L’une des particularités de l’endurance par rapport aux courses de vitesse, c’est la nécessité de passer aux stands pour ravitailler. Une opération régulière qui va du simple plein de carburant au changement complet de pneumatiques et de plaquettes de frein. Mais en chronométrant les ravitaillements dans la vidéo ci-dessous, vous avez dû vous demander pourquoi les machines en EWC ne mettent que 20 sec alors que celles en Superstock sont proches de la minute… voire davantage.
Jetons un coup d’œil au train avant, l’endroit où se déroule le plus de travail durant un ravitaillement complet. Pour dégager la roue avant, le (ou les) mécanicien (s) doit d’abord retirer l’axe de roue, parfois en dévissant auparavant une ou plusieurs vis à l’extrémité de la fourche. Mais comme il est interdit d’apporter des modifications au niveau de la fourche et du garde-boue, il est impératif d’enlever les étriers de frein pour pouvoir retirer la jante. Un cliquet à angle pneumatique permet de rapidement dévisser et revisser les vis des étriers. Mais l’opération complète dure facilement plus de 40 secondes. Si un changement de plaquettes est nécessaire, on profite de ce démontage pour virer l’étrier et le remplacer par un autre équipé de plaquettes neuves. Des raccords rapides de durites type Staübli permettent d’ôter l’étrier de sa durite sans perte de pression dans le circuit hydraulique.
En EWC, la fourche n’a plus grand-chose à voir avec l’origine. Elle est d’ailleurs systématiquement remplacée par un modèle haut de gamme. Le règlement offrant plus de possibilités de modifications, les bras de fourche sont équipés de jeux de guidage permettant aux étriers de devenir libres sur leur axes de rotation quand la jante se libère du train avant. Pour l’opérateur, plus besoin de retirer les étriers – le changement de roue avant passe du coup à 5 sec.
L’arrière se manipule différent, l’étrier de frein étant beaucoup moins problématique. Le principal souci, c’est la couronne et la chaine de transmission. Après avoir retiré l’axe de roue, il faut dégager la chaine de la couronne, puis changer la roue, faire gaffe aux entretoises tout en calant le disque de frein dans l’étrier (à remettre en place lui aussi) en mettant la nouvelle roue, puis ré-engager la chaine et remettre l’axe. Un coup de clé à choc et c’est bon. Et tout ça dure une bonne vingtaine de secondes quand l’opérateur agit rapidement et sans erreur.
Voyons le système en EWC. Là aussi, un système de changement rapide est autorisé par le règlement, permettant une opération extraordinairement plus simple et plus rapide. La roue arrière peut se désolidariser de la couronne (cette dernière reste en place sur le bord intérieur du bras oscillant), ce qui permet d’avoir juste à sortir l’axe, changer la roue, et remettre l’axe. Là aussi, l’opération se fait en 5 secondes.
Vient la dernière opération, la plus courante : le plein de carburant. Sur ce terrain, EWC comme STT utilise un système de derrick s’emboitant sur des vannes aviation. Les chronos y sont identiques, soit 3 secondes pour 24 litres d’essence. Le plus long étant d’apporter les vannes jusqu’au réservoir, enclipser le tout, et se retirer une fois la machine remplie. Comptez quelques secondes par ci par là pour le béquillage, la descente du pilote, une série de contrôles, le dé-béquillage, la montée du nouveau pilote, et le coup de démarreur qui s’avère souvent joueur.
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Et avec les explications et la vidéos, facile d'identifié le type de machine. Note : 3/5 Répondre à bimo