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Une tornade alimenté au TnT

Benelli Tornado 1130
 
Benelli

Essai de la Benelli Tornado 1130

              Elle fut présentée il y a environ 7 ans – une éternité dans le monde de la sportive. Et pourtant, sa plastique et son élégance n’ont pas pris une ride. De quoi charmer plus d’un amateur de belles machines. Sur le circuit italien de Santa Monica, le soleil cogne depuis plusieurs heures tandis que je bouillonne dans ma combarde. Attendant avec impatience un galop d’essai sur la grosse sportive italo-chinoise (Benelli a été racheté par QIANJIANG il y a quelque temps), je guette l’arrivée d’une des rares 1130 Tornado prévues pour les essais presse (Ah, le folklore italien – Avec Aurélien de chez MR et Michaël de chez MJ, nous fûmes surpris de l’organisation très… typique).
Enfin, la machine arrive au stand. Un technicien vérifie la machine, le pilote précédent ayant signalé quelques soucis mineurs (Les Benelli sont victimes de quelques problèmes électriques, dues à leurs batteries de m…..). 3 minutes après, je monte sur la bête, assez haute sur pattes, pour tester cette très belle monture pendant… « Excuse me. Only five turns for the test » .
J’hallucine. Comme mes collègues de la presse, nous n’avons droit qu’à 5 tours pour tester la machine. Cela nous en fait 2 pour apprendre le circuit, 2 pBenelli 1130 Tornadoour comprendre la moto, et 1 pour tenter de la pousser un peu dans ses retranchements. Bien sur ; et la marmotte, elle met le chocolat dans le papier d’alu... ?!?

              Bon ben, va falloir insister sur le sexe et diminuer les préludes. La moto et les pneus sont chauds, j’en peux plus d’attendre, on fonce.
Vite à l’aise sur la Benelli, je profite du premier tour pour prendre mes marques et constater que l’italienne ne demande pas de mode d’emploi particulier. En quelques courbes, le pilote se sent en confiance, pose le genou sans arrière-pensée et commence à jouer. Il faut juste l’aider un peu à s’engager dans le virage puis le couple disponible arrondit la réponse à la poignée de gaz. Je passerai bien un peu plus de temps à goûter le charme si profond du 3 pattes... Mais les tours valent de l'or ici.
Pas le temps de ronronner, va falloir en mettre du gaz. Et dès qu’on hausse le ton, la Tornado dévoile ses limites face à la bourrasque de la main droite. Certes très coupleux, le gros 3 cylindres manque de vivacité à monter dans les tours. Et une fois à l’approche de la zone rouge, gaffe à ne pas se laisser surprendre par le rupteur, qui intervient un peu sèchement et plus tôt qu’on ne l’imagine.
A mi-régime et poignée dans le coin, ça pousse fort, ça tracte copieusement mais sans réellement délivrer de sensations au pilote. Difficile d’évaluer la vitesse et l’on est surpris par celle affichée sur le compteur. Malgré ses belles prétentions, la moto ne délivre pas la fougue d’une grosse hypersport japonaise. Un peu comme un gros twin, la Benelli semble plus apprécier de se piloter dans le gras du couple ; en prenant soin de se méfier de certains virages abordés en seconde. Les mkg du 3 cylindres associé à une piste réputée pour son grip aléatoire n’a pas manqué de me gratifier d’une jolie virgule à la sortie d’une courbe, pourtant négocié sans avoir ouvert comme un porc. Plus loin, un peu d’allonge supplémentaire serait la bienvenue pour négocier certaines portions du circuit de Misano.

              L’agilité permettrait-elle de donner plus de tonus à la grosse Tornado ? Hélas, la 1130 n’est pas spécialement légère, et son poids se fait sentir quand le rythme se corse. A l’attaque dans les pif-pafs et les viragesBenelli 1130 Tornado serrés, la moto exige qu’on l’emmène avec conviction. 20 kgs de plus qu’une nipponne, ça se sent. Et la machine élargit systématiquement les trajectoires. La balancer dans les virolos et trajecter exige un certain effort.
Maintenant, fini de rigoler. Je vais retarder un peu les freinages pour voir comment encaisse cette grosse fourche de 50 mm. 240 km/h puis freinage de trappeur. La puissance répond copieusement à l’avant… pendant que l’arrière balaie généreusement la piste. Ah la rebelle ! Les gros freinages sont sanctionnés par de belles dérives du train arrière. Les sensations sont là, mais pour l’efficacité et le chrono, on repassera. Du coup, le pilote devra s’appliquer à son freinage, faire super gaffe à ses rétrogradages, et forcer pour récupérer la machine lors des entrées optimistes dans les courbes. C’est du sport ! Peut être pas celui qu’on attend pour claquer un temps digne d’une 163 chevaux. La Tornado s’en sortira sûrement mieux sur la route, où son 3 cylindres sera certainement plus impressionnant que sur circuit.

              La Benelli 1130 Tornadotornado n’a pas les mêmes moyens que les missiles qui s’excitent en Superbike. Il s’agit avant tout d’une sportive de route qui acceptera quelques virées sur circuit mais pas en compétition ( à moins d’une solide préparation). Elle demeure une expression de la haute couture italienne, avec ses superbes courbes et ses surprises atypiques. Les rétros sont très design mais ne servent à rien ; le point mort est catastrophique à trouver ; la béquille, bon, on reste poli. Bien sûr, tout cela reste à peaufiner ; car juger une hypersport en 5 tours…

 

M.B - photos constructeur

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