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Essai de la Royal-Enfield 350 Meteor

Essai de la Royal-Enfield 350 Meteor

Royal-Enfield 350 Meteor à l'essai
          
La Meteor est le nouveau modèle phare de la marque Royal-Enfield. La première du nom, datant de 1952, revient sur les routes ; et pour cela a été remis au goût du jour, avec un petit côté rétro/vintage invitant à « l'easy cruising ». C’est la promesse d’une escapade au fil du temps : elle nous emmène le long d’une rivière en Russie, d’une chaîne montagneuse d’Himalaya ou d’une traversée des champs de Toscane au printemps. Mais tiendra-t-elle ses promesses ? C’est ce que nous sommes partis vérifier au pays des moulins et des tulipes : les Pays-Bas.

           Profitant d'un tout nouveau cadre de châssis à double tube diagonal, cette nouveauté profite des dernières technologies mises en place chez cette marque, vieille de 120 ans : faible consommation, prise en main facile, feux LED.... Du haut de son mètre 40 sans les rétroviseurs, la Meteor a tout pour plaire. L'équipe de MP a donc répondu présent pour un essai en avant-première !

Essai de la Royal-Enfield 350 Meteor

           Et la première rencontre ne m'a pas déçue. La finition et le soin apportés à cette moto en font un bel objet scintillant et pétillant à travers les 3 modèles disponibles selon les options. Tout d’abord, la Fireball. Ce modèle de base est proposé en jaune ou en rouge, sans la bulle touring, le sissy-bar et l’échappement chromé qui sont présents sur la Supernova. Celle-ci est la version la plus complète, présentée en bleu azur ou marron scintillant. La Stellar en noir mat, est le modèle milieu de gamme comprenant le sissy-bar et l’échappement chromé mais pas la bulle de protection au vent. Ces couleurs lumineuses font de cette moto, un objet qui aurait toute sa place dans les bars à cigare, lieu de prestige et d'élégance, respectant ainsi la classe à l’anglaise.

           Passons au-delà des apparences et rentrons dans le vif du sujet : que cache cette Meteor sous ses aspects charmeurs ? Prenons donc place derrière son guidon. Celle-ci se révèle bienveillante, douce puisque tout en rondeurs. Cette sensation est confortée lorsque l’on prend place dessus. Cette moto a été pensée pour des personnes de petites et moyennes tailles avec une selle à 765 mm de haut. Mon mètre 70 pose les 2 pieds à plat, provoquant ainsi une mise en confiance instantanée, ôtant tout problème pour les manœuvres sur goudron ou graviers sur la pointe des pieds. Attention cependant à l’échappement chromé, dont la chaleur risque de ne pas faire bon ménage avec un mollet de motard ou motarde. Les personnes de plus grandes tailles pourront être gênées par les sigles en relief apposés sur le réservoir de la Stellar ou de la Supernova.

Essai de la Royal-Enfield 350 Meteor

           Cette moto n'intimide pas, elle rassure de par la position que l'on a dessus : dos droit et mains légèrement écartées, mais aussi par ses courbes rondes, réconfortantes. Les boutons de commodos pour le démarrage et les feux, les rétroviseurs, offrant une bonne visibilité et facilement réglables ou encore le bocal de liquide de frein sont ronds et siglés Royal Enfield. Ici, pas d'arrêtes saillantes, tout est mis en œuvre pour vous charmer. La ligne du réservoir de 15 litres se perd dans la selle confortable pour se terminer sur le petit sissy-bar. Une fois en route, le monocylindre s'exprime calmement, ne provoquant pas de vibrations à l'arrêt. Cette moto permettra aux motards et motardes débutants en 2 roues, puisque compatible A2, de prendre la route en confiance tout en gagnant en expérience.

           En ville, la moto se manie divinement bien : on slalome facilement dans les petites rues ou entre les voitures aux feux. La moto semble légère alors qu'elle affiche tout de même un joli 191 kg sur la balance (poids en ordre de marche) prouvant ainsi que le poids est bien réparti. Même lors des manœuvres, la moto se manie simplement. La position est intuitive, le son du moteur ne fatigue pas et les vitesses passent avec douceur. L’écartement des leviers est idéal pour mes mains de fille : j’attrape les leviers de façon naturelle sans forcer ni me poser de questions. Le levier d’embrayage est souple, ce qui est un gros plus pour une utilisation citadine de la Meteor.

Royal-Enfield 350 Meteor à l'essai

           Particularité toutefois à signaler, le sélecteur 2 branches au pied au lieu du traditionnel sélecteur d’embrayage qui équipe quasiment toutes les motos du marché. L’embrayage talon/pointe fonctionne assez simplement : la 1ère se passe avec la pointe du pied vers le bas et pour monter les autres vitesses, c’est toujours vers le bas mais avec le talon cette fois-ci. Pour « descendre » les rapports, il suffit de monter le sélecteur normalement avec la pointe du pied. Cette particularité a été une découverte pour moi et pourra également l’être pour d’autre par rapport aux autres motos et notamment celle des moto-écoles. Déstabilisant au premier abord, celui-ci se prend facilement en main. Il est tolérant et souple permettant au conducteur de passer les 5 vitesses intuitivement et de profiter ainsi du couple à bas régime pour repartir en seconde à un feu en ville. Les routes pavées ou peu entretenues ne seront plus une source de douleurs avec les suspensions souples qui équipent la Meteor. Elles préservent le confort du conducteur mais on sent qu’elles ne sont pas faites pour les arsouilles entre copains. Une fourche télescopique de 41 mm avec un débattement de 130 mm gère l'avant, tandis que des amortisseurs à émulsion à double tube avec précharge réglable en 6 étapes équipent l'arrière de la moto. Que ce soit en solo ou en duo, les amortisseurs ne claquent pas - leur course est suffisante, contribuant ainsi à cette sensation d’aisance et de légèreté.

           Le principal compteur de la Meteor 350 mélange une partie digitale et une partie analogique. La vitesse est indiquée sur l'extérieur pour la partie analogique, en km/h ou en mph. S’affiche ensuite la jauge d'essence, facilement identifiable et visible en demi-cercle, puisqu’au sommet de l'écran digital. Celui-ci indique également, l'indicateur de vitesse, l'heure, le mode « éco » suivant la conduite et le nombre de kilomètres réalisés. Lors de l'essai réalisé en ville et à la campagne, et petit passage sur l'autoroute, le monocylindre de 349 cm3, 4 temps, refroidi par air-huile, s’est montré d’une redoutable frugalité. J’ai pu constater que cette moto ne consommait pas grand-chose, comparé à certaines machines beaucoup plus gourmandes de la même catégorie. En effet, après une centaine de kilomètres, la jauge n’avait toujours pas bougé - Le style de conduite a aussi pas mal contribué à cet appétit d’oiseau. La marque annonce d’ailleurs une consommation moyenne de 2,9L au 100.

Royal-Enfield 350 Meteor à l'essai

           La Meteor 350 est équipée d’un second compteur digital : le nouveau système de navigation « Tripper » de Royal Enfield. Ce dispositif de navigation, très simple d'utilisation, indique virage après virage la direction à prendre. Il suffit tout d'abord de télécharger l'application « Tripper » sur son smartphone (en anglais pour le moment), d'activer le Bluetooth afin de le relier à la moto avant le démarrage de celle-ci ( le casque en haut à droite de l’application passe au vert), puis d'entrer son adresse de destination et de se laisser guider. Les instructions s'affichent sur le compteur successivement en fonction de notre avancée : une flèche rouge pour un virage à droite ou à gauche avec l'indication de la distance restante avant de tourner, une flèche droite quand il faut aller tout droit, etc. Au fur et à mesure qu’un virage approche, la flèche devient noire, permettant de savoir avec précision où tourner sans trop se poser de questions, surtout en ville. L'instruction de gauche est la direction immédiate à suivre alors que le symbole de droite, plus petit, est l'instruction pour le virage suivant.

Royal-Enfield 350 Meteor à l'essai

           Il est également possible de connecter le téléphone à son système de communication de casque afin de profiter aussi des instructions dictées qui renforcent l'aide à la navigation. Plus besoin ainsi d'agrémenter sa moto d'un support de téléphone disgracieux, celui-ci se range sagement dans une poche. Ce compteur de plus petite taille par rapport au compteur de vitesse est très bien positionné et permet en un coup d'œil rapide de visualiser les instructions indiquées en rouge et noir sur fond blanc. Lumineux dans les tunnels, il saura se lire aussi bien de jour que de nuit. Utilisant la fiabilité de la plateforme Google Maps, les données de navigation sont constamment à jour. Lorsque l’application n’est pas lancée, ce compteur digital indique l’heure.

           Le freinage de la moto est assuré par 2 disques de frein de 300 mm avec étrier flottant à double piston à l'avant et de 270 mm à simple piston à l'arrière, sachant se faire tendre au début puis plus mordant à l'approche de zone d'arrêt. La Meteor est également équipée d'un système ABS Dual Channel.

Essai de la Royal-Enfield 350 Meteor

           Sur voie rapide, la moto atteint les 120 km/h sans trop de difficultés et reste stable. On            passe même la 5ème mais cette vitesse ne sert que pour diminuer la consommation d’essence. En effet, celle-ci est assez creuse, contrastant avec les autres vitesses bien plus punchy. La bulle touring avec les armures métalliques, rappelant les motos des années 70, protège bien du vent et peut être remplacée par une bulle teintée, disponible en option. Une incompréhension d’échange de bécanes au feu rouge m’aura empêchée de pouvoir comparer avec la Stellar, modèle sans la bulle de protection ; qui, je suppose, doit forcément plus tirer sur les bras à hautes vitesses (tout est relatif ;-). Plusieurs accessoires sont d’ailleurs disponibles pour agrémenter la Meteor 350, tel que de la bagagerie, différentes selles ou des protections moteur. Les Pays-Bas sont réputés pour leurs tulipes, moulins et autres spécialités (spéciales) culinaires, mais pas pour leur dénivelé. Je m’interroge toutefois sur le comportement du moteur, sur sa force, en fonction du chargement. Si la Meteor venait à devoir gravir une montée comme celle de l’Alpes d’Huez ou un tout autre col des Alpes, pas sur que le mono soit bien vaillant...

           Niveau duo, la place du passager est étroite mais confortable et à plat. On ne glisse pas vers le conducteur, et donc on ne le gêne pas. La position des jambes pourra faire apparaître quelques désagréments au fil des kilomètres avalés, puisque les pieds sont trop en retrait par rapport aux genoux qui se sentent engourdis. Le sissy-bar disponible sur les modèles Stellar et Supernova cale le bas des reins et empêche de glisser en arrière mais est un peu trop dur au fil du temps et devient vite assez inconfortable. Les poignées sont situées trop sous les cuisses et à moins de faire une taille 34 (et encore), elles ne servent pas à grand-chose. Nous conseillerons donc cette moto plus pour les solitaires ou pour de petites balades en duo. A voir si de plus petites personnes seront installées plus confortablement pour les jambes.

Royal-Enfield 350 Meteor à l'essai

           La Météor 350 est une très belle moto, compatible pour les permis A2, répondant aux normes Euro 5, et permettant de circuler en ville grâce à la vignette Crit’Air1 (exigée par certaines capitales européennes) ciblant les nostalgiques des motos des années « Chips » expérimentés ou non, afin de dévaler le bitume avec une moto financièrement accessible (de 4 090 € pour le modèle Fireball jusqu’à 4 390 € pour la Supernova). Elle sera parfaite pour se substituer à certains scooters ou 125 aux prix plus élevés circulant en ville, donnant ainsi une jolie classe à l’anglaise.

par Céline V.
Crédits photos : Céline V. et Royal-Enfield

Avis

exceptionnel

Ce que je vois c'est une belle moto, bien fini avec toute la technique des motos de maintenant. Par contre la vitesse de pointe n'a pas évolué depuis 70 ans pour une 350. Mon 1er gros cube en 1965 était une BSA 1948 qui filait à 120, la Jawa de mon copain de 1954 filait aussi à 120 ainsi que mon 2e gros cube 350 Motobécane filait à 120. Bilan 70 ans de progrès ... technologique mais les mêmes performances cette moto doit être vendue 2000 euros voir 3000 euros pas plus !!! Répondre à Jo Keck

izi
moto pour débutants sans intérêt Répondre à izi

Achetée il y a 3 semaines mon avis est le suivant : Look réussi et belle finition compte tenu de son prix très modeste ! Faible puissance mais compensée par un couple présent dés le bas régime et de toutes les façons cette moto est faite pour cruiser tranquillement. Donc les énervés de la poignée droite devront voir ailleurs ! Seul bémol : les suspensions arrières qui tapent très vite et rendent la machine inconfortable. Dommage car la fourche est bien amortie.... Sinon malgré son poids elle se manœuvre facilement car le centre de gravité est bas. En résumé petite moto qu'on choisira pour une deuxième monte ou si l'on débute en 2 roues ! Répondre à jlouisia

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