Après
le Roadster,
sympathique et joueur, Voxan se lâche
avec le Café-racer. Mélanges
de courbes dans un style "post-moderne
années 60 projetées en
l'an 2000", le design surprend,
choque, déroute, ne laisse personne
insensible et partage les avis. La partie-cycle
est celle du Roadster avec quelques subtils changements :
la démultiplication est plus
longue, ce qui affecte un peu les performances,
et l'empattement est rallongé.
Du coup, le Cafe-racer est un poil moins
agile que le Roadster, au bénéfice
d'une stabilité plus prononcée.
Le moteur Voxan renforce l'identité
de cette machine conceptueuse et sans
complexe. Un twin à 72° plein
de couple et de bonne humeur, aussi
souple que puissant. A bord, on oscille
entre le confort et le sport - la protection
est correcte jusqu'à 160, la
selle est généreuse en
mousse mais étroite et peu accueillante
pour le passager. Si le look inspire
le sport d'antan, la position de conduite
est celle des sportives d'aujourd'hui,
avec un appui franchement prononcé
sur les poignets.
Oubliez les bagages
et certains aspects pratiques. Le réservoir
aux formes étranges est surmonté
d'un joli bouchon malheureusement dépourvu
de charnière. Pas d'horloge et
un seul partiel perdu dans un tableau
de bord tout analogique. Vous irez jusqu'à
pester sur le rayon de braquage... et
vous oublierez tout ça en vous
laissant griser par le comportement
de la machine. Les suspensions travaillent
efficacement sans oublier le confort,
et le freinage offre un bon feeling
associé à un mordant progressif
doublé d'efficacité. La
finition est nickel, d'un bien meilleur
niveau que sur le Roadster.
Avec du muscle, un charme intemporel,
de la qualité et la "french
touch", le Cafe-racer a le pouvoir
de faire rêver autant ceux qui
le conduisent que ceux qui l'envient.
M.B
(inspiré par Moto-journal - photos
constructeur) |