Un
bicylindre de 1 200 cm3 qui prend
place dans un cadre monopoutre en
alu... une fourche
inversée Öhlins mariée
à des étriers de frein
radiaux pour guider et calmer la
bête... un tableau de bord
entièrement digital et une
finition exemplaire... C'est un
proto, très proche de la
série, mais surtout, une
Moto Guzzi. La prochaine sportive
de l'udine de Mandello se livre
sur la piste d'Adria dans une version
course qui dégage un charisme
saisissant. Belle, pure, impressionnante,
avec ses généreuses
culasses dépassant de part
et d'autre ; la Guzzi MGS 01 n'est
pas une sportive comme les autres.
Contact ! Le twin refroidi par air
s'ébroue et vocalise avec
entrain grâce à l'échappement
racing. 2 gros poumons qui offrent
de l'allonge, une vigueur certaine
à grimper dans les tours,
et 122 ch à la roue arrière
; chiffre qui devrait bientôt
grimper à 130. Mais la MGS
n'est pas une pistarde pur jus et
son poids conséquent (192
kg à sec) la pénalise
dans les enchainements rapides.
La moto est facile à inscrire
en courbe, stable, mais le poids
écarte la trajectoire et
l'engin devient physique à
maintenir sur l'angle. Encombrée
par son énorme moteur, la
partie-cycle a bénéficié
de l'aide de bouillants cerveaux
pour s'aiguiser : le bras oscillant
long (gage d'une bonne stabilité
est ancré directement
sur les carters de la boite de vitesses
séparée, ce qui permet
un empattement court de sportive.
Cette boite justement douce et précise
qui envoie les canassons dans le
cardan qui sait se faire discret,
à condition de soigner son
rétrogradage. Malgré
un léger manque de feeling,
le freinage allie puissance et constance
avec honneur et sérénité.
Concurrente des Buell Firebolt et
BMW R 1100 S, la MGS 01 Corsa ne
joue pas dans la cour des GSX-R
et autres CBR mais dabns celles
des sportives parlant plus au coeur
qu'au chrono.
M.B
(inspiré par Moto-journal - photos
constructeur) |