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Test longue durée du casque Shoei Neotec II.

Test longue durée du casque Shoei Neotec II.

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Le Shoei neotec II place la barre très haut dans le secteur des modulables. Testé au quotidien et sur longs parcours, il a fait forte impression.

          Après le succès du Neotec, Shoei s'est entrepris d'améliorer son modulable en optimisant tout ce qui était possible. Le résultat est ce Neotec II, qui s'inscrit donc dans la continuité avec un niveau de satisfaction revu à la hausse.
Mais cette continuité ne signifie pas que le constructeur a seulement peaufiné des points de détails. Le casque a été revu sous quasiment toutes les coutures. Le but recherché étant une diminution drastique des bruits, plus de confort et, nous le verrons plus tard, une parfaite intégration d'un intercom SENA (en option). Voyons donc au quotidien et en voyage les dispositions du Shoei Neotec II.

          Loué pour la qualité de ses produits, le fabricant japonais se positionne dans le haut de gamme et cela se ressent dès l'ouverture du carton. La housse de protection fait tout de suite une belle impression. Cela semble anodin et pourtant, c'est le genre d'attention qui fait la différence. Ensuite, on saisit le casque avec ce petit zeste d'émotion inhérent à la saisie d'un bel objet. A la différence d'un spécimen acheté dans un centre auto ou dans l'hypermarché du coin, celui-ci s'apprécie aussi bien en se l'appropriant qu'en le portant. L'enfiler la première fois est très important. Cette petite odeur très particulière d'un Shoei neuf, mélange de menthe boisée et de coton sauvage ; la douceur des mousses tel une peau très fine qui caresse les joues ; ce maintien ferme, sécuritaire et pourtant accueillant qui vous saisit le crâne – c'est aussi à cela que l'on reconnait la qualité de cet équipement.
Seul bémol, dû à sa conception de modulable, le Neotec ne vous attrape pas complètement le visage sur le devant, comme le fait un intégral. On ne peut pas tout avoir.
Par rapport au premier Neotec, le volume II apparait plus compact. Il fait aussi plus sportif, plus cossu. L'ajustement de la jugulaire se fait toujours par une boucle micrométrique en métal, très pratique.
Une autre constante demeure, la finition impeccable et sans reproche. Plus qu'une hâte : l'essayer en toutes circonstances.

          Utilisé pour chaque sortie, le heaume peut se targuer d'offrir à chaque fois cette sensation de chausson que l'on retrouve chez tous les Shoei. De quoi vous offrir avant chaque escapade la sérénité d'un confort de premier plan, que ce soit pour 10 km ou la moitié du pays. A la prise en main, avant de le coiffer, ses 1620 grammes se font quelque peu sentir dans la main, plus qu'un intégral ; mais l'excellente conception et la judicieuse répartition des masses masquent totalement ce poids pendant le roulage. Ce qui bluffe le plus, c'est le niveau sonore et la perception auditive. Un véritable délice que ce filtrage des sons. Une fois la visière fermée, les décibels s'écroulent instantanément. Les bruits qui restent semblent ouatés par les matières internes du casque. Un peu la même sensation que lorsque vous fermez les vitres d'une voiture sur l'autoroute. Sur ce point, le Neotec II marque une progression sensible depuis son prédécesseur. Cependant, des sifflements prennent leur revanche lorsqu'on tourne la tête à 90°.
La marque a fait un bon boulot pour aboutir à ce résultat. Outre la conception aérodynamique, la base du casque est fortement habillée ; entre les imposantes pattes sous la jugulaire, la bavette avant et les larges dessous de joues, l'air et les ondes sonores ont bien du mal à trouver un passage.
Du coup, qu'en est-il de la ventilation ? Le Neotec II dispose de deux entrées et d'une sortie où officient deux orifices tubulaires.  L'évacuation est dépourvue de fermeture, de façon à expulser en permanence l'air vicié. On la trouve dissimulé dans une trappe imbriqué sous un double spoiler ; un des appendices jouant un rôle de stabilisateur.
L'ouïe d'aération supérieure  promène subtilement le flux sur le cuir chevelu. Celle perçant la mentonnière se révèle beaucoup plus présente. Facile à manipuler avec des positions que l'on sent bien qu'elle que soit l'épaisseur du gant, le loquet une fois ouvert distribue une véritable colonne d'air. Efficace oui, mais surprenant et pouvant nécessiter une certaine acclimatation.

          On voit large ! Le Neotec II adopte une nouvelle visière CNS-3. Sa bordure haute est recourbée pour maximiser l'étanchéité tandis que les cotés semblent sculptés dans une vague afin d'épouser les bords de la calotte. Le champ de vision est très ample, sans aucune déformation, avec une impression de 16/9ème. Durant le printemps amplement joueur, il n'était pas rare d'être surpris par des averses plus ou moins importantes. Ce qui nous a permis de constater l'efficience de cet écran. Aucune goutte n'a réussi à franchir les bords de l'écran. Les départs au petit matin pour partir au job ont permis de tester le Pinclock fourni en série, mettant à bas tous les efforts de l'humidité et des différences thermiques. Ni buée, ni gène, idéal pour apprécier le brouillard entre deux montagnes.
Coté démontage ? Le mécanisme et les platines de fixation sont très bien conçus afin de plaquer et positionner au mieux la visière. Par contre, la légendaire facilité d'extraction des écrans Shoei s'avère ici un tantinet plus technique. Il faut davantage s'appliquer qu'à l'accoutumée, puis on attrape un bout de mode d'emploi et la commodité revient.

          Les jours, les kilomètres ont filé. On va maintenant s'attaquer à un peu plus coriace. L'été commence pour nous avec une tranche de MotoGP. Direction l'Espagne, la victoire de Quartararo, une route pleine de soleil et de grandes heures sur la selle. Où plutôt dans le panier, car nous avons pris le side-car Mash pour le week-end (ce sera l'objet d'une autre histoire). Le temps d'un aller, le soupçon des routes, le battement de cil d'une journée et nous voila sur place. Coté casque, c'est ce dimanche qu'il en nous en dira le plus. Car pour l'instant, il n'a su que se faire oublier le long de la route.
En sortant du circuit de Barcelone, on apprécie avec ou sans modération les allégresses d'une fin de GP. Où chaque croisement ponctue un lot de ralentissement, d'arrêt et de chaleur sous le casque. Dès lors, on soulève la mentonnière pour profiter instantanément d'un appel d'air rafraichissant. Jouissif.
Du coup, et en attendant de sortir de ce jeu de tortue, l'envie de rester en position ‘relevé' finit par prendre le dessus.  Ca tombe bien, le Neotec II reçoit la double homologation P/J, Jet et Integral. La mentonnière s'ouvre à 90° et se verrouille une fois à l'équerre. Cette position est parfaite pour flâner, sentir le temps, dégager la verticalité visuelle, et casser la croûte quand on est assis dans le panier du side. Jusqu'à une certaine vitesse... En disposition haute, la mentonnière ne perturbe pas l'équilibre du casque mais devient une prise au vent. Insensible jusqu'à 50 km/h, présente vers 70-80 km/h, au-delà elle suit les lois de l'aérodynamique, poussant légèrement la tête en arrière. Evidemment, plus vous roulez vite, plus ça appuie. Mais on aura instinctivement remis le Shoei en mode intégral bien avant d'affoler le tachymètre.
Pour manipuler l'ouverture du casque, il faut déverrouiller la face mobile via un bouton rouge sur le devant et en bas. Au début, on a tendance à le confondre avec la ventilation ; et vice versa. Mais on prend vite le coup. L'opération est aisée, même avec de gros gants. La montée comme la descente se font d'une main. Le verrouillage en position fermée est sanctionné par un petit clic, pas assez sonore à mon goût.

          L'une des grosses innovations pour le confort dans le monde du casque, c'est l'ajout de l'écran solaire interne. Shoei a mis du temps à y venir mais l'a désormais adopté pour la majorité de ces casques. Sur le Neotec II, il se manipule via un commutateur sur le coté gauche. Sans cran ni position imposée, on peut placer la visière fumée QSV-1 à la hauteur que l'on veut puis elle reste à cette place jusqu'au prochain mouvement. Outre la diminution de l'éblouissement, elle filtre la quasi-totalité des UV. L'écran principal CNS-3 possède les mêmes qualités de filtrage.

          Le retour depuis Barcelone... Après pas mal d'heures à lutter contre le vent, 700 km de routes diverses et une bonne partie de la journée derrière le guidon. Epaules raides mais nuque et esgourdes préservées. C'est après un gros roulage que l'on prend la pleine mesure de l'homogénéité et de l'efficacité du Neotec II : jamais on ne le subit.
C'est le même soir, où je suis reparti en vadrouille avec ma Triumph pour un instant de détente, que j'ai perçu un sifflement. La protection différente a mis en évidence une perturbation sonore... qui provenait de la base de la visière qui n'était pas totalement fermée. En effet, une fois abaissé, l'écran bute sur un demi-niveau minuscule qui permet de faire passer un peu d'air sur le coté gauche. Une pression un poil plus insistante permet de verrouiller totalement l'écran. Plus de chuintement, juste le bruissement sourd et détourné de l'air qui file.
Après de belles sorties et un généreux kilométrage, on apprécie tout particulièrement l'intérieur démontable, bien plus pratique pour le nettoyage.

          Bilan : un modulable de grande qualité, à la limite de l'irréprochable.

          Avec ce Shoei Neotec II, on s'offre un compagnon de choix pour la route. S'offrir, oui, car le casque japonais affiche un prix certain, mais en réelle adéquation avec ses prestations et son niveau de qualité. Le confort intérieur, la finition et l'ensemble technique sont vraiment haut de gamme. L'exigence a, comme souvent chez Shoei, trouvé une belle réponse auprès de la marque et l'on ne peut être déçu. Pourvu du kit Sena à l'intégration parfaite, on tient là une référence du secteur.
Le Neotec II existe en 7 dimensions, du XS au XXL, et 3 tailles de calottes. En fonction des enseignes, les tarifs démarrent à environ 600 euros.

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