La FJR a
su donner un nouveau ton aux machines
de grand tourisme. Avec sa ligne
élégante, son confort,
ses capacités routières
mais également sportives,
le constructeur s'est affirmé
comme une belle et grande dame de
la route. Pour son évolution,
pas question de faire les choses
à moitié, surtout
qu'elle accompagne les festivités
du Cinquantenaire de Yamaha.
Subtilement
re-dessinée, la ligne de
la FJR se reconnaît immédiatement.
Les changements ne sont pas flagrants,
sauf au niveau du tête de
fourche, avec un regard encore plus
affirmé et des rétroviseurs
montés sur de nouveaux supports
double branche. La priorité
est clairement annoncé :
améliorer le confort à
bord. Cela commence par une nouvelle
bulle réglable sur plus de
hauteur, des panneaux de carénage
qui peuvent s'écarter sur
30 mm et 2 positions, une selle
et un guidon également ajustables,
des platines repose-pieds re-positionnés
offrant plus de détente pour
les jambes... et la liste des modifications
est digne d'une bonne BMW : valises
latérales fournies en série
(fixées sur une nouvelle
boucle arrière de cadre),
nouveaux étriers de frein doublés d'un ABS de
série avec système
de freinage combiné CBS (la
pédale de frein arrière
actionne également certains
pistons à l'avant), une poignée
de gaz doté d'un système
progressif pour plus de souplesse
moteur, et des poignées chauffantes
en série pour la version
AS (on y reviendra dans quelques
lignes).
Quelques petites améliorations techniques vont encore accroître
l'efficacité et la fiabilité
de la FJR : nouveau radiateur incurvé
avec double ventilateur, bras oscillant
rallongé ( + 35 mm), nouveau
pignon intermédiaire de transmission
allongeant les rapports de boîte,
nouveau système d'échappement
et sonde lambda pour passer les
normes Euro 3, console de bord re-dessinée
avec indication du rapport enclenché,
blocs optiques avant et arrière
re-stylés.
Mais la grosse innovation de la
FJR 2006 est la version baptisée
AS, doté d'un système
de transmission semi-automatique.
Qu'hallucines-je !?!
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Yamaha
baptise ce système YCC-S
(Yamaha Chip Controlled Shift).
Une transmission robotisée
qui s'apparente aux boites séquentielles
des bagnoles de sport. 2 possibilités
pour commander les rapports : traditionnellement
avec le sélecteur au pied
ou via 2 commandes sur le comodo
gauche... sauf que le levier d'embrayage a disparu. C'est une combinaison
de capteurs et une centrale électronique
qui s'occupe de tout. Une fois l'ordre
reçu de changement de rapport,
l'ensemble s'occupe de la gestion
moteur, de l'engagement des crabots,
de l'allumage, le tout avec confort
et souplesse. ce système
alourdit la partie mécanique
d'environ 4 kg. Négligeable
sur une machine de gabarit et qui
gambade fièrement avec ses
144 canassons. Le conducteur conserve
toute la gestion de sa conduite,
car l'YCC-S n'est pas un mode complètement
mais semi-automatique : c'est vous
qui donner l'impulsion pour changer
de vitesse et la boite fait le reste
du boulot (débrayer, mouvements
internes de fourchette et pignons,
gestion des gaz, embrayer).
Jolie
évolution pour la FJR 1300,
qui dispose d'une belle panoplie
technique pour contenter les plus
fervents amateurs de tourisme rapide.
Reste à vérifier que
l'YCC-S soit aussi souple que Yamaha
le laisse deviner... sachant qu'on
parle de l'usine qui a créé
les R1 et R6,
la V-MAX,
la XT,
la GTS, l'EXUP, le Deltabox, et
50 ans d'innovations.
M.B - photos constructeur |