Fiche moto ACCUEIL > FICHES MOTO > HARLEY-DAVIDSON > LiveWire 2015 > Essai
Partagez avec vos amis :
Partagez avec vos amis :

''Electriquoi ?''

Harley-Davidson LiveWire

Cliquez sur l'image pour la visualiser en grand format

 
Harley-Davidson

Essai de la Harley-Davidson LiveWire

Par
Harley-Davidson LiveWire

          "- Electrique.
           - Et c'est Harley qui fait ça ?" Demandais-je
          "- Ouais et c'est une tournée dans le monde avec une seule date en France.
           - Bon je finis un truc et je te rappelle."

          Je raccroche et j'essuie le gras sur l'écran de mon portable. Faut dire que j'étais en plein inventaire de ma trousse à outils en prévision de mon futur voyage et que du coup j'avais les doigts tout noirs. Une bécane électrique....Je regardais mes clefs plates et autres tournevis avec bienveillance et pas mal de souvenirs me remontaient à cet instant. Je me souvenais lorsque j'avais dû intervenir sur mon carbu alors que j'étais quelque part en Bosnie entre la frontière croate et Sarajevo ou encore quand mon câble d'accélérateur m'avait lâché et que je l'avais remplacé devant un hôtel à touristes...
    
          Et je ne parle pas de toutes ces vidanges faîtes, de toutes ces vis qui ne voulaient pas se desserrer et de toutes ces situations qui font d'un motard lambda un poète hors du commun lorsque sa clef ripe sur un écrou et vient lui taper sur les phalanges alors qu'il fait bien froid. En général, juste après, est prononcée cette phrase si pleine de charme et de sensualité:

          "Merde c'est pas vrai !!! Mais qui a serré cette vis comme un taré ???? Ah ben ouais, c'est moi..."

          Et puis le moteur thermique au moins ça vit, ça vibre, ça chauffe ! Ca chauffe tellement qu'une fois, alors que j'étais en train de traverser Casablanca dans toute sa longueur et qu'il faisait plus de quarante degrés à l'ombre, il aurait été aisé de casser un œuf sur mon jean et d'attendre que l'omelette cuise.

          Une bécane électrique....

          D'un autre côté... Mon expérience de voyageur à moto m'a appris à m'adapter à de nombreuses situations et puis il faut dire que les essais auront lieu au centre Michelin de Clermont-Ferrand, un des joyaux de l'industrie française. Puis une bécane électrique, ben, j'en ai jamais essayé. Rien que ça, ça mérite le détour. On va voir ce qu'il a dans le ventre ce mixer...

          Une bécane électrique...

          Re-téléphone, re-tâche de gras sur l'écran et voix décidée :

          "Ouais c'est moi. C'est quand tu dis ? Le 26 juin ? Ok. Je prends"

          Jour J :

          Il est 10h30 lorsque j'arrive sur le centre d'essais Michelin de Ladoux, à une dizaine de kms au nord de Clermont-Ferrand. Je ne peux pas passer sous silence la grandeur de ce site. Déjà, l'endroit est immense. Il faut dire que ce complexe dédié aux essais de véhicules a une superficie de 450 hectares et comporte 20 pistes d'essais d'une longueur totale de 45 kms ! Il y a là de quoi tester tout ce qui roule dans n'importe quelle condition. Vraiment, ça en jette. De plus, Michelin est désormais en première monte sur la gamme Sportster et sur le project Livewire. Alors on peut le dire: cocorico !

          La journée s'annonce bien et, alors que je regarde le dédale de pistes de ce trésor de l'histoire technologique française, je ne peux m'empêcher d'imaginer toutes ces personnes qui ont planché sur telle ou telle avancée, ont fait des erreurs, ont retravaillé ensuite pour trouver des solutions et, après un nombre incalculable d'essais, ont trouvé une invention marquante qui allait leur ouvrir la porte vers la résolution d'autres problèmes et ainsi de suite. Tout cela pour que le quidam puisse aller au boulot, faire ses courses ou encore aller chercher le petit dernier après son match de foot. Et oui, si on peut faire tout ça, c'est aussi grâce à tous les anonymes des centres d'essais qui contribuent à faire évoluer la technologie. Un petit clin d'œil à leur encontre s'impose pour les en remercier.

          Mais revenons à nos moutons. A l'extérieur du site, il y avait le camion Harley avec presque tous les modèles de la gamme disponibles à l'essai. Petit café, petit croissant et petits pas autour des bécanes. Le soleil cogne. L'équipe est sympa et l'endroit pèse de par son histoire. Mécanique et humain. Je suis bien.

          La navette vient nous récupérer pour nous amener à l intérieur du site, directement au bord des pistes d'essais. L'ambiance est bon enfant. De nombreux journalistes et essayeurs sont là. C'est un peu intimiste et ça me plait. On s'arrête à côté du chapiteau ouvert où sont entreposés les prototypes. Aller, je vais le voir de plus prés ce sèche-cheveux.

          Bon, ami lecteur, tu l'auras compris en lisant mon intro, je suis un adepte de la 20w50, du cambouis et de la scie à métaux. Mais il faut être objectif pour un tel truc alors oui, je le dis, elle est belle. Un guidon large, un arrière fin, une selle à bonne hauteur et une finition sans accroc. Décidément, rendons à César ce qui est à César, elle est bien faite cette centrifugeuse à légumes. Mais bon, si ça suffisait pour me faire frissonner...

          Quelques mots du projet :

          Le PROJECT LIVEWIRE est un projet. Bon je sais, pas la peine d'avoir fait Polytechnique pour dire ça mais je développe : Harley a élaboré une moto électrique qui est encore à l'état de prototype mais à laquelle il suffirait de mettre une plaque pour la commercialiser. Ils en ont fait quelques exemplaires et leurs font faire faire le tour du monde avec des escales dans pas mal de pays afin de présenter tout cela et de les faire essayer pour recueillir les impressions, avis et autres critiques. On est dans une démarche qui est au dessus d'une simple présentation de proto mais en dessous d'une commercialisation officielle. On est quelque part entre les deux. Un coup de pub ? Peut-être...

          Allez, on décortique :

          Mon essai n'est que pour plus tard. Je prends quelques infos techniques et assiste à la conférence de presse. Alors voilà un peu ce qui compose la bête. On est sur un engin de 210 kgs pour une puissance équivalente à 74 chevaux. Un rapport poids/puissance qui est loin de celui d'une hypersportive mais qui n'est pas moche. Le cadre, lui, est un monopièce d'à peine plus de 6 kgs. Il existe deux modes de conduite (sélectionnables grâce au tableau de bord qui est en fait une petite tablette tactile où toutes les infos sont accessibles) : le mode sport et le mode standard. Le principe est simple ; en mode sport, tu accélères plus fort mais consommes plus ( avec une inévitable perte d'autonomie), alors qu'en mode standard, tu accélères moins fort qu''en mode sport mais du coup, ton autonomie est accrue.

          L'autonomie ? Parlons-en. 85 Kms en mode standard pour 3h30 de rechargement. Oui bon je sais, c'est pas énorme. Mais il faut dire que c'est un prototype. Ces valeurs là ne sont donc pas vraiment à prendre en compte pour l'instant ; et puis il y a de fortes chances pour que ces données soient améliorées si Harley commercialise ce modèle.
    
          Le simulateur en statique (en fait une Livewire mise sur une sorte de banc dyno) me fait écouter le bruit du bourrin. Parce qu'il y a un bruit ! En fait, d'après l'équipe technique Harley présente, le son est le résultat des bruits de transmission couplés avec la résonnance obtenue par le capot du moteur. L'ensemble fait penser un peu à une turbine. Pas déplaisant au final, même si il aurait été peut-être préférable de rehausser le niveau sonore pour s'inscrire réellement dans une logique de moto forte en décibels ; et éventuellement débrayable pour pouvoir en même temps avoir une machine totalement silencieuse. Et puis, c'est vrai que je préfère le bon coup de piston qui claque à la sortie du silencieux.

          Par contre, un détail marrant: le tableau de bord (la tablette tactile) côtoie les commodos sur le guidon et ces derniers reprennent la même typographie chère à Harley depuis de nombreuses années. Plutôt sympa comme effet. Ils ont même gardé l'icone "start" du démarreur mais qui, sur la Livewire, actionne en fait la mise en alimentation du moulin.

          Je vois les gens qui sont de retours des différentes sessions d'essais. Ils ont tous le sourire et semblent très satisfaits. Comment une sorbetière peut provoquer cette impression? Je commençais à avoir des doutes. Le moteur électrique serait-il à la hauteur de sa réputation ? Mon cher moteur thermique serait-il donc mis à mal par ce presse-agrumes ? Des dizaines de questions se bousculaient un peu dans ma tête mais il faut avouer que lorsque je voyais les personnes revenir, mes certitudes étaient mises à mal...

          J'entends mon nom dans le haut parleur. L'heure est venue de me préparer. Blouson, casque et tout le reste. Mon esprit est un peu embrumé mais je suis néanmoins heureux de pouvoir essayer cette chose. Idées bousculées. Vent de questions dans la tête et souvenirs de garage en toile de fond. Je lève les yeux: les sourires des autres essayeurs sont toujours présents. Je baisse la tête et enfile mes gants. J'aperçois alors sur le cuir, une petite tâche d'huile  de vidange que j'avais faite la veille....

          En route !
    
          Je m'installe. La position est typée roadster (ça, on s'en serait douté ! ) et plutôt agréable. En fait, tout ceux qui ont quelque chose qui ressemble à un GSR, un Hornet, un Z, une Street ou similaire ne seraient pas très dépaysés. Je tourne un peu la poignée et le lave-vaisselle s'élance. La bête avance doucement en fonction du dosage. Y a pas de surprise, c'est doux et intuitif. Un bon point pour ça.

          On rejoint la piste. Alors déjà, la conduite ressemble énormément à une moto classique. J'ai un peu l'impression que l'avant est très légèrement flou mais peut-être que cela est dû au fait que l'angle de fourche soit plutôt fermé. En tout cas, cette impression se fait sentir jusqu'à
 60 – 70 km/h et après, il faut bien l'avouer, c'est très équilibré. La prise d'angle est vraiment facile et le freinage....freine ! Bon, ok, on est peut être pas sur du mordant de Superbike, mais on est largement dans les standards que l'on peut attendre d'un roadster sportif.

          Petit bout sans courbe, rotation de la main droite. Hey ! Mais c'est que ça pousse en fait ce truc ! Pas de boîte à vitesse mais ce n'est absolument pas gênant. En fait, pour imaginer un peu la sensation, il faut penser à un roadster 600 quatre cylindres en ligne. On se met en quatrième à 2 000 tours et on essore. Qu'est ce qui se passe ? On sent le moteur qui tourne dans le creux puis se gonfle au fur et à mesure que le compte tours augmente. Vient alors la poussée et, si on continue d'accélérer, le moteur s'essouffle. C'est quand on sent cette poussée se manifester qu'on est au couple. Et bien avec le moteur électrique, c'est exactement cette sensation mais de 0 km/h à la vitesse max (bridée à 152 km/h sur le proto). Il n'y a pas de creux, pas d'essoufflement, pas de trou. Le bourrin pousse au maximum dés le départ jusqu'au bout. Une accélération digne de ce nom du début jusqu'à la fin. Vraiment plaisant.

          Un virage arrive, coupure des "gaz". Le frein moteur est très efficace. Toujours pour comparer avec notre 600 roadster, lorsqu'on arrive avant un virage en conduite normale voire un peu plus attaquée, on rétrograde pour trouver le bon dosage de frein moteur et s'inscrire en courbe.  Et bien c'est à peu prés ce frein moteur qui est automatiquement généré. Je ne touche pratiquement pas la poignée de frein. Il est temps de virer. Contre braquage naturel, la moto penche très facilement et je m'inscris en courbe comme avec n'importe quelle bécane joueuse. Regard vers l'extérieur du virage et je remets la sauce. La poignée est là aussi très bien dosée et c'est sans à-coups et naturellement que j'envoie la purée au gommard arrière.

          Ligne droite et re-purée. Ca re-pousse fort et pratiquement sans bruit à part celui du vent dans le casque avec en fond, au loin, un léger bruit de turbine qui s'estompe à mesure que la vitesse s'envole. Les suspensions faisant leur boulot, j'ai un peu l'impression d'être sur un tapis volant. Le sentiment de liberté est accru et j'ai parfois presque la sensation de voler.

          La route défile sous les roues et je sens un trés léger tiraillement de peau sous la barbe. Je réalise alors ce qui est en train de se passer: j'étais en train de sourire...

          Sur mon gant, je revois la tâche d'huile. C'est un peu différent depuis tout à l'heure...

          Prises de vue et photos. Tours de pistes et sensations puis retour au départ. Béquillage. Je descends de la moto. Oui, désormais, je l'appelle moto. Je donne mes impressions et vais boire un café. Je comprends alors la mine réjouie des autres essayeurs car j'avais la même.

          Imaginons le futur :

          Une bécane électrique... ca y est ! Je l'ai fait et j'ai été séduit. La moto électrique, lorsque les problèmes d'autonomie et de chargement seront résolus, semble promise à un bel avenir. Les sensations sont différentes de celles provoquées par un moteur thermique mais réellement plaisantes. Harley parle d'ailleurs d'une commercialisation d'un deux roues électrique (pas forcément la Livewire) vers l'horizon 2020. Il est vrai que si leur choix se pose sur un roadster, on peut imaginer que c'est avant tout pour séduire les marchés européen et asiatique, le territoire américain étant plutôt propice aux cadres typés Touring ou Cruiser. Il n'en reste pas moins que cette Livewire est vraiment réussie et trés aboutie pour n'être qu'un simple prototype. On est vraiment entre le début d'une aventure et sa commercialisation officielle. Et puis les moyens employés pour la faire découvrir autour du monde sont trop importants pour penser qu'il ne s'agit là que d'une simple présentation. Non, j'ai plutôt l'impression, mais cela n'engage que moi, qu'il y a d'autres idées derrières. Lesquelles? Seul l'avenir nous le dira.

          Et puis pourquoi ne pas imaginer qu'Harley sorte également une Livewire équipée d'un moteur thermique ? Elle serait alors une sérieuse concurrente à ce qui est proposé aujourd'hui. Une idée à creuser pour la Motor Company. Mais il faudra alors penser à mettre un moulin à la hauteur de l'attente des possibles clients et l'équiper d' une selle passager.

          Le soleil baisse un peu sur le centre d'essais. Derrière, les montagnes nous saluent. La Livewire a tenu ses promesses. Les sensations ne sont pas les mêmes qu'avec un moteur thermique c'est vrai, mais différentes et vraiment plaisantes. La sensation de liberté est vraiment mise en avant et on se sent couler à travers les couches d'air tout en gardant la possibilité de travailler ses trajectoires, ses freinages et ses remontées sur les potes, sujets intarrissables de conversation autour d'un verre à la fin d'une arsou... heu d'une balade.

          Le temps du retour à la maison :

          Il est temps de partir. La navette me ramène là où les modèles classiques sont présentés, à l'extérieur du complexe. On discute, on va faire un tour avec un modèle, on rediscute et on se salue. Il s'est passé un truc durant cette journée.

          Sur le chemin du retour, je ne peux m'empêcher de penser à toutes ces sensations découvertes, à toutes ces certitudes ébranlées et à toute cette journée. Mais Harley n'est pas le seul constructeur moto à faire de l'électrique...

          De retour chez moi, je regarde sur internet tout ce qui se fait et j'invite tout le monde à en faire autant  Bien-sûr, pour l'instant, il faut faire abstraction des autonomies pas encore trés intéressantes (sauf pour quelques rares modèles) et des temps de chargement aussi longs qu'un jour sans pain. Mais il sera possible de découvrir pas mal de petits constructeurs qui se sont lancés dans l'aventure avec le risque de tout perdre. Rien que pour ça, ils méritent notre respect.
    
          N'oublions jamais que chaque modèle dessiné, mis en vente, et conduit, est souvent le résultat d'une somme innombrable d'essais. Parfois synonymes de réussites, parfois d'échecs, et que derrières tous ces modèles ratés, mais qui ont permis l'émergence d'idées plus abouties, il y a des femmes et des hommes, des familles, des passions, des illusions, des rêves brisés… Et même parfois, j'en suis sûr, des larmes versées sur le parvis d'un entrepôt rempli de pièces encore non commercialisées.
          Gardons toujours cela à l'esprit. Car c'est de ces aventures, tantôt heureuses ou tantôt malheureuses, que naîtront aujourd'hui les motos de demain.
    
          Je rentre la voiture au garage et retrouve ma trousse à outils. Les clefs plates et autres tournevis n'ont pas bougé. Il y a toujours entre ces ustensiles des souvenirs profonds et de l'expérience acquise. Pourtant, je ne me sens pas triste. Non. Dans quelques décennies, il ne sera peut-être plus nécessaire de faire une vidange moteur ou de démonter une bougie mais je garderai tout de même mes pinces et autres accessoires. Pourquoi ? Parce qu'ils me serviront à d'autres choses. A monter des valises, à régler la position des cales pieds pour pouvoir rouler sans avoir trop mal aux genoux, à monter des accessoires divers voués à améliorer les longs trajets ou les balades, etc...    

          Bref, même si le moteur thermique est mis à mal par cette expérience, le boulon, lui, semble promis à un bel avenir. Et puis qui sait, on ne parlera peut-être plus de richesses de carburateurs, de courbes d'injections ou d'admissions directes mais de transformateurs plus efficaces, de gestionnaires de puissances ou de rhéostats plus costauds. Un plaisir différent oui, mais un plaisir tout de même animé par le même désir de ne jamais se satisfaire du clef en main, d'essayer, de se tromper, de se faire railler puis, au bout de plusieurs mois d'essais, trouver LA configuration qui permettra de ne pas avoir une moto, mais SA moto.

          ...Sur mon gant, toujours la même trace de gras et le souvenir de ce pompiste marocain dans la banlieue d'Agadir qui avait commencé à remplir mon réservoir avec du gasoil...
    
          Au final, peu-importe si ton bateau est à moteur ou à voile. Si t'es un marin, t'es un marin. Les techniques pour naviguer et celles pour bien s'inscrire ou sortir de courbes sont différentes, le mode de transport change mais le regard sur l'océan est le même que celui que tu as lorsque tu enfiles ton cuir. Electrique ou thermique ? La question se pose...


          Mais rouler, ça, oui, toujours !

A.Bonnet - Photos constructeur / Michelin / A. Bonnet

Ajouter vous aussi un commentaire sur "la Harley-Davidson LiveWire 2015"
Gagnez du temps, créez vous un compte et postez tant que vous voulez !
Pseudo :
Votre E-mail :
Notez cette moto :
Bof - 2 - 3 - 4 - Top
Titre :
Commentaire :