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LA sportive A2

Kawasaki Ninja 400

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Kawasaki

Essai de la Kawasaki Ninja 400

          "Ca y est !! Vous avez survécu à l'épreuve du permis moto avec sa pratique et ses questions. Le Saint Graal en poche, vient maintenant l'heure de prendre la route au guidon de la fameuse et si piégeuse première moto ! Ce premier destrier avec lequel, au bout d'un moment, on se sent tellement à l'aise qu'on se croit invincible et ultra pilote ! Toutefois, depuis la mise en place en 2016 du permis moto A2 obligeant tout nouveau motard à devoir rouler pendant 2 ans avec une moto de 35 kW (soit 47.5 ch) au max, le marché de la moto a vu ses ventes évoluer. Aujourd'hui, une véritable niche commerciale de motos A2 émerge, renforcée par toutes les nouveautés présentées par les différentes marques. Du coup à MP, on a pensé aux nouveaux motards avec l'essai de la Kawasaki Ninja 400 KRT edition (Vert lime green/Noir Ebony).

          Remplaçante de la 300 disparue récemment, la Ninja 400 est un mélange d'éléments de ces 2 grandes sœurs : la 650 et la H2, et compte bien se faire un place au soleil du marché français des motos A2.
Aux premiers regards, on est charmé par le spoiler avant racé et inspiré par la Ninja H2. Seuls les « 400 » inscrits sur les côtés et la taille du pneu arrière trahissent son statut de benjamine dans la gamme de la marque verte. Les carénages typés sportifs sont soignés. Le tableau de bord de bonne taille avec compte-tours analogique et écran LCD complet donne la sensation que Kawasaki a soigné sa présentation et on n'a pas l'impression d'avoir affaire à une mob. Sur les plastiques de console se trouve la prise 12 V, disponible en option ; sinon il faudra se contenter d'un cache inutile et laissant une sensation de fragilité de ces panneaux, qui demanderaient à être améliorés.

          Après l'avoir regardé sous tous les angles, vient le moment de s'assoir dessus pour prendre possession de cette machine :-). Premier constat : les petits gabarits seront ravis de constater que Kawasaki a pensé à eux : avec mon mètre 70, je pose les 2 pieds à plats par terre et genoux pliés. Pensées spéciales à toutes les filles qui n'ont pas mangés assez de soupe et qui sont toujours à la recherche d'une petite moto ou à devoir faire creuser leur selle. La Ninja 400 sera parfaite pour vous ! De courtes jambes suffiront pour l'assise, mais il faudra avoir les bras longs pour le réglage des rétroviseurs qui sont très éloignés du pilote. Abandonnez l'idée de vouloir les régler en roulant, cela peut devenir carrément dangereux.

          Autre élément, le régime entrepris par rapport à la 300 : la Ninja 400 affiche 8 kgs de moins avec un total de 168 kg, tous pleins faits ! Cette cure d'amincissement rend la Kawette légère et assure une facilité de pilotage déconcertante, ce qui permettra aux plus novices des conducteurs d'être à l'aise très rapidement et de contrôler le couple gentillet du bi-cylindre. Véritable passe partout en ville, et joueuse dans les cols, la Ninja 400 aura été surprenante tout au long de notre essai. Seul bémol dû au poids light : le vent sur l'autoroute : un bon coup de Mistral vous assurera des écarts de voies délicats à contrôler. Il vous faudra rester très vigilant ou préférer prendre les nationales et apprécier les paysages de nos contrées. De plus, pas la peine d'envisager de vous cacher derrière la bulle de protection sur autoroute, elle est trop petite pour cela. La position mi-sportive, mi-roadster rend les longs voyages agréables et même après 700 km, on ne descend pas de la Ninja 400 complétement cassé en 2 et perclus de douleurs. Même avec un régime moteur élevé, la Ninja 400 ne vous tirera pas sur les bras comme peuvent le faire d'autres motos de plus grandes cylindrées, véritable machine de débutant, elle est faite pour mettre en confiance sur la route ou sur piste et permettra de prendre les bons réflexes durant les 2 ans imposés avant de passer à plus lourd et plus fort.

          Bon, ce n'est pas tout mais on va peut-être bien la démarrer et aller rouler, me direz-vous !!! Du coup, casque sur la tête, on met en route la Ninja et c'est la déception avec le bruit du pot d'origine. En étant stationné à côté de mes copains motards équipés de 900 ou de 1000, j'ai pour la première fois seulement l'impression d'avoir une mob. Le bruit est tellement faible que moto en route à leur côté on n'entend plus la 400…. Dommage ! Visiblement  Kawasaki a déjà paré au problème puisqu'un silencieux Akrapovic en titane est disponible en option. Espérons qu'il chante mieux que celui qui équipe d'origine la Ninja 400 !

          Nous voilà donc partis sur les routes et autoroutes de France pour rejoindre Barcelone en ce début de saison estivale. Près de 800 km à faire, et pour l'avoir déjà fait, je me dis que la journée va être compliquée et qu'un tour à la piscine à l'arrivée sera une bien douce récompense. Au final, les km passent et je vais de surprises en surprises ! Niveau conso tout d'abord, en moyenne je ferais un plein là où mes amis devront en faire 2. Le réservoir de 14L rempli, l'ordinateur de bord annonce 377 km d'autonomie !!! LOL !!! On croit d'abord que c'est une blague mais au final....... on atteint facilement les 320km sans forcer, avant de devoir repasser par la case essence. Cet ordinateur de bord, bien pratique, calcule en temps réelle la consommation et estime l'autonomie disponible. La réserve est signalée par le symbole « essence » qui clignote et en dessous de 30 km d'autonomie, il vous faudra le plus rapidement possible vous rapprocher d'une station, l'ordinateur ne pouvant plus vous aidez ! Autre aide à la conduite, un symbole « ECO » s'affiche quand le rapport engagé en fonction de la vitesse permet une consommation d'essence optimum. Bizarrement représenté, il m'a fallu m'y reprendre à plusieurs fois pour savoir de quoi exactement il s'agissait, je l'ai tout d'abord pris pour un symbole celte avant de voir écrit « ECO ». Le grand compte-tour analogique est entouré des voyants d'alertes sur la gauche alors qu'à droite se trouve le témoin de rapport engagé puis l'écran LCD.

          L'autonomie dépendra évidemment, et comme tout véhicule à moteur, du type de conduite. Une sollicitation dans les hauts régimes est nécessaire pour avoir de bonnes reprises - le moteur souple monte rapidement dans les tours ; à noter toutefois qu'en dessous des 6 000 tours/min, il ne faudra pas s'attendre à ce que le twin soulève le coeur. On sentira un cap passé vers les 7000 tr/min sans pour autant y laisser les bras, le bruit changera pour devenir plus aigüe, quelques légères vibrations apparaîtrons mais rien de désagréable : la moto prend son envol, prête à poursuivre son bonhomme de chemin. Une fois dans sa haute plage de régime, le moulin offre une réponse sympathique, presque joyeuse, idéale pour ceux qui découvre la catégorie et qui préfère dominer la puissance plutôt que l'inverse.

          Durant ce long trajet, nos amis a 4 roues m'auront permis, bien malgré eux, de tester une autre option de la Ninja 400 : le freinage ABS, super efficace !!! Surprenant au début car cela claque sous le pied. On l'utilise avec parcimonie, lui préférant le classique et efficace frein avant, mais on ne peut au final plus s'en passer ! Il est rassurant et permet de freiner fort sans bloquer la roue arrière et voler dans le décor. Attention toutefois, à son utilisation sur les bandes blanches qui vous fera chasser la roue arrière lors d'un gros freinage. Autre option vraiment utile, c'est la poignée d'embrayage antidribble assisté « Assist & Slipper ». Ce bonheur, ce rêve absolu pour moi, la fille aux petites mains qui a toujours mal à la main gauche en fin de journée, je veux ça sur ma moto…. Il faut avouer que c'est assez surprenant au début et l'on se dit que l'embrayage à ramassé et qu'on ne va pas aller bien loin et puis........ non !!! La poignée est souple, comme ça d'origine :-).Cela permet de jouer avec les rapports au gré de la conduite sans avoir la main endolorie en fin de journée. Cette poignée a également le pouvoir magique d'empêcher le blocage de la roue arrière lors d'un rétrogradage ambitieux. J'ai absolument voulu testé ce pouvoir, à noter qu'avant de réaliser ce test, j'ai été déposé 5 cierges à la cathédrale la plus proche de chez moi, réciter 10 prières adressées à la bienveillante des motards et croisé les doigts aussi fort que possible. Je me suis donc calée à 100 km/h en 4ème puis j'ai passé la seconde et j'ai lâché la poignée d'embrayage m'apprêtant à voler dans les champs avoisinants mais Ô Joie, Ô Allégresse : je suis restée sur la moto. C'est lors du second essai que je me suis aperçue que l'ordinateur de bord prenait quelques secondes pour intégrer l'information demandée et qu'ensuite seulement le rapport engagé se mettait en place laissant le moteur s'exprimer fortement. La roue arrière ne se bloque pas et le pilote reste sur sa bécane : magique !

          Bien évidemment, on ne peut pas faire 800 km sans rouler de nuit ! Quand on part avec des mordus de méca qui vous sortent la trousse à outils à chaque arrêt, la durée du trajet est comment dire...... rallongée :-). Mais au final, les feux à LED ouvrent parfaitement la route et nous permettent d'arriver à destination sans encombre. Un bémol à noter : le rétro-éclairage trop faible de l'écran LCD. Autre élément négatif découvert lors de la circulation en ville et dont on se rend vite compte, c'est les  rétroviseurs qui sont légèrement plus grands que les poignées. On peut donc facilement taper un rétro de voiture alors que les poignées passent faciles : compas dans l'œil obligatoire. Dernier détail, la béquille qui n'a pas de petite extension métallique pour aider à la descendre. Il faudra aller chercher la béquille bien en arrière pour la faire descendre ; certes, un coup de pied à prendre.

          Au final, cette moto est vraiment celle que j'aurais aimé avoir pour débuter que ce soit sur route ou sur piste : légère et ultra maniable, j'ai déposé des amis bien plus expérimentés que moi, dans un col grâce à sa maniabilité et son poids plume. Les virages en épingle qui sont la terreur des débutants se domptent aisément et cette Ninja 400 permettra sûrement à tous les débutants de prendre confiance tranquillement sur nos routes désormais limitées à 80 km/h.

Céline

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