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Actualité Essai du Coyote V2 par Oli le belge - 1400 km de test

Essai du Coyote V2 par Oli le belge - 1400 km de test

          Et voilà, le matériel est installé, me voilà parti pour un mini-trip de 1400 km en deux jours pour arriver sur mon lieu de vacances...
Sous mes yeux, le GPS accroché à la gauche de mon guidon et le coyote qui trône au centre, bien «emballé» dans sa housse.
Pas de bécane de dingue à essayer cette fois, juste une bonne excuse pour tester le Coyote Rider.

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         ROULER L’ESPRIT TRANQUILLE ?

         A l’heure de la répression à outrance, d’aucun pense qu'il ne reste que deux solutions pour rouler l’esprit tranquille : soit respecter scrupuleusement les limitations de vitesse (quitte à se faire percuter par un autre usager de la route...) ou scruter la route (grâce à des yeux indépendants l’un de l’autre ? ), les ponts, terre-pleins d’autoroute et autres bosquets à la recherche d’un MIB équipé de tout son matériel photo !

         Le coyote Rider semble proposer une solution intermédiaire.

         Pour me faire une idée réelle de la situation et de la perspicacité de l’appareil, j’entreprends un ride de fou aux travers des autoroutes, nationales et autre départementales de Belgique, de France et même de Suisse.
La Suisse étant là pour le plaisir de titiller l’autorité, vu qu'à l’instar de l’Allemagne et de l'Autriche, le Coyote et toutes autres formes de «repérage d’engin de surveillance de la vitesse» sont interdits. Par contre au dire du boss Belge de chez Coyote, l’Ibsr (la gendarmerie Belge) aimerait collaborer avec le «réseau» coyote et trouver un terrain d’échange de données avec le système Touring-mobilis pour prévenir des bouchons et autres désagréments routiers.

         Le Kit Rider que je reçois est composé: d’un Coyote deuxième génération (le V2) , d’une housse équipée de deux longues lanières permettant de scratcher l’appareil en position centrale du guidon, une seconde housse étanche à mettre au-dessus du kit en cas de grosse pluie, d’un kit de fixation du Coyote à l’avant bras, d’un cordon d’alimentation à brancher sur une prise de courant ou dans une prise 12v ou dans un PC grâce à la sortie USB, d’un mini-casque audio à fixer dans le casque et pour terminer des équipements "voiture" habituels (pince à coller au-dessus du pare-brise et aimant pour le tableau de bord).

coyote-rider-2

         L’écran de l’appareil renseigne de gauche à droite les données suivantes : la vitesse limite et le numéro de route que l’on emprunte, le tout entouré de vert ou de rouge en fonction du dépassement de la vitesse. A droite la vitesse réelle (vitesse GPS, donc toujours plus basse de quelques km/h par rapport au compteur de la moto). En dessous, on trouve à gauche le nombre d’éclaireurs présents devant vous ou autour de vous en ville et à droite l’éloignement de l’éclaireur le plus proche (entre 1 et 15 km).
Lorsqu’un radar fixe ou mobile est repéré, une gentille voix féminine prévient du «danger» en rappelant la vitesse limite de l’endroit, et prévient du nombre de mètres avant le radar.
Dans le cas d’un radar mobile, on reçoit également le nombre de confirmations (ou pas ! ) des autres éclaireurs, et dès le passage délicat, il vous demande de confirmer ou pas de la présence du radar. Pour les perturbations, c’est le même schéma...

         Après un test au préalable de quelques jours, je me rends compte que le niveau sonore permis par le kit oreillette collé dans le casque était trop faible à partir de 100 km/h, certainement dû aux bruits engendrés par le casque en lui même et par l’éloignement entre le casque et les oreilles.
Après mûre réflexion, j’ai donc décollé tout le matos, et j’ai investi 3,90 euro dans des oreillettes intra-auriculaires qui en plus de permettre une écoute sans trop monter le son, servent également de bouchons anti-bruit.


         EN ROUTE !

         Premier truc auquel je n’avais pas pensé lors de la préparation de mon trip, c’est que je n’ai qu’une prise 12 V sur ma moto.
Problème...
Les deux constructeurs (Coyote et Tom-tom) n’annoncent une durée de vie de la batterie que de 3 à 4 heures, et mon GPS m’informe que je n’arriverais à ma première destination que dans 7 heures!
«Asta la vista» me dis-je, je charge les deux batteries à mort et j’alternerai les deux appareils au fur et à mesure de mes arrêts.

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         J’allume tout le matériel, j’attends que le Coyote repère les satellites du coin (chose qu'il fait plus rapidement qu'en voiture vu qu’il est en extérieur) j’ajuste mes oreillettes dans le casque, et c’est parti mon kiki !
«Radar fixe à 800 mètres, zone limitée à quatre-vingt dix kilomètres heures» « et mais c’est bien sur ! » me dis-je, «un appareil Français ne connaît pas le nonante!"
En tout cas, là c’est clair qu’avec l’oreillette en direct (oui, le son ne donne que dans une oreille par sécurité), la gentille dame est très présente lors de l’annonce de la zone de danger !
Premier bon point pour le Coyote, le nombre d’éclaireurs (personne équipée de l’appareil et qui sillonne la même route) sur cette route fréquentée oscille entre 70 et 90, le plus proche étant la plupart du temps à moins d’un kilomètre.
Voilà le genre d’information qui permet de «cruiser» tranquille...


         Les quelques dizaines de radar fixe disposé sur ma route rejoignant le nord de la France me sont toujours alertés par le Coyote d’abord et par le Tomtom peu après.
Rien de bien gênant, un homme averti en vaut deux (s’il est averti deux fois, il en vaut quatre ? )
Pas de radar mobile pour l’instant, en même temps il est 6 heures du mat et nous sommes le 15 juillet !
Un peu avant Nancy, je vire à gauche, histoire de me faire des routes un peu plus sympa.
Étonnant, malgré que je sois sur nationale, un peu avant 8 heures du mat, le Coyote m’annonce toujours 83 éclaireurs, suspect face à une route déserte ?
Bah, la TDM à soif, donc je profite d’un arrêt essence pour éteindre l’appareil, je le rallume, et surprise, plus que 11 éclaireurs! Peut-être n’avait-il pas encore fait la remise à jour, même si l’indication de la Nationale était la bonne...

         Bon, ils me l’installent ce radar mobile ou bien? Mon voeu est exaucé quelques kilomètres plus loin : un pont, une belle ligne droite à la sortie d’un village et le Coyote s’affole. «Radar mobile à 600 mètres, zone limitée à 70 km/h», je ralentis instinctivement avant de me rendre compte que je ne roulais pas au-dessus de la vitesse, et cela me permet de faire signe au représentant de l’ordre prenant le soleil et quelque photos sur le haut du pont.
Bon prince, il me répond d’un petit signe amical et à ce moment là, mon Coyote me demande de confirmer ou non la présence du sus-radar (c’est beau comme double sens, non ? ) ;
Heu, je fais quoi là ? Avec mes gants, je vais avoir du mal à appuyer sur ces petits boutons de confirmation !
Tant pis, voilà qui va faire baisser mon indice d’étoiles (système qui permet à Coyote d’évaluer le niveau de pertinence et de fiabilité des utilisateurs: 3 étoiles=fiable, 2 étoiles= moyennement fiable, 1 étoile= pas fiable ou nouvel utilisateur).

         Quelques centaines de mètres plus loin, nouvel urgence pour le Coyote, la batterie est pratiquement vide.
Ben, ça va dans l’ensemble, je roule depuis plus de 4 heures.
Deuxième surprise du voyage, je peux effectivement recharger mon Coyote grâce à la prise 12V de la moto, mais du coup, plus de prise USB pour brancher mes oreillettes !
Et bien, on va voir (ou pas ! ) ce que donne la lecture du petit écran sans l’aide du son.

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         Pas de suspens, c’est plus dangereux qu’autre chose, lorsque la lumière est forte, la lecture des indications est impossible en roulant. Par contre la nuit ou lorsque que la lumière est légère, là, c’est tout à fait possible.
D’autant qu’en cas d’alerte, le Coyote s’allume (le reste du temps, il est en veille et donc très sombre) et attire le regard.


         EN CONCLUSION :

         Au terme de ces 1400 Km de route, le Coyote a été réellement salutaire en deux occasions: une fois pour un radar super bien planqué et une autre fois lors d’un bouchon surprise sur une autoroute (oui, il prévient aussi des «problèmes» rencontré sur la route).
La pertinence des alertes est toujours restée dans les 50% d’annonces fiables. En gros, une fois sur deux l’annonce était fantaisiste (Je demande d’ailleurs si à un moment, je n’ai pas suivi un guignol qui déclenchait son Coyote pour le plaisir, vu que j’avais des alertes tout les 5 km, qui plus est, elles n’étaient jamais confirmées par d’autres utilisateurs-éclaireurs.)
La communauté Coyote compte à l’heure actuelle plus d’un million d’utilisateurs en France, et plus de 300.000 en Belgique.
L’appareil ne vous donne pas le droit et le pouvoir de rouler au-delà des limitations actuelles, mais est là pour vous libérer d’une attention soutenue des abords de la route.
La sécurité d’esprit qu’amène le Coyote vous rend rapidement dépendant, je me suis rendu compte qu’après ce premier trajet, instinctivement lors de chaque enfilage de casque, je ne manquais jamais de mettre d’abord mes oreillettes et qu’il m’est arrivé plusieurs fois d’attendre que le Coyote m’annonce qu’il était en connexion satellite pour démarrer le moteur !

         QUEL PRIX ?

         Pas de langue de bois, l’appareil et le service reste cher.
Pour le Kit Rider, il faut compter 349 euros. Pour ce prix, vous aurez quand même droit à un an d’abonnement.
Et oui, le super service Coyote (une permanence jour et nuit pour gérer les alertes, la possibilité de bloquer votre Coyote en cas de vol grâce à votre numéro perso), cela se paye.
144 euros par an, donc le supplément Rider est somme toute très réduit par rapport à un achat du Kit de base (Coyote V2 avec 3 mois d’abonnement: 199 euro).
Si vous avez déjà un Coyote V2 en votre possession, l’option moto est disponible au prix de 59 euro.
Perso, j’adore et j’adhère à ce genre de matériel, maintenant à vous de juger si votre tranquillité d’esprit vaut ce prix...

A bientôt

Oli le belge

Crédit images : coyote-rider.fr

#Actualités #2011 #Septembre 2011

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Avis des motards

français Oli le belge
Oui Jean-luc, tu as raison, en mode moto tu es dispensé de confirmer les radars. Mais je ne sais pour quelle raison, j\'avais des problèmes de son en mode moto... Note : 3/5 Répondre à Oli le belge

français Jean-Luc PACOT
Salut à tous,
j'ai trouvé cet article très interessant venant de r€cevpoire mon kit moto (etant déjà équipé d'un coyote V2 pour la vopiture.
Par contre j'ai cru voir qu'en mode "casque" le V2 dispensait de confirmer la présence ou pas des mobiles ...
En toiut cas , c'est super de pouvoir rouler l'esprit libre , sans crainder de se faire flasher pour 3 kms de dépassement par distraction .

Bonne route à tous
Note : 3/5 Répondre à Jean-Luc PACOT

français 2mg
salut à tous

j utilise le coyote aussi bien en voiture qu en moto depuis plus d un an. pour l utilisation sur deux roues, je préfère la version rider qui a un écran plus rudimentaire mais qui permet de doubler l autonomie par rapport au modèle couleur plus gourmand

bonne route
Note : 3/5 Répondre à 2mg
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