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Quand le glaive fait place à l'audace

Suzuki SV 650

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Suzuki

Essai de la Suzuki SV 650

Par
Suzuki SV 650

          Fin février, Oli le Belge publie les différentes machines pour les essais de la saison 2016. Il prend contact avec moi et me demande si je suis dispo pour aller chercher la première moto, c'est-à-dire la Suzuki SV 650. Je lui réponds sans délai : "Et comment... !!!"

          Le 30 mars, je quitte le boulot plus tôt, enfourche ma Yamaha MT-09 et pars en direction de Kontich où m'attend la Japonaise. C'est une journée à marquer d'une pierre blanche car c'est la première fois que je pose mon séant sur une Suzuki.

          En la voyant, j'ai comme une impression de déjà-vu... mais ne parviens, à ce moment-là, pas à me rappeler du modèle. Une fois à la maison, une petite recherche sur Internet me permettra de dire que la ressemblance est celle de la Suzuki Gladius.
Je laisse ma 850 à Kontich et me voilà partie avec la 650 cc.
 
          Voici donc mon avis :

          Design

          Dès le premier regard, je constate que la moto est simple et sans fioriture, le phare rond à l'avant donne la petite touche classique et est surmonté d'une casquette en plastique. Le compteur LCD est à écran unique, simple et clair à l'utilisation. Il comprend : un tachymètre, un odomètre, deux trips partiels, un compteur de vitesse, un indicateur de rapport engagé, d'autonomie, de consommation moyenne de carburant, de consommation de carburant instantanée, une jauge d'essence et une horloge. Le réservoir en métal est plutôt filiforme. La selle est allongée et taillée en pointe. A l'arrière, on trouve deux phares en forme d'yeux de chats. Le cadre rappelle celui de la Gladius mais nettement plus light au niveau look. Cependant, deux choses me frappent à la vue de ce V-twin, tout d'abord le radiateur qui est très proéminent et qui dépasse de part et d'autre du châssis, avec une grossière platine de fixation à gauche et son bouchon de remplissage à droite surmontant le ventilateur. Un joli cache aurait pu embellir tout ça. Ensuite le pot d'échappement qui est, selon moi, trop volumineux par rapport à la finesse des collecteurs.

          La position de conduite

          La selle est très basse ce qui rend la SV accessible au plus grand nombre. Un pilote de taille moyenne mettra aisément les deux pieds par terre. Le réservoir et la selle sont très "sveltes", ce qui rend l'assise confortable. La position est naturelle, peu en appui sur les poignets, les bras sont peu écartés car le guidon n'est pas très large.  Les jambes ne sont pas trop repliées mais après une heure d'autoroute, les chevilles et les avant-bras s'engourdissent quelque peu. Une mention tout à fait particulière pour les repose-pieds crantés qui scotchent littéralement les semelles des bottes, même par temps pluvieux et qui donnent de ce fait un très bon appui.

          Les commandes au guidon

          Les commandes sont bien placées et faciles d'usage. Le "Easy Start" permet de démarrer la moto avec une seule pression sur le bouton Start.

          La conduite

          A chaque essai d'une nouvelle moto, j'ai toujours une appréhension quant au démarrage, peur de caler parce que je n'ouvre pas assez les gaz. Avec la SV, plus aucune crainte à avoir car elle est dotée d'un dispositif astucieux et terriblement pratique : le Low RPM Assist. Quésaco ??!! C'est très simple, il suffit de se mettre en 1ère et de lâcher l'embrayage sans ouvrir les gaz pour que la moto démarre tout en douceur et facilite par la même occasion le passage de vitesse. La SV pèse 197 kg et cela se sent à l'arrêt comme en route.

          La sonorité du moteur est agréable, il ronronne et sifflote légèrement. La rotation de la poignée de gaz est douce et forte à la fois dans la première moitié de l'accélérateur, mais dès qu'on passe le point "dur", la dame devient nerveuse et énergique et révèle le véritable caractère moteur.

          La conduite procure vraiment du fun mais la légèreté de la moto procure parfois quelques sueurs froides quand une bonne brise de 3 Beaufort souffle sur l'autoroute et que la vitesse est élevée.

          Côté freinage : sur la N5, ayant dû freiner de toute urgence pour laisser passer une ambulance en code 3, j'ai pu constater que le frein levier est nettement plus performant que celui du pied. Lors d'un freinage normal, celui-ci est progressif et dosé. Les suspensions sont relativement fermes et manquent de souplesse au niveau détente, surtout à l'arrière.

          Les petits défauts

          Sous la selle, une multitude de fils et de câbles ne permettent pas de ranger ne fut-ce qu'un pantalon de pluie ou un casse-croûte, sans compter que leur exposition multiplie les risques d'arrachement par accident.

          Comme pour la plupart des bécanes, le passager est assis sur un strapontin assez ferme et il ne dispose pas de poignées de maintien.

          Conclusion

          La Suzuki SV 650 est un petit roadster qui allie vivacité, confort, légèreté, dynamisme, sportivité, fun, esthétique, sécurité et innovation technologique.
J'ai vraiment pris du plaisir à la conduire et je pense que c'est une moto qui peut très bien convenir aux débutants également.

SCALLE

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