
Quatrième étape du Belgian Dark Dog Tour.
ES 6 : Tellin
Spéciale champêtre au cœur des prairies verdoyantes de Wallonie pour ouvrir cette seconde journée de course particulièrement rythmée, variée et dense. Le tracé est rapide, assez technique avec deux épingles en fin de parcours... point de spectacle idéal pour le public. C'est là que Frédéric Fiorentino, après avoir réalisé un superbe parcours, part à la faute dans l'avant-dernier virage. Il glisse sur des graviers, tombe sans gravité, se relève immédiatement, mais perd quelques précieuses secondes.
Denis Bouan, Frédéric Lejeune et Philippe Pinchedez passent cette difficulté très proprement. Grégory Fastré signe sa meilleure place avec une superbe deuxième place.
Bruno Crutzen, qui flirte avec le top 10 depuis le début de la course, se place en 6ème position à 4 secondes 6 dixièmes du temps scratch. Très régulier, il est souvent le plus rapide des engagés dans la catégorie « promo ». Olivier de Spa, également dans le peloton de tête, réalise toutefois une contre-performance avec un 14eme temps à près de 7 secondes.

CPA de Marche : Reglement... de comptes
Lors de l'assistance au WEX de marche, plusieurs concurrents n'ont pas compris un point de règle expliqué au briefing. Il y est spécifié qu'un temps minimum de présence est requis à l'assistance (dans ce cas, 30 minutes). Arrivés en retard, certains pilotes (dont Frédéric Fiorentino) n'ont pas pu en sortir à temps pour arriver au rassemblement de Marche. Avec 8 minutes de retard sur le CH In, Fiorentino se voit donc taxé d'une lourde pénalité de 2 minutes qui le fait rétrograder à la 12ème place ! Une vingtaine de pilotes ont écopés de la même « punition » à l'issue de l'ES 6.

ES 7 : Houyet
La Course de côte de Houyet commence par 800 mètres très rapides en ligne droite, suivie d’une série d’épingles pendant 1,6 km de montée. Denis Bouan gagne cette étape très disputée avec seulement 87 centièmes de seconde d'avance sur Didier Jadoul. L'écart entre le deuxième et le quatrième n'est que de 7 centièmes, et les 27 premiers pilotes sont à moins de 10 secondes du scratch !
A 0,02 secondes de Fred Fiorentino, Philippe Rousselin semble tenir ses promesses (cf. interview qui suit) en terminant 4ème de cette épreuve. Suite à la lourde pénalité subie par Fiorentino, Denis Bouan prend la tête du classement général provisoire avec 4:16 secondes d'avance sur Frédéric Lejeune.

ES 8 : Gendron
Sans perdre le rythme soutenu de cette journée éprouvante, les concurrents ont rejoint dans la foulée, l'ES de Gendron, très particulière avec son parcours « truffé » de pavés à chaque virage en épingle.
Sans trop de surprise, les ténors se retrouvent à nouveau en tête de classement. A noter la 5ème place de Patric Orban, très en forme en cette fin d'après midi au guidon de sa Kawa ZRX 1100.
Détail cocasse, la spéciale a dû être neutralisée durant 12 minutes, suite à l'irruption d'un groupe de cavaliers sur la route.

ES 9 : Speciale de nuit de Huy
Pour clôturer cette journée, la Course de Côte de Huy est une spéciale particulièrement rapide et un peu délicate en raison de la traversée d’un village pour finir sur une longue ligne droite en montée.
Abonné à la 1ère place, Denis Bouan termine une fois de plus en beauté avec 2 secondes d’avance sur Grégory Fastré qui a lui aussi le vent en poupe pour cette avant-dernière journée. Local de l’étape, et comme à la maison, Patrick Orban (22 titres de Champion de Belgique en vitesse, record inégalé à ce jour) étonne au guidon de son vaisseau amiral (Kawasaki ZRX 1100) pour décrocher une très belle 3ème place à 14 centièmes de son prédécesseur.

La journee... en general...
Au grand désarroi de la « victime du jour » Frédéric Fiorentino qui, avec ses 2 minutes de pénalités se voit en recul de 12 places, Denis Bouan saisit l’occasion de prendre la tête du classement général provisoire à l’issue de cette étape. Malgré une journée en demi-teinte, Frédéric Lejeune conserve sa seconde place avec 6 secondes d’écart. Tout frais débarqué en Belgique, le « métronome » Philippe Pinchedez voit sa régularité récompensée par une 3ème position, marquée quand même par un écart de plus de 39 secondes du leader. Le match pour le top ten reste cependant très serré puisque seulement 10 secondes séparent le 4ème (Olivier Spa) du 8ème (Benjamin Colliaux).
« PAROLES DE PILOTES… » au Rassemblement de Marche (après la Spéciale matinale)
Didier JADOUL– N°77 – Ducati

En plus, j’ai perdu beaucoup de temps hier sur l’épreuve de régularité. Faute d’expérience, je n’avais pas le matériel nécessaire pour pouvoir m’appliquer et faire une bonne étape et malheureusement, j’ai pris 35 secondes. Pour couronner le tout, hier soir sur la piste de kart, je suis parti en seconde position : premier tour… nickel, mais dès le second tour, j’ai eu un problème avec la poignée de gaz et j’ai dû terminer avec les gaz calés à fond en maîtrisant la moto sur l’embrayage. C’était vraiment plus du rodéo qu’autre chose ! J’ai réussi à limiter les dégâts avec des résultats qui ne sont pas trop mauvais mais quelques secondes perdues à gauche et à droite font que maintenant je suis en 10ème position au général. Mais, je reste relativement confiant d’autant que les Spéciales de cet après-midi et de demain sont des routes que je connais, du moins pour certaines, donc ça va sans doute me permettre de regagner un peu de temps. Mais, il reste encore une épreuve de régularité et cette fois je vais essayer de m’appliquer !!! Comme Frédéric (Fiorentino) l’a dit aujourd’hui, le rallye est une épreuve très particulière. On ne peut pas rattraper des pilotes chevronnés comme Fred Lejeune, Denis Bouan, Olivier de Spa… Non seulement ils sont très bons, ils ont du bon matériel et ils ont beaucoup d’expérience. Donc il n’y a pas de miracle, aller contre eux c’est très difficile. L’objectif pour moi, c’est de gratter encore quelques places et d’arriver dans le top 5.
Philippe ROUSSELIN – N°12 – Yamaha

Michel BONNEAU – N°18 – Kawasaki
45ème après le prologue de Spa sous la pluie… Depuis, la stratégie c’est de remonter. Ce matin, je suis parti 25ème et j’ai dû remanger 3 ou 4 places… donc l’objectif c’est d’être ce soir dans les 20 premiers… Et aujourd’hui, je le sens plutôt bien, je suis en pleine forme… Donc on verra après la dernière spéciale de nuit… Quant à mon poulain, Benjamin Colliaux, c’est pareil. On a opté pour une stratégie d’attente : attendre que les autres fassent des bêtises, ce qui a été le cas apparemment ce matin. Moi, je lui demande simplement d’assurer jusqu’à ce soir et ensuite on mettra en place la stratégie d’attaque pour le dernier jour. Et sincèrement, je pense qu’il peut finir dans les 5 premiers…
Didier SERE – N°27 – Kawasaki
J’ai très mal démarré cette course dès le circuit de Francorchamps, avec une piste mouillée et des pneus trop tendres : je me suis vite trouvé à la ramasse avec des travers… donc j’ai levé le pied ce qui fait que je me suis fait prendre 40 secondes par tous les monocylindres. Pour combler le tout, hier matin je me suis trompé de road-book en mettant celui d’aujourd’hui. Donc, à 20 minutes du départ, en catastrophe, retour au camping-car, déroulage du road-book pour remettre le bon et dans la précipitation, je fonce, je passe sur le tapis à 39 au lieu de 49 et je prends 150 secondes de pénalités !!! Donc, maintenant, je termine la course juste pour le plaisir, celui d’être avec les copains et de profiter du paysage. Mais j’aurai, j’espèr,e l’occasion de me rattraper au Portugal, et bien sûr sur le Dark Dog Tour en France.
Tim Thompson – N°40 – Journaliste pour Performance Bikes – Grande Bretagne

Mes résultats n’ont pas été spectaculaires à l’exception de la première spéciale car je connaissais déjà le circuit de Spa. Mais, sur les autres épreuves, rien d’exceptionnel… c’était surtout une découverte pour moi. Et puis, j’en ai aussi profité pour admirer les paysages ce qui n’a pas été toujours très prudent car je me suis laissé surprendre quelque fois sur la route !
J’ai également adoré l’accueil du public belge qui nous saluait sur le parcours et venait nous encourager. Ici, la mentalité est tout simplement géniale ! Cette épreuve n’est absolument pas connue chez nous et je crois que les gens ne réalisent pas à quel point elle est difficile ! Ce n’est pas non plus facile pour les pilotes anglais de participer au rallye car il leur faut une licence internationale puisqu’il s’agit d’une compétition FIM. L’année prochaine, je compte bien ramener des spectateurs anglais pour qu’ils viennent apprécier l’ambiance, le show… ici, on peut faire la fête et crier fort… ! Mais surtout parce que ce genre d’épreuve rallye peut être très profitable aux motards anglais. J’arrête ce rallye en cours de route car hélas, je dois retourner travailler… Mon patron m’a rappelé ! Je suis très triste de repartir si tôt car j’aurais vraiment aimé rester jusqu’au bout… mais l’année prochaine je prendrai de vraies vacances et je le ferai en entier ! Peut-être même que je participerai au Dark Dog Tour en France, mais le problème est que je risque de ne pas avoir le temps car la manche française dure 8 jours et que c’est beaucoup plus dur physiquement. Et moi, je ne suis pas certain, compte tenu de mon âge, d’avoir encore le mental et les muscles suffisants pour réaliser un tel exploit !!!
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