Cruel
destin pour une 600 sport de nos
jours. A peine le temps de faire
2 tours de piste et sa remplaçante
la déboulonne au placard
sans ménagement. Ainsi, la
nouvelle CBR 600 n'est pas tendre
avec celle
qu'elle remplace, jouant de
mimétisme pour s'approprier
sa gloire. Esthétiquement,
la CBR 97 ressemble beaucoup à la précédente.
Pas de risque de dépaysement
mais une bonne surprise du coté
de l'arrière. Le cul est
d'un dessin très agréable,
avec des formes galbées,
élégantes, et un feu
arrière joliment intégré.
Le carénage intégral
n'a quasiment pas évolué,
les modifications se situant surtout
sur le plan technique.
Avec
une assise plus haute qui met le
pilote un peu plus sur l'avant,
la CBR annonce plus de sport. Le
moteur aussi. Avec une puissance
en hausse de 5 ch (105 maintenant),
une admission d'air modifiée,
une cartographie améliorée
et quelques petites retouches, le
bouilleur n'attend pas que la concurrence
le rattrape. Il faut dire que les
récentes Kawasaki ZX-6R et Suzuki
GSX-R 600 sortent méchamment
les crocs. Le freinage a lui aussi
été retouché
et, petite note racing, le compte-tours
adopte un fond blanc du plus bel
effet.
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Galerie d'images |
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Avec
le travail effectué sur la
boite de vitesses, la sélection
a vraiment gagné en douceur
et en précision. Quel plaisir
de passer les rapports. Il faudra
d'abord monter le moulin dans les
tours pour profiter de la puissance
annoncée supérieure.
Pas de différences flagrantes
dans les bas régimes - Ca
ne commence à évoluer
que vers 4 000 tr/mn. C'est là
que, contre toute attente, l'ancienne CBR commence à
prendre le dessus. La 97, elle,
semble se chercher dans ses mélanges
gazeux. Puis, arrivé à
5 000 trs, elle trouve ses marques,
regagne le terrain perdu et fait
la nique à la 95 qui la voit
s'éloigner sans rien pouvoir
faire. Bilan de la réponse
moteur : un peu plus de coffre et
de vivacité pour une utilisation
plus agréable, et des sorties
de virages plus alertes.
Les suspensions améliorées
de la CBR 600 permettent de mieux
sentir le train avant. Plus rigide,
plus stable, la moto bouge moins
de l'arrière sur les gros
freinages. Les disques et les plaquettes,
de conception différente,
font preuve de plus de mordant et
de feeling. L’efficacité
accrue de la CBR impose certaines
concessions, comme l'amortissement
arrière un peu moins souple
sur les aspérités
de la route.
Au
cours des années, la CBR
600 évolue vers plus de sportivité
tout en préservant ses qualités
routières. La nouvelle suit
cette tendance et ne déçoit
pas, sauf peut être ceux qui
préfèrent prendre
une routière au allure de
sportive ; l'ancien modèle
leur conviendrait peut être
mieux. Mais face aux 600 Ninja, T-cat et GSX-R,
il faut réagir. D'autant
que la Suzuki est redoutable sur circuit.
M.B
(inspiré par Moto-journal - photos
Internet) |