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Découverte du gros twin nerveux

Suzuki TLS 1000
 
Suzuki

Essai de la Suzuki TLS 1000

          Un de mes premiers essais et articles ; soyez indulgents...

          Le soleil est apparu timidement et la température ne dépasse pas les 3°... Pas vraiment les conditions idéales pour savourer le TL. Mais l'envie est trop forte ! Je laisse ma 650 SVS devant la boutique et piaffe d'impatience : sa grande soeur est là et va me dévoiler ses charmes. Physiquement, ce sont presque des jumelles - tête de fourche, selle, cadre treillis, aspect général, c'est très proche - mais les doubles pots, la fourche inversée, le gros pneu arrière, l'absence de poignée passager et surtout, le gros V-twin... HHHmmmmm ! Ca sent bon le sport !

          Contact. D'emblée, le martèlement du twin envahit la rue - les pots d'origine ont été remplacés par des Devil. Avec ça, on t'entend arriver à 5 Km (même si t'es sourd). On va y aller doucement pour que le moteur chauffe et puis, on est en ville. Ce qui permet de savourer la souplesse du moulin : très souple et coupleux en bas, c'est un régal... merci l'injection. La position de conduite est étonnamment bonne pour une machine de ce genre et l'entre-jambes est très étroit, pratique pour étrenner la bête. Sortie de la ville, 80° dans les pistons, Tilt... GGAAAAZZZZ !!! Les chevaux déboulent et les aiguilles partent à l'attaque. Mais ces chevaux sont bien élevés et semblent se laisser maitriser. Aucun rapport avec l'arrivée presque brutale de la puissance d’une 600. Ici, la est présente de partout et ça envoie du gros de 3000 à 11000. Mais quand tu vois un chiffre largement interdit sur le compteur alors que tu viens juste d'ouvrir en grand, tu te dis : "nom de dieu, c'est dingue, dingue, ddiiinnnggguueee, mais c'est trop bon..." 5eme, le rapport passe avec un petit claquement sec : la boite est un régal - rapide, précise, la sélection est très directe. Ça pousse toujours autant et la 6eme vient vite prendre le relais. Aiguilles à droite - l'horizon de la route s'obscurcit et m'empêche de gouter à des vitesses largement prohibées. Ce n’est que partie remise.

          Les freins se rappellent alors à mon bon souvenir : Puissants et dosables, ils manquent toutefois de mordant (ça doit être la maladie des Suzuki), mais suffisent à te balancer la tête dans les compteurs. Malheureusement, la route sinueuse qui se profile à cet instant du parcours est encore humide : l'attaque dans les virolos est fortement déconseillée. Dommage. Retour au stand. Remerciements et pétillements dans les yeux. C'est bon les instants de magie !

M.B - Photos constructeur

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