Petit
résumé sur un nouveau
venu dans la catégorie reine
de MotoGP:
Randy
De Puniet, jeune Français fait
son entrée dans la compétition.
Ce mordu de moto à toujours
convoité cette catégorie,
il a commencé la moto à
l'age de trois ans, et la compétition
à 6 ans avec toujours le même
objectif: devenir une référence
dans le monde des motards. En 1997,
il remporte son premier championnat
de France National en 125cc. Il reconquit
sont titre l'année suivante,
c'est d'ailleurs cette année
là qui fera ses
débuts
dans le Grand Prix en tant que "Wild
Card". Ces aptitudes au pilotage
lui valurent un guidon pour l'année
suivante en moto GP 125cc. C’est
en 2001 qu'il passe un nouveau cap,
et monte en 250cc, avec toujours le
même objectif en tête:
la catégorie reine. En 2002,
il monte deux fois sur le podium,
ce qui lui permet d'obtenir un guidon
officiel Aprilia l'année suivante.
C'est dans cette catégorie
et au guidon d' Aprilia qu'il put
remporté 5 victoires, 22 podiums,
et 9 pole positions en l'espace de
quatre ans.
Maintenant Randy
arrive dans une nouvelle écurie,
au guidon d'une Kawasaki, avec à
ses cotés le célèbre
Shinya Nakano. Le Français,
âgé de seulement 24 ans,
put pendant la saison hivernal se
montré à la hauteur
des espérances du Team, car
il s'est très bien adapté
aux 4 cylindres, 990cc de la Ninja
ZX-RR en faisant des chronos proches
de Shinya.
Le pilote a
été interviewé
par Kawaski:
Q : Cette saison va marquer
tes grands débuts
en MotoGP. Qu’est ce que cela
représente pour un pilote d’accéder
ainsi à la catégorie-r
eine
des Grand Prix ?
R : Pour moi c’est un grand
pas en avant de me retrouver ainsi
en Moto GP, car c’est la catégorie
la plus prestigieuse, celle qui rassemble
les meilleurs pilotes et les machines
les plus performantes. C’est
le rêve de tous les pilotes.
Pour moi, c’est une occasion
fantastique : piloter une moto d’usine
Kawasaki face aux Top mondiaux, et
j’espère bien justifier
la confiance accordée dès
cette année.
Q : Quelle a été
ta première réaction
quand Kawasaki t’a contacté
pour te proposer un guidon en MotoGP
?
R : J’ai eu du mal à
y croire; pour moi, c’était
comme un rêve qui devenait d’un
coup réalité. J’étais
en plein milieu d’une saison
de Grand Prix 250cc un peu difficile,
et de me retrouver ainsi soudainement
avec la proposition d’un guidon
d’usine en MotoGP avait quelque
chose d’incroyable !
Q : Cela a dû être
plutôt positif pour toi d’aborder
l’intersaison hivernale avec
la garantie d’un guidon assuré
pour la saison 2006 ?
R : Évidemment. Savoir exactement
quel serait mon programme pour 2006
signifiait que je pouvais désormais
me concentrer et de manière
exclusive sur la préparation
de la saison à venir. Depuis
les premiers tests à Sepang
à la fin novembre, tout ce
dont j’ai eu à me soucier
aura été ma préparation
pour la prochaine saison. Et cela
s’est avéré payant,
puisque j’étais fin prêt
en revenant à Sepang en janvier
pour les premiers essais de pré-saison
au guidon du nouveau Ninja ZX-RR.
Q : As-tu suivi un programme
d’entraînement particulier
pendant les mois d’hiver ?
R : Je me suis toujours entraîné
très dur, mais cette année
j’ai suivi un programme spécifique
préparé par le spécialiste
sportif de Kawasaki, le Docteur Tony
Head. Je suis parti en Angleterre
à la fin de la saison dernière
pour que Tony établisse mon
bilan physique complet, et à
partir de là il m’a préparé
un programme d’entraînement
détaillé à suivre
durant l’hiver. Il a également
mis au point un programme d’entraînement
que je vais suivre pendant la saison
de façon à être
en forme optimum au moment des courses.
L’année dernière,
je m’entraînais et faisais
beaucoup de sport entre les courses
et je ne comprenais pas pourquoi je
me sentais aussi fatigué dès
le milieu de la saison. Tony m’a
expliqué qu’il fallait
laisser le temps à l’organisme
de récupérer et qu’il
n’est pas possible de rouler
à 100% et de s’entraîner
à 100% entre les courses. Aussi,
pour être sûr que je sois
au Top pendant la saison, Tony a mis
au point un programme comprenant des
périodes de récupération.
Q : Il doit y avoir une sacrée
différence quand on passe d’une
250cc 2T légère au Ninja
ZX-RR 4T. Est-ce qu’il y a des
points communs entre les deux ?
R : Aucun, tout est différent.
La seule chose qu’elles ont
en commun, c’est d’avoir
deux roues et un moteur entre les
deux ! Ma première impression
du Ninja ZX-RR, c'est que je n’arrivais
pas à réaliser combien
la machine est fantastique, c’est
vraiment le Top du Top. Après
avoir piloté une machine de
MotoGP pour la première fois,
je ne voudrais plus jamais piloter
un autre type de moto. Le niveau de
puissance du Ninja ZX-RR est tout
simplement inimaginable, et c’est
une expérience fantastique
que de le piloter.
Q : Comme les autres machines
de MotoGP, le Ninja ZX-RR fait appel
à un système électronique
plutôt sophistiqué. À
quel point cette aide électronique
pour le contrôle de la motricité
ou du cabrage par exemple, peut faciliter
l’adaptation de ton style de
conduite et aider à la maîtrise
d’une MotoGP ?
R : C’est vrai, nous avons un
système électronique
vraiment complexe sur la moto, pas
uniquement pour le contrôle
de la motricité et du cabrage,
mais aussi pour contrôler la
façon dont le moteur délivre
ses chevaux. Pour être franc,
cette moto est tellement puissante
que, sans ce contrôle électronique,
je pense qu’il serait vraiment
difficile pour ne pas dire impossible
de la piloter.
Q : Mais l’électronique,
que ce soit pour les suspensions et
le châssis, doit être
adaptée en fonction des caractéristiques
de chaque circuit. N’est-il
pas difficile de trouver le bon réglage
lorsqu’il y a autant de paramètres
qui peuvent être modifiés
?
R : Les machines de MotoGP sont évidemment
plus difficiles à mettre au
point que les machines de 250cc, mais
c’est à cela que servent
les essais. Pendant les tests nous
recherchons une bonne base de réglage
que nous pourrons facilement modifier
pour s’adapter aux caractéristiques
de chaque circuit. La plupart du temps,
cela fonctionne bien, mais parfois
nous rencontrons un problème
particulier sur une piste donnée
et il nous faut alors le solutionner.
C’est là que l’expérience
de l'équipe entre en compte,
car il faut alors travailler en étroite
collaboration afin de trouver la bonne
solution dans le laps de temps très
limité qui est alloué
aux essais libres et aux qualifications.
Q
: Vois-tu un aspect de la machine
sur lequel tu penses que les efforts
devraient être concentrés
?
R : Actuellement je n’exploite
pas encore tout le potentiel de la
moto, car je suis davantage en train
d’adapter mon style de pilotage
afin de compenser l’excès
de puissance et les caractéristiques
uniques de ces machines de MotoGP.
À ce stade, je pense qu’il
est plus important de se concentrer
sur l’amélioration de
mon pilotage en vue de la saison à
venir plutôt que de commencer
à réfléchir à
l’évolution de certains
aspects spécifiques.
Q : Toi et ton coéquipier,
Shinya Nakano, vous venez tous les
deux des rangs du 250cc, mais est-ce
que vos styles de pilotage et vos
réglages sont similaires et
est-ce que vous partagez des informations
quant à la mise au point des
machines et au choix des pneus ?
R : Mon style de pilotage est un peu
différent de celui de Shinya,
c’est pourquoi nos réglages
ne sont pas vraiment les mêmes.
De même nos positions sur la
moto diffèrent, et cela influe
effectivement sur nos choix de réglages.
Mais le fait que nous soyons grosso
modo du même gabarit en termes
de taille et de poids fait que nos
réglages individuels ne sont
finalement pas trop éloignés.
Nous partageons nos informations dans
les stands, et avons tendance à
utiliser les mêmes types de
pneus.
Q : Tu penses que le fait
d’avoir un coéquipier
aussi expérimenté que
Shinya va t’aider à progresser
en tant que pilote de MotoGP cette
saison ?
R : Sûrement, avoir Shinya pour
coéquipier est un gros avantage
pour moi. C’est un ancien pilote
de 250cc qui est monté en MotoGP,
il sait donc parfaitement ce que cela
représente pour moi en ce moment.
C’est un excellent compagnon
de team; il est prêt à
discuter et à partager ses
sensations au sujet de la moto. Je
suis certain que je vais beaucoup
apprendre avec lui tout au long de
la saison.
Q : Quels sont tes objectifs
pour ta première saison en
MotoGP ?
R : Mon but est de me donner à
100% à chaque course, et d’apprendre
toujours plus chaque fois que je me
retrouverai en piste. J’ai un
bon repère à tenter
d'atteindre avec Shinya et j’espère
qu’au fur et à mesure
de la saison je serai en mesure de
me hisser à son niveau. Je
pense que nous avons un vrai potentiel
-la moto, le team et moi-même-
et je crois qu’il est possible
d’obtenir quelques beaux résultats
dès cette année. Mais
comme je l’ai déjà
dit, le plus important pour moi sera
d’apprendre à chaque
course et pour y parvenir je dois
terminer à chaque fois; une
blessure me priverait en effet d’un
temps d’apprentissage précieux.
Q : C’est ta première
saison avec les pneus Bridgestone.
Comment se sont passés les
essais avec les gens de Bridgestone
cet hiver ?
R : Très bien pour moi car
je n’ai encore jamais eu l’occasion
de travailler aussi étroitement
avec un technicien pneumatique. Ils
sont très compétents
et savent certainement de quoi ils
parlent en matière de performance
de pneumatiques. Les pneus sont un
élément décisif
en MotoGP et c’est une bonne
chose d’avoir derrière
nous une marque comme Bridgestone
habituée à travailler
au meilleur niveau. J’ai vraiment
eu un très bon feeling immédiat
avec les pneus Bridgestone cette année.
Q : Le fait d’être
le seul pilote français engagé
en MotoGP ne va-t-il pas mettre une
pression supplémentaire sur
tes épaules, en particulier
pour ton GP national au Mans ?
R : C’est vrai, les supporters
français vont attendre beaucoup
de moi cette année, spécialement
au Mans. La pression sera donc plus
forte, mais c’est une pression
positive, car cela permet de ressentir
le soutien de mes fans. J’ai
terminé quatre fois sur le
podium au Mans auparavant, mais je
dois garder les pieds sur terre pour
mon premier MotoGP à domicile.
Bien sûr, je souhaite y réaliser
une belle prestation mais je dois
aussi penser à mes objectifs
à l’année et ne
pas me cantonner à une seule
course.
Q : Quel est ton circuit préféré
au calendrier du MotoGP ?
R : C’est difficile d’en
nommer un seul; j’aime bien
les tracés très rapides
comme Jerez, Mugello, Catalunya et
Brno. Je pense avoir un faible spécial
pour Jerez, car c’est un circuit
technique mais la portion finale est
très rapide et vraiment excitante
pour le pilote.
Q : Qu’est-ce qu’il
y a de mieux dans le fait d’être
un pilote de MotoGP ?
R : Sans conteste, le fait de pouvoir
piloter les motos les plus rapides
au monde. Que demander de mieux ?
Profil:
Date de naissance :
14 février 1981 à Andrésy
(Yvelines)
Nationalité : Français
Situation de famille : Célibataire
Lieu de résidence : Andorre
Taille : 1,69 m
Poids : 62kg
Loisirs : Sport, sorties, nature
1er Grand Prix : 1998 (Wild Card)
Victoires en Grand Prix : 5 (Championnat
du Monde 250cc)
Podiums en Grand Prix : 22 (Championnat
du Monde 250cc)
Pole Positions en Grand Prix : 9 (Championnat
du Monde 250cc)
Palmarès sportif:
2005 : 8 ème
du Championnat du Monde 250cc (Aprilia
Aspar Team) - 1 victoire à
Donington Park
2004 : 3ème du Championnat
du Monde 250cc (Aprilia Usine) - 1
victoire à Catalunya / Vainqueur
de la Bologna Supermoto Race
2003 : 4ème du Championnat
du Monde 250cc (Aprilia Usine) - 3
victoires à Catalunya, Brno
et Valencia
2002 : 9ème du Championnat
du Monde 250cc (Aprilia) / 2 podiums
2001 : 13ème du Championnat
du Monde 250cc (Aprilia)
2000 : 17ème du Championnat
du Monde 125cc
1999 : 18ème du Championnat
du Monde 125cc
1998 : Champion de France 125cc Open,
Début en Championnat du Monde
1997 : Champion de France National
125cc
(Inspiré
de L'interview de Kawasaki Team)
Nioume