Fiche moto > > > XJ6 600 Naked 2009 > Essai
Partagez avec vos amis :
Partagez avec vos amis :

Le divertissement pour tous

Yamaha XJ6 600 Naked
 
Yamaha

Essai de la Yamaha XJ6 600 Naked

            La Diversion est, tout comme la Vmax, un fantôme des années 80, ramené à la vie par Yamaha en 2009. Après des années de monopole de la FZ6 comme modèle d’entrée de gamme chez les 4 cylindres Yam’, la XJ fait son grand retour ! Son objectif est d’être une machine facile à rouler, ayant moins de puissance mais plus de couple à bas régime que la FZ6 et étant surtout plus abordable.

            Après que Honda ait prouvé avec la CBF600 qu’il existait un marché pour les adeptes des moyennes cylindrées d’entrée de gamme, Yamaha a décidé de s’engouffrer dans la faille avec la nouvelle série des XJ6. Le concept est assez proche de la Diversion des années 80 et 90 tout en ayant été complètement revu et corrigé. La XJ6 et la XJ6 Diversion ont été conçus pour être des modèles d’entrée de gamme. Pour se faire, Yamaha  aura du être plus sobre qu’avec la R6 et la dérivé FZ6.

            La XJ6 se distingue à de nombreux niveaux avec son 4 cylindres en ligne « calmé » issu de laFZ6 600cc, son nouveau et  simple châssis et son ergonomie différente. Tout a été fait pour rendre la XJ6 aussi facile d’accès que possible.

            Le résultat est là. Dès le premier coup de contact, le moteur  bourdonne doucement et la XJ6 se faufile docilement loin des lumières du centre ville de Sidney. Les spécifications moteur sont à peu près similaires à celle de la CBF600 soit 78 chevaux (à 10 000 tr/min) et presque 60 Nm à seulement 8 500 tr/min. Principalement en  raison de la nature du petit 600cc en ligne, le couple maximum est obtenu avec un régime moteur  1 500tr/min plus bas que pour la FZ6. Cela explique que la XJ6 est plus facile à lancer et  permet une navigation efficace et à bas régime dans le trafic urbain. Dans les premiers rapports, la Diversion semble plus puissante que la Honda. Il est  vrai que mon dernier roulage en CBF 600 date un peu, mais je me souviens d’une sensation plus soft et plus « poussive ». D’ailleurs, les chiffres confirment que la XJ6 est plus légère de 8 kilos.

            Il m’aura fallu environ une minute pour me familiariser avec l’ergonomie de la XJ6, je n’avais plus qu’à profiter de la vue de la célèbre ville australienne et de ses environs. Tout, de l’embrayage à la boite de vitesse, répond en douceur. Et rien dans la XJ6 n’est intimidant, sauf le phare au dynamisme et à l’agressivité recherchés. Ceci est essentiel pour quiconque débute à moto  ou pour les motards confirmés cherchant une conduite plus subtile.

            Le niveau de finition et de design est de bonne facture pour une moto d’entrée de gamme. Et qui sait, avec la crise financière qui fait des ravages dans le monde entier, peut être un jour  devrions-nous nous rabattre sur des motos de ce segment là.
Je n’avais pas à essayer la XJ6 pour savoir qu’elle offre un très bon rapport qualité/prix. Mais l’essai me permet de savoir que la XJ6 n’est pas des plus confortables sur les longs trajets.

            Il m’aura fallu quelques temps pour sortir de la ville sur de belles routes à travers la brousse pour finalement bifurquer sur la « Pacific Higway » et revenir sur Sydney. Sur les revêtements très durs, la suspension et les 205 kilos de la XJ6 ne sont pas idéals et tressautent un peu. Le châssis en acier tubulaire porte parfaitement  la moto mais il n’est pas aussi léger et agile que le cadre alu de la FZ6. Les pilotes confirmés ne trouveront pas les réactions précises qu’ils peuvent rechercher mais les autres se satisferont très bien du retour. Pourquoi payez plus cher si le besoin n’est pas là ?
La XJ6 et la XJ6 Diversion ont tout ce qu’il faut pour être suffisamment amusantes sur routes ouvertes mais guère plus. A ce titre, Yamaha respecte tout à fait son cahier des charges.
Au niveau des pneus, il faut préciser que Yamaha a équipé sa machine d’un « 160 »  très agile. Ce pneu arrière permet des basculer facilement la XJ6 dans les angles et de faciliter les manœuvres rapides en ville.

            La XJ6 Diversion se démarque de la XJ6 par son semi-carénage. Ce carénage plutôt  bien dessiné est une option intéressante pour  ceux qui voudront sortir de la ville. Ou pour ceux qui pensent faussement qu’une moto carénée « en impose » un peu plus… En réalité, la différence majeure entre les deux versions porte sur la protection supplémentaire contre le vent et la meilleure intégration des rétros. Cela améliore le confort et l’aérodynamisme pour les longs trajets même si la visibilité dans les rétros est meilleure sur la version « naked ». Malgré tout, il demeure de petites vibrations haute- fréquence dans les poignets et les chevilles et qui deviennent dérangeantes après de nombreux kilomètres. Rien d’insupportables cependant.

            Ce qui m’a le plus dérangé après quelques kilomètres, c’est la selle pas suffisamment rembourrée. Après trop peu de kilomètres, mon bas du dos commençait à me chatouiller et la faible hauteur de selle m’a fait me sentir un peu trop grand sur la moto. Du coup, je me suis retrouvé à me reculer un maximum vers l’arrière pour trouver plus de rembourrage, en vain.  Ce désagrément fait de la XJ6 une bonne base de travail pour les fabricants de selles type « gel »…

            En rentrant sur Sydney nous avons rejoins une route face au célèbre Harbour Bridge (le pont le plus large du monde) pour une séance photo. Whelling autorisés et facile à réaliser !  Il aura été impoli de ne pas écouter les consignes !
La  XJ6 est une excellente citadine et banlieusarde qui allie budget serré et style.

            Le tableau de bord est très lisible et identique sur les deux versions. La vitesse est affichée sur un compteur digital à gauche et le régime hérite d’un compte-tour analogique sur la gauche. La XJ6 et la XJ6 diversion sont disponibles avec ABS pour une rallonge de 400 euros.

 

            Yamaha a comblé un manque dans sa gamme et de manière générale, je pense que la XJ6 naked et la Diversion sont d’un très bon rapport qualité-prix. Le haut niveau de finition et le « standing » qu’il apporte résisteront bien au marché. Si après un an ou deux, vous souhaitez changer de machine, la XJ6 se fera une place de choix dans le marché des seconde-mains.

            La Diversion est de retour et complète efficacement la gamme Yam’ des moyennes cylindrées.

Par Tor Sagen - Tradaptation : Sebastien de Malfin
Crédit Photos : Dentsu Live et Constructeur

Ajouter vous aussi un commentaire sur "la Yamaha XJ6 600 Naked 2009"
Gagnez du temps, créez vous un compte et postez tant que vous voulez !
Pseudo :
Votre E-mail :
Notez cette moto :
Bof - 2 - 3 - 4 - Top
Titre :
Commentaire :