Pour ceux qui se poseraient la question, ne cherchez pas plus loin un quelconque lien entre cette Bimota et le film du même nom où apparaissent Delon et Belmondo (surtout que la 1ere Bimota est sorti 4 ans après le film…). En fait, l’usine de Rimini célèbre avec ce modèle les 150 ans de la renommée marque de chapeaux italiens Borsalino.
Comme à son habitude, le constructeur a su nous fignoler un superbe petit bijou. Sa mirifique robe noir et or lui sied comme un costume d’apparat. Les coloris s’alternent sur chaque partie de la machine : l’or pour les jantes Marchesini, les suspensions Öhlins, les platines latérales de cadre, les commandes aux pieds, les ouïes d’air ainsi que les étriers Brembo série or. Le noir s’étale tel du velours sur le cadre treillis, le bras oscillant tubulaire, les éléments de carénage et le réservoir.
Si ce coloris n’a rien de novateur en lui-même (la Yamaha R1 SP et la Triumph Daytona 675 SE s’en pare aussi), force est de constater qu’il habille magnifiquement cette énième déclinaison de DB5 ; d'ailleurs uniquement disponible sur commande. La belle est aguichante, élégante… une dame.
Qu’on aurait bien aimé avec plus de répondant sous la jupe. C’est presque frustrant de découvrir une aussi belle moto, avec un si beau matos et pas plus de 92 bourrins dans le moulin. Car contrairement à la DB7 motorisé par le dernier twin de Ducati et ses 160 chevaux, la Borsalino palpite au rythme du 1000 DS desmo des anciennes Multistrada. Mais faut-il vraiment lui en tenir rigueur ?
M.B - Photo constructeur