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Bobber l’étrange (et son ami Patrick !)

Harley-Davidson FLSTSB 1584 SOFTAIL CROSS BONES
 
Harley-Davidson

Essai de la Harley-Davidson FLSTSB 1584 SOFTAIL CROSS BONES

    « Seul Harley-Davidson était capable de fusionner 105 ans d’héritage avec les dernières technologies pour créer la Cross Bones : une Softail réellement authentique et totalement sûre d’elle. »
    Voilà comment, en quelques mots, Scott Miller, directeur général d’Harley, décrit la nouvelle moto à l’âme de bobber authentique.

    Bobber l’étrange (et son ami Patrick !)

- Par Olivier Quinten  - Exclusivité Motoplanete

    Mais que signifie bobber ?

    C’est l’archétype de la Harley d’après guerre.
    Armée d’une fourche Springer (mono amortisseur central), d’une selle solo suspendue, des platines de repose-pieds Half Moon (j’étais proche de l’éclipse à la fin de l’essai tant ils frottent facilement), d’un couvercle de filtre à air ovale finition Gloss Black et enfin d’un garde-boue avant tronqué façon Old School.
    En voilà un cocktail détonnant d’entrée de jeu.
    La Softail est dotée du Twin Cam de 1600cc cher à la marque de Milwaukee. Au programme, injection électronique ESPFI, transmission Cruise Drive à 6 vitesses, etc 

    Look. 

     Niveau look, je pense qu’Harley a réussi un sans faute. Noire mate avec un printstriping d’inspiration tribal.
    De face, de profil, de derrière, la moto est vraiment belle, équilibrée et homogène.     Même Fred, notre photographe, n’a pu s’empêcher d’émettre un « whaou » lorsque nous nous sommes retrouvés pour la séance de shooting (Et je vous assure que pour faire émettre quelque chose de Fred, c’est pas du gâteau !). 

    Prise en main.

    MT90 B16 M/C 72H : encore une énigme pour cette Cross Bones. Très simple, cette suite de chiffres et de lettres est la référence du pneu avant.
    Le comportement de la moto profite de ce profil de pneu rond et haut.
    En parlant d’attitude, c’est le guidon et surtout les poignées et commodo qui prennent de la hauteur grâce au « mini-guidon » Ape-Hanger (dixit la référence du catalogue Harley).
    Malgré cette position « bras en l’air », la prise en main reste facile grâce à la hauteur de selle de 675mm et un pneu arrière d’un petit 200 mm de largeur. Ce pneu faisait presque anémique par rapport aux deux 240 mm qui équipaient la Rocker et la Night Rod reçues les semaines précédentes. 

    Moteur !

    Clef et transpondeur en poche, je fais pivoter le gros bouton de contact et le craquement sec du démarreur est rapidement remplacé par le grondement sourd et présent des échappements à dégagement direct.
    Dès la mise en mouvement de la Belle noire, votre côté rebelle et loup solitaire (ben oui, c’est une monoplace !) ressurgit. Une folle envie de ne plus vous raser, ni vous laver, ni même de vous arrêter de rouler vous submerge et vous ferait oublier le quotidien.
    Quotidien très envisageable avec cette moto d’ailleurs.
    Déjà, le peu de chromes ne vous donne pas l’envie de vous suicider à chaque averse en pensant à la corvée lustrage. En plus, la selle solo suspendue, agrémentée d’une lanière de cuir lacée à la main remontant tout le long du réservoir de 19 litres, reste très confortable. 

    Tenue de route.

    Oufti ! Là, on touche un élément que certaines Harley, ou autres customs d’ailleurs, ne semble pas avoir inclus dans son cahier des charges.
    La Bobber, de ce côté, fait plus que se défendre.
    L’accord des sections de pneu, l’équilibre général vous amènent à adopter une conduite fluide et rapide. Les freins, si l’on prend la peine de les utiliser simultanément, ralentissent la bête en douceur. On pourrait juste être surpris, lors des  premiers freinages énergiques, par la relative souplesse du guidon qui donne l’impression qu’il va se tordre.

    On roule.

    Comme toutes mes motos d’essai (because je ne roule qu’à moto !), j’ai utilisé ce monument du rêve américain comme moyen de déplacement quotidien.
    Il faut reconnaître que la Cross Bones gâte son pilote. En plus de la selle ergonomique, les larges repose-pieds suspendus participent aussi au confort général. Les passages de vitesses peuvent être effectués avec le talon grâce au sélecteur double branche. Et vu la souplesse toute relative de la boite Harley, ce sélecteur est une réelle aubaine !
    Autre aspect pratique directement lié au confort de la moto, la merveilleuse vue donnée par les rétros. Et oui, perchés sur le haut guidon, ils « rétrovisent » parfaitement, étant donné que leur champ passe au dessus de vos épaules.
    Evidemment, comme toute moto au look extrême, cette Softail Cross Bones a son lot de défauts.
    Malgré mon 1,80m, j’avais les bras et les jambes tendus, ce qui m’amène à penser que les petits gabarits risquent de devoir adopter une position « assez particulière ».
    Le grand et haut guidon fait regretter qu’Harley n’aie pas équipé d’origine cette moto d’un cruise-control. Cela aurait déjà permis de reposer de temps à autre la main droite.
    De plus le moteur est tellement souple que l’on passe le passe le plus rapidement possible le sixième rapport (visualisé par un voyant sur le tableau de bord) et qu’après on croise à 100-110 km/h.
    Oui, oui, même moi qui adopte la plupart du temps une conduite plutôt rapide (par rapport aux limitations de vitesse), j’ai été le premier surpris par mon évolution lente et tranquille pendant ce mois en Harley. J’étais aussi surpris lorsqu’une voiture me dépassait.
    A l’ère de la « radarisation » à outrance, et même si quelques fois le but est vraiment l’amélioration de la sécurité routière, rouler en Harley permet de rouler l’esprit tranquille. A chaque traversée d’agglomération, votre évolution se fait de plus en plus lente dans le but de laisser le temps au spectateur (heu pardon, au passant) de s’émerveiller devant votre engin.     Chaque pièce de cette Harley respire la solidité avant tout.
    Certaines petites spécificités propres à la marque comme les clignotants séparés gauche/droite ou le gros bouton de contact central qui, épaulé par le transpondeur, permet de rouler avec la clef en poche restent pratiques à utiliser.

     Conclusion.

     En mariant avec équilibre le look extrême et une utilisation journalière possible, la Cross Bones réussi un pari que peu de customs peuvent se targuer d’avoir ne fut-ce que tenté.

    Bien sûr on peut regretter la selle monoplace et ce même si elle fait partie du cahier des charges du Bobber authentique.
    Et peut-être aussi un tarif « Harley » de l’ordre de 20.000 Euros. Même si la valeur de revient de ce genre de deux roues reste toujours une valeur sûre !
    Donc conclusion : un mariage passion et raison (à condition d’avoir un peu les moyens quand même !) parfaitement équilibré.

A+

Oli le Belge - Crédit photo : Fred Arijs
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