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Comment perdre une V-Max au milieu de 771 autres ?

Yamaha 1700 V-MAX CARBON

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Yamaha

Essai de la Yamaha 1700 V-MAX CARBON

          Les soirées les plus amusantes sont souvent celles organisées en dernière minute. Voilà ma réflexion lorsque je me décide quelques jours avant le 30ème anniversaire de la Vmax à rejoindre Oberbronn pour 48 heures.

          Comment perdre une Vmax au milieu de 771 autres ?

          Allez, le compte à rebours est lancé, la moto est OK, j'ai eu la riche idée de me réserver une full carbone pour une semaine.

          Pour l'itinéraire, j'ai droit à deux heures de batterie avec mon GPS, il faudra le déclencher au bon moment !

          Je me lance sur Facebook pour trouver un lit pour la nuit du samedi. 2 ou 3 mails plus tard, Adrien, membre du "Vmax, le club – Paris", me propose de partager le sien. "En tout bien tout honneur et si je ne ronfle pas" me dit-il.

          Il avait certainement peur de ne pas s'entendre ronfler si j'avais plus de volume que lui ! En tout cas, encore un grand merci à mon logeur.

          Samedi matin, 7 heures, je charge légèrement la moto avec un sac de selle, je fixe mon porte GPS, je fais le plein et c'est parti pour 420 bornes.

          Le 1700 est étonnamment confortable, j'ai eu le bon reflexe d'aller m'acheter un accélérateur de paume, histoire de pouvoir me reposer la main. Ben oui, lorsque l'on déjà eu les deux mains cassées (ah, la moto !), il faut anticiper les picotements lors de longs trajets autoroutiers.

          À peine arrivé dans le sud de la Belgique et malgré ma conduite douce, surprise, le témoin d'essence s'allume ! J'avais oublié que le big V2 a un réservoir de 15 litres ! Bon, premier arrêt, la Vmax n'a rien perdu de son pouvoir d'attraction, plusieurs personnes viennent me féliciter pour ma superbe moto.

          C'est vrai que magnifiée dans cette version carbone et équipée de deux sorties Akrapovic, elle en jette "ma" petite Vmax.

          Je passe la frontière et me voilà rapidement sur les autoroutes allemandes. Je commence à faire parler la poudre. Les 200 chevaux annoncés sont bien présents, mais facilement exploitables. À 100 km/h en 5ème, il suffit d'une petite rotation de la poignée de gaz pour accrocher le 200 !

          Le retour à la réalité est très rapide lorsque je sens mon sac de selle se désolidariser de la moto... Whoho, on se calme ! Bon, de toute façon le voyant de réserve s'est de nouveau allumé. Un petit détour pour trouver une pompe et, bon celle-là il faut que je vous la raconte...

          Après avoir fait le plein, je reprends l'autoroute dans l'attente d'une sortie me permettant de faire demi-tour et de reprendre la bonne direction. En Allemagne, contrairement à chez nous, il n'y a qu'une sortie toutes les 10 à 15 bornes et lorsque j'arrive enfin à cette sortie, bingo, des travaux dans l'autre sens. Après avoir affolé mon GPS et avoir tapé dans sa batterie (rappelez-vous que je n'ai que 2 heures de jus), je trouve enfin la sortie suivante. Bilan 40 km de détour, ironie du moment, quand  je repasse enfin devant la pompe j'ai déjà perdu une barre de la jauge à essence...

          Après 350 bornes de calvaire sur autoroute, j'attaque enfin la dernière partie de mon périple avec en cadeau 60 bornes de petites routes, le pied !

          La seconde génération de Vmax est nettement plus civilisée. Elle pousse (avec 200 Ch et 17 mkg à 6500 tr/min qui l'eut cru !) mais surtout maintenant, elle freine. Je me régale sur ces petites routes, le 1700 répond toujours présent, la moto se balance de virage en virage, il faut juste faire attention de ne pas être trop optimiste avec la poignée de gaz, la vitesse atteinte est souvent surprenante.

          Oberbronn, me voilà !

          Au fur et à mesure que je m'approche de mon point de chute, je commence à croiser de plus en plus de Vmax, ça commence à sentir l'écurie. Les organisateurs ont trouvé un truc infaillible pour repérer l'endroit de loin, ils ont suspendu une Vmax 1200 sur une immense grue, ça donne le niveau.

          J'arrive au camping, il y a plein de Vmax partout. Première surprise l'inscription et l'accueil se font en anglais ! Bon ça va, je me débrouille mais j'ai quand même eu l'occasion de suivre l'une ou l'autre conversation lunaire entre des Anglais d'Angleterre et des Français de France.

          Après m'être fait délester de quelques deniers, j'ai le droit de rejoindre le parking principal. Bon, je vous décris la scène : un champ, quelques tentes, plusieurs préparateurs, un monteur de pneus (et oui, ça burn sec dans les concentrations) et 772 Vmax. Je dois avoir la moto la plus stock du lot. Des moteurs de 385 Ch, des pneus de dingue, des peintures en relief, partout ça sent la préparation de fou.

          Je me mets à la recherche de mon logeur, quelques SMS plus tard, on se trouve. Pas évident au milieu de plusieurs centaines de personnes. Je découvre le chalet dans lequel je vais passer cette nuit salvatrice.

          En  bon vieux routard de ce style de concentre, je m'envoie d'entrée une bonne sieste d'une heure. Bien m'en prit, le reste de l'après-midi, de la soirée et de la nuit sera une alternance entre : discussions autour de la moto, bières, réunion de "Vmax, le club", champagne, découverte d'accessoires pour la Vmax, apéro avec le Vmax Portugal et après on a bu !

          Tout cela pour dire que j'ai été franchement charmé par cet accueil naturel de toute la famille Vmax, les différents clubs sont tous prêts à accueillir un petit Belge. Pas de sectarisme même si je n'étais pas vraiment un des "leurs". J'ai découvert une vraie bande de passionnés, des gars qui ne vivent que dans l'esprit de la Vmax. Sur place, je pense qu'il y avait 80 % de 1200 et malgré cela les pilotes de 1700 n'étaient pas regardés de manière différente. Un bel esprit, bravo !

          Le retour du dimanche se fera sans trop d'encombrements mis à part une panne sèche évitée de peu. J'ai réussi à mettre 14,83 l dans le réservoir, il était vraiment temps que je trouve une station.

          Encore merci à tous et surtout à Adrien pour m'avoir accueilli si naturellement.

          À bientôt

          Oli le Belge

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