
Interview par Frantz DELAGRANGE
Photos : PHOTOPRESS
Anticiper, prévoir et organiser pourrait être la devise de David BARROT, le boss du team. Une saison, si vous et nous la voulons victorieuse, se prépare bien en amont de la date butoir du 01 janvier 2007. Cet adage, vous vous en doutez est le nôtre. C’est pourquoi, depuis des semaines, nous travaillons à construire le Team Power Bike 2007 et pour commencer à engager les pilotes qui nous conduirons à la victoire.
Aujourd’hui, c’est Cyril HUVIER qui s’est prêté de bonne grâce à ce difficile exercice. Je l’en remercie également. Vous aussi également, du moins je le suppose.
Mais, avec Cyril, avant de se prêter au jeu des questions et des réponses, nous avons eu envie de demander à Géraldine, sa femme, d’écrire quelques mots pour décrire son champion de mari. C’est, nous croyons, une belle et sincère déclaration d’amour. A vous aussi de juger ?
Lettre de Géraldine à Cyril :
Je vous mentirai si je vous disais que l’engagement de Cyril dans la moto ne tient pas une place prépondérante dans notre vie. Bien plus qu’un métier, c’est une passion qui vient rythmer notre quotidien. Le planning est très chargé durant la saison et il est difficile pour moi de concilier mon travail, la gestion de l’association, l’intendance et ma présence sur les courses. Il y a beaucoup de contraintes mais tant d’émotions à partager.
Chaque début de saison, mes sentiments sont partagés entre l’angoisse d’une mauvaise chute et l’envie pressante de la première course. Mais à dire vrai, chaque année, c’est l’adrénaline et les émotions indescriptibles du déroulement de chaque épreuve qui l’emporte haut la main. Entre le moment où le feu passe au vert et le passage du drapeau à damier, il se passe tellement de choses dans notre tête et dans notre cœur.
Je pense que l’amour qu’une femme peut porter à un homme prend tout son sens lorsqu’elle met tout en œuvre pour le rendre heureux et l’aide à réaliser ses rêves. C’est la raison pour laquelle, en dépit des risques existants, j’essaie d’être présente au maximum pour le soutenir et l’encourager dans sa quête du titre.
A ce jour, je pense ne pas avoir vu Cyril plus heureux que lors de sa première victoire et je n’oublierai jamais le sourire qui a empli son visage. Mon bonheur c’est ça. Voir mon mari resplendissant et épanoui dans sa passion.
Sans oublier que vivre avec un passionné est très enrichissant. Voir son conjoint se battre pour des centièmes de secondes, le voir également essayer de repousser toujours ses propres limites pour atteindre l’excellence, « cela vous donne des ailes et surtout beaucoup d’ambition pour ne jamais le décevoir. »
Vivre avec un passionné, c’est croquer la vie à pleines dents et respirer chaque jour une bouffée d’oxygène dans notre quotidien si difficile. Vu de l’extérieur, cette union du sportif de haut niveau avec cette blondinette intellectuelle peut paraître un pari complètement fou. Mais, avec maintenant plusieurs années de recul, c’est un équilibre et une complémentarité sans faille.
Quoiqu’il en soit, j’espère vraiment de tout cœur que Cyril aura la chance de pouvoir continuer à courir encore de nombreuses années et à réaliser son rêve pour lequel il se bat depuis tant d’années.
Géraldine HUVIER
INTERVIEW DE CYRIL HUVIER, UN PILOTE TALENTUEUX ET UN HOMME HEUREUX

- Cyril, peux-tu te présenter ?
J’ai 32 ans et j’habite dans le Loir et Cher avec une adorable petite femme qui s’appelle Géraldine. Je suis arrivé plutôt tard dans la moto. Avant je faisais des courses de voiture et je suis donc passé des quatre roues aux deux roues à l’âge de 26 ans. Sans regret car la moto c’est quelque chose de fabuleux. Mon cursus de pilote n’est pas des plus ordinaires car j’ai commencé de suite par courir sur des 1000 cm3 sans passer par des cylindrées inférieures, 125cm3, 250 cm3… Mon apprentissage a été de fait plus compliqué mais aujourd’hui je commence à faire de bons résultats et surtout je me fais énormément plaisir sur la moto. A côté de cela, mon métier est d’être moniteur de pilotage, breveté d’état. J’encadre des stages de pilotage destinés aux motards qui veulent se perfectionner ou s’initier à la conduite sur pistes. Je m’occupe également du haut niveau puisque je travaille à former les talents de demain, c’est à dire les futurs pilotes de grand prix comme Mike DI MEGLIO et Alexis MAGOT qui sont passés entre nos mains.
- Quel bilan fais-tu de la saison 2006 ?
C’est ma plus belle saison puisque j’ai couru en championnat de France Promosport 1000 et cela c’est plutôt bien passé puisque sur huit courses, j’en gagne 5 consécutives. J’ai dominé le championnat toute l’année avec, néanmoins un petit regret, celui ne pas avoir eu le titre. Je me suis fait sortir dans l’avant dernière course et j’ai perdu ainsi 25 points et toute chance de prétendre à la première place. Mais cette saison reste pour moi exceptionnelle avec beaucoup de victoires et de podiums. J’ai eu la chance d’être bien entouré et encouragé notamment par mon concessionnaire qui est venu sur chacune des courses. Ma femme a été également présente et c’est un plus quand elle est là.
Je nourris aussi un petit regret en endurance puisque nous avons dû malheureusement abandonné lors des 24 heures du Mans. Nous étions avant notre abandon dans les cinq premiers et nous aurions pu faire un bon résultat. C’est un peu frustrant d’autant plus que je n’ai pas pu prendre le départ du Bol d’Or en raison d’une blessure au dos.
- Dans quel état d’esprit abordes-tu cette nouvelle saison et quels résultats souhaiterais – tu avoir ?
Sans pression particulière et avec un seul mot d’ordre : me faire plaisir sur la moto. J’ai compris depuis plusieurs années que c’était le remède miracle pour aller vite. Quant aux résultats que j’aimerais avoir et d’être passé aussi prés du titre, c’est bien sur de gagner à nouveau des courses. Cette année, je roule en championnat de France Superbike sur une 1000 cm3. Cela sera plus compliqué à gérer notamment du côté financier et j’espère cet hiver réussir à avoir tout ce dont j’ai besoin pour faire une bonne saison, des bons pneumatiques, une bonne moto. Puis, je vais donner le maximum pour rentrer dans les trois premiers.
- Pourquoi avoir choisi de piloter au sein du Team Power Bike ?
Pourquoi le Team power Bike ? Il correspond tout simplement à mon état d’esprit. Faire les choses sérieusement sans pour autant se prendre au sérieux. Cela me convient tout à fait. Le Team a également une excellente moto et une équipe extraordinaire dans laquelle je me sens très très bien. Une équipe sympa qui sait te mettre à l’aise ce qui reste pour moi aujourd’hui une de mes priorités. Si demain, j’avais la possibilité d’aller dans une autre équipe conduire avec pression une moto plus compétitive que celle de mon team, je ne sais pas si je le ferais. Le Team Power Bike est une grand famille et on a envie de mettre du gaz dans ces conditions-là.
- Quelles seraient les épreuves auxquelles tu aimerais participer en 2007 ?
Autres que celles du championnat de France Superbike de vitesse, c’est le maximum de courses en Europe. David m’a confirmé notre participation aux 24 heures du Mans et au Bol d’or mais si il nous propose d’aller rouler sur d’autres épreuves notamment en Espagne ou ailleurs, cela me ferait super plaisir. Rouler chez soi devant des gens que l’on connaît, c’est bien mais découvrir de nouveaux circuits dans d’autres pays, c’est aussi magique.
- Comment te prépares-tu pour concourir une épreuve d’endurance ?
Une épreuve d’endurance se prépare beaucoup plus qu’une épreuve de vitesse. L’effort est beaucoup plus long et au moins aussi intense. Pendant l’hiver, j’effectue une grosse préparation foncière que j’ai d’ailleurs déjà commencée. Je consens beaucoup d’efforts en salles, du cardio et je fais du VTT. J’essaie de faire également de la natation. Lorsque l’entraînement foncier porte ses fruits, je travaille en ludique, de m’organiser des séances de cross, de supers mottes ou d’escalades. J’essaie de varier pour surtout ne pas se lasser et de se faire plaisir avant tout. En ce qui concerne la préparation mentale, je n’ai malheureusement pas de préparateur psychologique. J’aurais aimé faire de la sophrologie mais ma famille tient une place importante dans cette préparation. On discute beaucoup et sans remplacer pour autant un préparateur, c’est néanmoins un plus. Je fais également abstraction de tout ce qui est négatif et qui pourrait m’empêcher d’être à 100%.
- Es-tu superstitieux et si oui quelles sont tes « amulettes » ou tes rituels avant course ?
Superstitieux non, je ne suis absolument pas. Quant aux rituels d’avant course, je pense que tous les pilotes en ont. Moi le premier. J’ai souvent tendance à m’isoler et à me rapprocher de ma moto e de lui parler un petit peu. Cela peut paraître enfantin mais j’ai besoin avant chaque course de lui parler. Nous partageons tous les deux des choses assez fortes. C’est un rituel important. Je tiens également pour important de porter en course le numéro 111. Pour les courses de vitesse du moins puisque en endurance, ce n’est pas le cas ( dossard n°68 ). Puis surtout, mais il ne faut pas y voir un rituel, j’ai besoin d’avoir ma femme à mes côtés pendant les courses.
- Comment gères-tu une course de 24 heures ?
Une course de 24 heures, c’est beaucoup de choses. J’aime reconnaître les circuits même si pour la plupart je les connais par cœur. Dés notre arrivée, il est important de parcourir à pied le tracé pour se remémorer tous les points de repères. Ce qu’il faut savoir, c’est qu’en vitesse nous pilotons énormément avec ces points de repères, points de freinage, points de déclenchement, points de ré-accélérations… Peu importe la longueur, l’essentiel comme un métronome, c’est de savoir à quel endroit je devrais faire les choses. Après, les jours précédents la course sont plutôt agréables puisque nous travaillons tous ensemble au réglage de la moto. Je me donne toujours au maximum, du moins je l’essaie, pour transmettre les informations et d’avoir ainsi une moto le plus équilibrée possible et la plus efficace. La moins fatigante aussi. Le team est une équipe très soudée et c’est pour cela que nous arrivons à un tel résultat.
Pendant la course, je ne gère absolument pas. Je me donne à fond lors de chaque relais. Par contre, entre les relais, j’effectue un petit check-up avec les managers puis un petit passage entre les mains du kiné et ensuite aller me restaurer. Je m’efforce de manger entre chaque relais, des pâtes ou une soupe. J’essaie aussi de me réhydrater. Par contre, je ne dors pas pendant une course d’endurance. C’est mon tempérament. J’ai un sommeil très lourd et ma difficulté n’est pas de m’endormir mais de me réveiller. Ce qui, dans ce type de course, m’handicape lors des premiers tours. Je suis un petit peu à l’ouest si vous voyez ce que je veux dire. Je préfère simplement m’allonger pour détendre les muscles.
-Quels sont les rapports entre pilotes ( extra team ) au cours de la saison et au cours d’une course d’endurance comme les 24 heures du Mans ou le Bol d’Or ?
J’ai la chance, en dehors des courses, d’avoir pas mal de contacts avec les pilotes et en l’occurrence avec mes coéquipiers. Je suis très content de courir cette année avec Fabrice ( ndlr : AUGER ), c’est un pilote avec lequel je m’entends très bien. Nous avons roulé ensemble en championnat de France et nous nous sommes soutenus mutuellement. En endurance, cela se passera aussi bien, j’en suis persuadé. L’important, dans une course d’endurance, c’est qu’il n’y ait pas de rivalité entre les coéquipiers. Dans les teams où il y a quatre pilotes pour trois places, cette rivalité peut malheureusement exister et une ambiance malsaine peut s’instaurer par conséquence. Un pilote peut avoir tendance de régler la moto pour lui et non plus pour les autres pilotes. Il existe toujours une différence de taille et de poids entre pilotes et il est de fait important de régler au mieux et pour les trois pilotes la moto. Dans notre team, il n’y a pas de rivalité dans les course et en dehors et c’est pour cela que je m’y sens bien.
- Comment vis-tu ces relations et quelle place souhaiterais-tu prendre ?
Je ne suis pas quelqu’un de très compliqué et ces relations, je les vis très bien. Je n’ambitionne pas de place particulière si ce n’est celle de pilote. Il est important pour nous pilotes que l’on s’occupe de nous. A partir du moment où nos petits problèmes et notre bien-être sont pris en compte, tout ce passe bien. Avoir une bonne osmose entre les membres du Team et c’est le cas au sein du Team Power Bike, c’est parfait.
- Quelle image a le Team Power Bike au sein de ces courses ?
Cette image est bonne à en croire le plaisir et le nombre de gens qui rendent visite pendant la compétition. Par contre, il ne faut pas croire que nous sommes là que pour nous amuser. Bien au contraire. Nous sommes là pour travailler et faire des résultats et pour démontrer que l’on peut être devant. Rassurez-vous, c’est ce que l’on va faire cette année.
- Quel regard portes-tu sur le milieu de la moto et quelles seraient les améliorations que tu souhaiterais y apporter ?
C’est un milieu très fermé et c’est un petit peu dommage. C’est malheureux aujourd’hui qu’en France, on ne soit pas plus intéressé par les sports mécaniques. Le sport moto, c’est quelque chose de super. Néanmoins, il faudrait y apporter des améliorations. Je suis, depuis l’année dernière, représentant des pilotes et de ce fait, j’y travaille toute l’année. Lors du dernier congrès, j’ai proposé un certain nombres de pistes pour faire évoluer la moto. C’est une question sur laquelle je pourrais m’étendre longtemps et je n’arrête pas de le faire tout au long de l’année. Néanmoins, beaucoup de choses ont évolué mais il en reste encore beaucoup de travail à fournir. Cela, à mon goût ne va pas assez vite mais la dynamique est enclenchée.
- As–tu vécu des expériences délicates au sein d’un team lors des précédentes saisons et quels sont les leçons et les enseignements que tu as pu en retirer ?
Oui, des expériences délicates, j’en ai vécues surtout lorsque que l’assistance est loin d’être au top. Il m’est arrivé dans un team de monter sur la moto avec beaucoup d’appréhension en me demandant si je n’allais pas perdre les plaquettes de freins. Et pourtant, pour moi, ce n’est pas facile de le dire. Au sein du Team Power Bike, ce n’est pas le cas. Bien au contraire. Sinon, mes expériences délicates sont aussi celles d’avoir vécu une concurrence entre pilotes et de travailler de fait les uns contre les autres et non plus ensemble.
- Quelles sont tes qualités principales de pilote professionnel et quels sont les points que tu souhaiterais améliorer ?
Mes qualités principales sont celles d’être un perfectionniste. Je suis un éternel insatisfait. Cela a de fait des côtés négatifs. Mais je cherche aussi à toujours faire mieux. C’est pour cela que j’ai conscience de devoir m’améliorer et d’apprécier les bons moments que je peux vivre dans mon sport. Et non pas toujours penser d’analyser et de corriger ce que j’ai fait. En terme de pilotage, je suis un pilote qui ressent beaucoup de choses sur la moto, de la régler au mieux. Je suis également un pilote qui accélère très tôt et je gère bien le train arrière de ma moto. Par contre, j’ai moins de feeling sur le train avant. En endurance, c’est un peu plus compliqué surtout si mes coéquipiers gèrent mieux l’avant et moi l’arrière.
- Quels sont tes objectifs pour la suite de ta carrière ?
Toujours progresser et toujours m’améliorer. Le jour où je ne progresserais plus, je m’arrêterais. Puis de gagner le maximum de courses, de rouler et de rester pilote professionnel le plus longtemps possible. A court terme, je souhaiterais devenir champion de France Superbike et en endurance faire un podium au général avec le Team Power bike, ce serait merveilleux.
- Quel est aujourd’hui ton meilleur souvenir en tant que pilote ?
Sans aucune hésitation, la première course que j’ai gagné pour mon père. Cela a été un moment très fort puisque je venais de le perdre juste avant. Je l’ai fait pour lui. Sinon, toutes les victoires sont des souvenirs exceptionnels mais celle–là était plus forte encore.

- Et ton principal regret ?
Cette année, de perdre le titre suite aux excellents résultats que j’ai pu faire.
- Admets-tu que la moto est un sport dangereux autant sur la piste que sur la route et comment te protèges –tu ?
Oui, la moto est un sport dangereux beaucoup plus d’ailleurs sur la route que sur la piste. C’est pour cela que je ne roue pas sur la route ou alors très peu. Pour accompagner seulement ma femme qui est une passionnée de moto. Sur une Harley que je n’utilise que peu souvent. Il est évident que la moto est un sport dangereux mais le jour où je me poserais la question, que j’analyserais le fait que je peux effectivement prendre des risques, que je peux me faire très mal en tombant, ce jour-là j’arrêterais. Pour être un pilote rapide, il faut nécessairement réfléchir et analyser les choses et non pas le contraire laisser son cerveau au stand. L’expérience, elle aussi, évite de partir bêtement. Mais la moto reste un sport dangereux et il faut absolument le garder à l’esprit.
- Comment tes proches gèrent-ils ton engagement dans la moto ?
Ma mère ne le vit pas très bien. Si elle ne le fait pas voir, elle a très peur. Elle est venu quelquefois me voir sur les courses dont une fois où j’ai chuté un peu violemment. Elle reste toujours un peu inquiète et n’arrêtes pas de me dire : « ne prends pas de risques. Tu sais, ce n’est pas aussi important que cela… » Sinon, elle me laisse faire ce que je veux. En ce qui concerne ma femme, c’est une passionnée de moto. L’idéal serait de lui poser la question.
- Pourquoi as-tu souhaité devenir pilote professionnel de moto ?
J’ai toujours été amateur de sensations fortes et de sports extrêmes. Pourtant, mon désir au départ était de devenir non pas pilote moto mais pilote auto. Par contre, mon père a fait pendant plus de 20 ans des courses de moto puis s’est occupé d’un team, de moto également. J’ai donc fréquenté les paddocks durant toute mon enfance. Même si j’y suis arrivé un peu tard, la moto a toujours été une passion et la concrétiser en devenant pilote professionnel a été quelque chose de fabuleux. J’ai toujours été en admiration devant les pilotes de grands prix et je me disais devant ma télé : « si un jour, je pouvais faire ça, cela serait génial ! »
- Quelles sont les difficultés de ce métier ?
Les mêmes que dans tout sport de haut niveau. Je nourris beaucoup de frustration quand je n’arrive pas au résultat escompté. C’est également le fait que la moto est un sport dangereux. Si vous voulez le faire dans de bonnes conditions, ce sport demande à accepter de réaliser de nombreuses concessions. Il faut prendre le temps de s’entraîner, il faut se donner au maximum. Si tu veux réussir, il faut savoir qu’il y a beaucoup de prétendants et peu d’élus.
- Quels sont aussi ses plaisirs et ses joies ?
Ce sont, d’abord toutes les sensations que l’on peut avoir sur une moto et d’arriver progressivement de faire ce que l’on veut avec une moto et de la moto. Puis arriver à gagne des courses, arriver à se surpasser. C’est difficilement explicable, cela vaut tout l’or du monde.
- Quels conseils pourrais – tu donner à celles ou ceux qui souhaiteraient devenir à leur tour pilote professionnel ?
D’y croire et de penser que tout est possible. De savoir qu’i y a des concessions à faire et qu’il faut travailler. Beaucoup travailler. Avec envie et motivation. Si on veut, on peut faire.
- Quels sont également les conseils que tu pourrais donner à celles et ceux qui pratiquent la moto au quotidien et sur la route ?
Mon discours va se rapprocher un peu de mon métier. C’est de bien se rendre compte que la route, c’est dangereux. On a souvent tendance quand on est sur une moto de se sentir intouchable. Il faut rester prudent parce que la route est plein de pièges. Par contre, de plus en plus, des circuits s’ouvrent aux motards de tous les jours et que venir suivre un stage de pilotage, c’est un plus énorme au niveau de la sécurité. Sans forcément avoir pour objectif de rouler plus vite, cela permet de rouler avec une marge de sécurité renforcée. Avoir le permis ne permet pas forcément de savoir piloter correctement une moto. Venez sur un circuit et puis peut-être attraperez-vous le virus ?
Pour finir, si tu avais quelques mots à dire à tes supporters, quels seraient – ils ?
Tout d’abord, un grand merci à tous ceux qui me suivent et me soutiennent depuis que j’ai commencé à faire de la moto. Merci de croire en moi. Curieusement, la plupart de mes supporters qui me suivent ont peut-être cru plus à mon succès que moi-même. Je les remercie d’être là dans les bons moments comme dans les moins bons. C’est très important pour le moral d’un pilote de sentir qu’il y a du monde derrière qui vous soutienne et vous pousse. Sans eux, les résultats ne seraient pas les mêmes.
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