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Sur
la route, depuis Paris, l’équipe
à Sarko est aux aguets. Malgré
la pluie, le vent, ils sont présent
avant chaque péage, bien caché
sur les ponts, avec leurs jumelles magiques.
Toutefois, les motards, en nombre croissant
à l’approche du département
de la Nièvre, se pré-occupe
peu des policiers ; ils sont, pour le
moment, concentrés a lutter contre
le froid et les bourrasques. Heureusement,
de nombreux relais « Calmos »
sont disséminés sur l’itinéraire,
14 en tout, permettant aux motards transis
de se reposer et de discuter.
A l’approche du circuit,
le nombre de motards croît. L’organisation
à anticiper tout dérapage
nocturne, en effet, sur un rayon de 10
kilomètres autour du circuit, chaque
arbre et chaque panneau sont entourés
de ballots de paille.
Alors que la nuit commence
à tomber et que le déluge
cesse, je rentre dans le camping. Ca et
là, les premiers moteurs commencent
à rugir, quelques vieilles voitures
tournent déjà, promises
à la destruction. La nuit promet
d’être longue…
Je rejoins mes amis du Motoplanete Racing
Team et les « Sangliers du grésivaudans
». Ceux ci sont fort bien installés,
à l’abri de la pluie sous
de grandes tentes. Qui plus est les réserves
de boissons présentent ici sont
impressionnantes. Assez parlé,
c’est l’heure de l’apéro
: Pastaga et Kro pour tout le monde.

23 heures. Nous décidons
de faire une virée. Dehors, ça
caille, l’humidité, alliée
a un vent glacial, mettent les organismes
au supplice. L’alcool étant
une source de chaleur reconnue, chacun
se promène une canette à
la main. Le concert de rock bat son plein,
la foire aussi. Les divertissements sont
multiples. Bien des motards arpentent
les allées boueuses avec leurs
bécanes. Quel dommage d’emmener
sa meule dans ce bourbier… On croise
de drôles d’engins dans les
allées, des « prototypes
», dont le seul but est de faire
un maximum de bruit. A ce niveau bruit,
on est servi ; les oreilles sont mises
à rude épreuve, ça
ne va pas être simple de s’endormir…

Le lendemain matin, de nombreux
motards affluent vers le circuit. Dès
9h, les finales des autres séries
commencent : roadster et super-roadster,
pro-twin, french cups - le circuit gronde
et s’éveille. Le ciel est
toujours gris, l’air très
frais, mais il ne pleut pas. Nous re-traversons
le camping pour gagner nous aussi les
gradins. Quelques épaves jonchent
déjà les allées,
de nombreux détritus et canettes
sont présent un peu partout, notamment
devant la scène ou s’est
déroulé le concert, déserte
à présent.
Vers 10h30, le bruit qui
émane du circuit s’amplifie.
Ca vibre et ça envoie gros, le
Warm Up du Bol d’or vient de commencer…
Le soleil commence a pointer le bout de
son nez, la piste fini de sécher.
Les écuries vont enfin pouvoir
utiliser les pneus à gomme tendre.
Rapide visite dans les paddocks, le sol
est désormais complètement
sec mais on pourra entendre quelques conseils
échangés entre pilotes «
Attention au freinage avant l’Adélaïde,
c’est encore mauvais… »
Le gradin de la ligne droite des stands
se remplit, les dernières finales
ont lieu, il est midi, l’heure du
show stunt approche…
Le vent est terrible dans les gradins.
Malgré la présence plus
ou moins timide du soleil ça pèle,
on se croirait en Sibérie! Les
stunteurs “L’Ecossais volant”
Kevin Carmichael et les Frenchie’s
Jonath’ + Fred effectuent leur show.
Ils sont plutôt doués, c’est
joli à voir. Quelques pneus sont
mis à mort. Malgré tout,
le public reste relativement calme, le
froid calme toutes les ardeurs. Les speakers
font de leur mieux pour mettre un peu
d’ambiance, on amène quelques
jolies filles des paddocks, et peu à
peu, les gens reprennent des couleur.
Rapide présentation des équipes,
la montre indique 14h45, tout le monde
s’affaire dans les stands, le départ
approche.
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