La
Y2K était une machine très
peu connue... jusqu'à qu'elle
apparaisse dans le film Torque.
Ceux qui l'ont vu ne garderont sûrement
pas un souvenir impérissable
du film ; mais tous ce sont interrogés
sur cette étrange moto qui
apparaîtà la fin du
long métrage. Un engin bien
plus intéressant et impressionnant
dans la réalité.
S'il n'y avait cet empattement démesuré,
on ne s'attarderait pas en la voyant
de l'autre coté de la rue.
Sa couleur gris argent lui assure
une certaine classe, la livrée
noire une vraie élégance,
mais le dessin de la machine n'a
rien d'une recherche très
poussée. Son principal trait
d'identité stylistique est
son étrange faciès.
En fait, on aurait presque l'impression
d'être en présence
d'un baleineau. Si on s'attarde
sur l'échappement et le bras
oscillant, on comprend très
vite que le moteur installé
là-bas dedans n'a rien de
conventionnel.
"Y des chevaux là-dedans
?" Oui, monsieur. Un peu plus
de 300 ; et la zone rouge commence
à 54 000 tr/mn. Tilt ! De
quoi rester sur le cul. Entre les
2 énormes poutres en alu
du cadre, le concepteur Christian
Travers a installé une turbine
d'hélicoptère.
Une usine à gaz qui vous
sort 59 mkg de couple, prend 4 fois
plus de tours qu'une Yamaha
R6, et vous catapulte au-delà
des 400 km/h dans un bruit absolument
sublime. L'hayabusa et la ZX-12R n'ont plus à se battre :
elles sont pulvérisées
par la Turbine Superbike.
Il serait impoli de conduire cet
engin sans auparavant s'attarder
sur son équipement de haute
volée. Suspensions Öhlins,
jantes en carbone, freins Ferodo,
rétrovision via une caméra
dans le feu arrière... on
a affaire à du sérieux.
| |
Galerie d'images |
|
|
|
|
| | |
|
| | |
|
Le potentiel de la turbine est tel
qui a fallu imaginer une nouvelle
géométrie pour le
bras oscillant. Le point de fixation
est placé très haut
et au même endroit que le
pignon de sortie de boite. Sans
cela, la Y2K passerait son temps
le nez en l'air avant de s'auto-détruire.
A bord, la position de conduite
n'a rien de surprenant - on se croirait
sur n'importe quelle sportive. Contact
! L'engin se réveille et
vous met tout de suite au parfum.
Quel boucan ! On serait sur un réacteur
d'avion que ça serait plus
calme. Réellement impressionnant...
On flippe encore plus ; que va t'il
se passer après ?
Lâche le frein et la boite
automatique s'occupe du reste. Avec
un minimum de témérité,
on peut se permettre de donner du
gaz. On tourne... et on attend.
Pas longtemps. La turbine prend
ses tours sans brusquerie puis pousse
la Y2K avec une force tout simplement
incroyable. Un élastique
géant qui se détend
de plus en plus fort sans connaître
de limite. Dingue ! Un coup de poignet
droit plus énergique et la
moto surprend plus que de raison.
Elle bondit tel un félin
sans la moindre brusquerie, et contrairement
à ce qu'on pouvait penser,
demeure rivée à la
route, le tout dans un confort saisissant
et sans la moindre vibrations.
De par sa conception et sa motorisation,
la Y2K est un mélange de
force et d'irréalité.
Une authentique machine à
adrénaline qui vous fait
péter toutes les durites
du cerveau. De quoi vivre une expérience
très proche du fantastique.
M.B
(inspiré par Moto-journal - photos
internet) |