Des
lignes rétros jusqu'au bout des
chromes, une peinture deux tons,
un moteur qui semble sorti des années
60, la Bonneville joue à fond la
carte du "revival", à l'image de
la Kawasaki
W 650. Difficile d'accès, la
clef de contact se cache sous le
clignotant gauche. Starter aux carbus,
une pression sur le démarreur et
le bicylindre ronronne. Les deux
arbres à cames en tête et les cotes
super-carrés (alésage supérieur
à la course du piston) gomment les
vibrations.
Doux et coupleux, le
moteur est agréable, sans être impressionnant.
La boîte de vitesses, malgré une
première assez courte, et l'embrayage
contribuent à la douceur d'ensemble.
Un silence de fonctionnement étonnant
pour un twin calé à 360°. Seul le
sifflement de la distribution choque
l'ouïe. La Bonnie préfère donc la
balade tranquille à l'arsouille
ou aux longs bouts d'autoroutes.
Le ramage s'accorde au plumage.
Les 205 kg à sec sont faciles à
mener et pardonnent les maladresses.
La maniabilité est bonne et la tenue
de cap rassurante. Tout comme le
moteur, la partie cycle n'apprécie
pas d'être brusquée. La selle peu
garnie / dure et les amortisseurs
arrières manquant de débattement,
gâchent le confort. Le freinage
est conforme à l'esprit tranquille
de la moto. La Bonneville n'est
pas la Bonnie qu'on pouvait espérer,
mais elle se révèle une fidèle compagne
pour les promenades dominicales.
M.B
(inspiré par Moto-journal - photos
constructeur) |