’admets, je crois que j’ai le frottage dans le sang, et je prend rapidement des gros angles, mais quand même dans le premier rond point alors que je chauffe encore la moto... me voilà déjà avec un bon « schroutch.... » du cale pied gauche. Rien de bien grave, et puis, c’est la preuve que la moto est vraiment facile et rassurante... Mais quand même ... !!!! Et ensuite dès que je vais m’amuser dans les virages, et dès que les angles commencent à être vraiment sympathique... c’est la même sanction. (sans gravité mais frustrant). Pire que le ZZR !!!!

Sinon, quand la vitesse augmente (disons > 180-200), la moto est sereine, mais même en ligne droite je suis étonné de ressentir comme un petit flou, et KAWASAKI  GTR 1400il en va de même sur les grandes courbes à vive allure (toujours vers 200km/h) C’est pas que ça bouge vraiment, mais c’est pas totalement rigoureux et impérial. Sans doute les suspensions assez souples qui offre en contrepartie un confort total !!!

Enfin dans un usage vraiment plus sportif de la moto, la GTR se prête au jeu, mais elle n’est quand même pas faite pour. La garde au sol et ses suspensions souples n’apportent vraiment pas une rigueur absolue. Je n’hésites pas à y aller franchement et à la pousser, mais je ne dirais pas que la confiance est total, ni que j’irais beaucoup plus vite... Un rythme coulé lui convient vraiment beaucoup mieux

Un petit mot sur la protection, et sur la bulle électrique réglable au guidon en roulant... C’est génial pour comparer et tester... Les différences suivant les positions sont tout à fait incroyables. Malgré mon petit gabarit, en position basse (du fait de la position du pilote bien droite) ben ça protège peu, en laissant casque et haut du corps en proie au vent, plutôt plus que sur un ZZR, on a « presque » l’impression d’être sur un roadster (c’est cool l’été...) Au fur et à mesure qu’on monte la bulle le vent disparaît, protégeant tour à tour le buste puis le casque, et cela avant même d’être en position haute. D’ailleurs en position haute je commence à ressentir des turbulences, je la redescend donc un peu, et c’est parfait pour moi. Chacun devrait donc y trouver son bonheur.

             Moteur

             Bon... forcement c’est une version bridée... (Avec seulement 800 km au compteur). Ce moteur est vraiment d’une douceur et d’une souplesse exemplaire. Dès les premiers 1000 tours, il tourne et reprend avec courage. Il a d’ailleurs oublié la légère réticence que connais le ZZR vers 3000 tours. Faut dire qu’il a aussi oublié sa réactivité et son caractère...

 

En clair, dans cette version bridée, le moteur est d’une linéarité total de 1000 à 6-7000 tours, et ensuite c’est fini. Au dessus, on y va de temps en temps sur les petits rapports pour lancer promptement l’engin, mais dès le 3ème ou 4ème rapport on peut oublier (sacré loi... ) Certes, vers 3-4000 puis vers 5-6000 ça tracte sûrement un peu mieux qu’avant, mais rien d’extra. On va dire que ça accélère sans soucis, et qu’on enchaîne les rapports pour rapidement cruiser à 180-200.

Le dernier rapport est un Overdrive (l’indicateur de rapport indique d’ailleurs OD au lieu de 6) et j’ai pu vérifier qu’elle tire en effet encore plus long que la 6 du ZZR (et c’est pas peu dire vu comme le ZZR tire déjà long). C’est simple : à 140 en 6ème sur le ZZR, vous êtes à 4500 tours, avec le GTR c’est seulement 4000 tours... Sur ce dernier rapport ultra long, on note quand même la force de ce moteur qui arrive malgré cela, malgré les 50 kilos de plus que le ZZR et malgré un pilote et sa passagère, à reprendre sans rechigner. Évidemment sous 3000 tours ce n’est vraiment pas violent, mais ça repart, et ensuite, c’est efficace et suffisant pour retrouver rapidement sa vitesse de croisière.

Par rapport au ZZR avec bridage du couple, sous 3-4 000 tours le moteur du GTR ne présente pas la sensation de creux propre au ZZR étouffé (je sais pas si ça reprend mieux, mais la sensation est plus naturelle), par contre il n’offre pas non plus le répondant et la vivacité du ZZR sans le bridage du couple (je ne sais pas si le GTR souffre aussi d’un bridage du couple, mais si c’est le cas il est moins « pesant » que celui du ZZR). Il faut aussi compter avec les 50 kilos supplémentaires... Question performances (toujours en versions bridée) là ou le ZZR arrivait quand même à être efficace et performant en se maintenant entre 5 et 8 000 tours, le GTR accuse le coup et se révèle à mon sens juste suffisant. Ça va pour rouler, enrouler et reprendre de la vitesse, mais (en tout cas en duo) c’est trop juste pour s’amuser ou pour vraiment arsouiller avec ses petits camarade... un FZ6 devant très probablement lui passer devant... Difficile donc de se faire de belles sensations, et seuls les reprises sur les intermédiaires vers 5000 tours sont légèrement source de plaisir. En full ça doit pouvoir le faire... mais là, 100cv, avec 270 kilos à sec et en duo, ce n’est pas forcement assez.

             La passagère

KAWASAKI  GTR 1400             Avant de conclure, un petit mot de la passagère, car en effet à mon sens, ce genre de moto est en grande partie là pour offrir confort et tranquillité à une adorable passagère. Le confort et la selle sont excellents, avec une position très droite et très confortable de style fauteuil (avec les jambes peu repliées) Par contre le pilote (même « petit ») du fait de sa position très droite, cache la vue... De plus les poignées sur le cotées ne semblent pas ultra pratique (moins qu’une poignée arrière comme sur le ZZR). Par contre la passagère ne bouge pas de sa selle, elle est bien en place. Sinon, les valises gènes les jambes si la passagère souhaite adopter une position « sport » en mettant la pointe des pieds sur les cales pieds. Les sensations moteur sont limitées, mais le comportement routier et les prises d’angles sont rassurantes (mais ça frotte). La protection de la passagère est correcte, mais pas fondamentalement différente de celle d’un ZZR.

Conclusion de la passagère : C’est pépère et ce doit être bien sur autoroute, et la même selle sur le ZZR, ce serait génial !!!!

             Conclusion

             J’ai lu pas mal de bonnes choses sur cette GTR, et si je suis assez d’accord sur certains points, je suis quand même un peu surpris et déçu sur d’autres. En effet, j’ai bien trouvé une GT avec une position et un confort vraiment étonnants et géniaux, et le tout en gardant une moto réellement agile et très facile, par contre la rigueur toute relative à vitesses élevées, ou dès que le rythme s’accélère, plus la garde au sol relativement limitée, et le moteur ultra linéaire n’en font pas un jouet ludique. Le ZZR reste à mon sens très très supérieur, et quand on sait que le ZZR avoue déjà parfois ses limites dans certains cas d’utilisations (très vigoureuse)...

Donc pour les grands ou petits trajets quotidiens, ou pour arpenter efficacement, sereinement et sans fatigue nos jolies routes variées de France, y a pas à dire, ce doit être parfait (voir idéal) mais pour la déconnade ou la bonne arsouille ça devient, à mon goût, vraiment trop décalé (voir inadapté).

la mollette de réglage de la suspension arriére est très bien situé a un minimum de 5 cm du cale pied passager gauche (loin du pied), elle est accessible très facilement. Identique en ce qui concerne le réglage de la fourche avant et des phares , tout est a portée de main et très simple a régler , il est certain que des défauts elle en a , comme toute les new machines , mais avec quelques accessoires , 98/100 peuvent être supprimés ou améliorés , ou seront pris en charge dans la garantie de 3 ANS ...... le bridage est très bien fait. Le 1400 est bien présent à tout régimes. Il est certain que le pauvre en VF est castré d'environ 50cv et le couple est aussi bridé a bas régime par une seconde rangées de papillons (VF et VO) , ce qui lui donne quelques petits désagréments qui eux aussi peuvent très rapidement disparaître pour ceux qui le souhaite.

KAWASAKI  GTR 1400J’ai donc découvert une catégorie de moto vraiment étonnante (et géniale sur certains points... ****** cette position, ce confort et cette facilité... j’en reviens toujours pas) à condition de bien savoir pourquoi on l’achète et ce qu’on veut en faire, car non elle ne peut pas jouer vraiment sur tous les tableaux... quoiqu’on en dise...

Un conseil... allez essayer, c’est étonnant...

SUPERKAWA

 

M.B et SUPERKAWA - photos constructeur et M.B
- Les vidéos ont été réalisés sur circuit et
dans un pays de l'U.E où les motos
ne sont pas soumises à un bridage

Ajouter vous aussi un commentaire sur "la Kawasaki 1400 GTR 2008"
Gagnez du temps, créez vous un compte et postez tant que vous voulez !
Pseudo :
Votre E-mail :
Notez cette moto :
Bof - 2 - 3 - 4 - Top
Titre :
Commentaire :