La nuit sur Magny-Cours fut le théâtre d’une lutte sans temps mort entre le GMT 94 et le SERT. Avec le team Michelin maintenu à distance et le YART distancé de grandes encablures, les 2 acteurs fétiches de l’Endurance avaient le champ libre pour une partie d’échecs sur le terrain de l’arsouille. Les deux écuries connaissent bien le Bol et l’ont gagné auparavant. Elles ont tour à tour pris la tête à de maintes reprises, poursuivies d’un écart qui est resté incroyablement faible pendant des heures. A 5 heures du matin, les stands grouillent de vie tandis qu’une grosse quarantaine de machines chantent l’arsouille sur la piste noire. Partout ailleurs, le calme a envahi l’espace. Le Bol se jouera t’il entre la Suzuki et la Yamaha ?

Certainement pas. A 5 h 06, la R1 94 s’arrête au stand pour une surchauffe moteur. Rapidement, on repense au problème de radiateur qui a couté très cher au GMT lors des 24 heures du Mans. L’équipe de Christophe Guyot s’affaire, pare au problème, et relance la machine sept minutes plus tard. Du coup, le GMT laisse filer le SERT et se retrouve en 3eme position derrière la CBR Michelin. L’incident est clos… pendant 1 heure. 6 heures du mat’ – ça sent le roussi. Erwan Nigon fait part au team d’un nouvel incident de chauffe. Une petite heure plus tard, la Yamaha officielle rentre au stand pour changer le radiateur, perd encore 7 minutes, et dégringole à la 5eme place. Hélas, ces efforts sont vains : Le GMT 94 abandonne quelques minutes plus tard (7 h 13) suite à un joint de culasse flingué.

Du coup, les cartes sont redistribuées. L’acharnement du YART et sa progression constante lui ont permis de croquer la Kawasaki n°11 peu avant 7 heures, et l’abandon du GMT replace l’équipe autrichienne en 3eme position. Alors que le soleil s’est levé sur la Nièvre, mieux vaut ne pas se précipiter sur les pronostics. Le Suzuki Endurance Racing Team mène la danse actuellement avec 590 tours couverts ; le Michelin Power Research Team est à 2 tours derrière, le Yamaha Austria Racing Team à 4 tours. Personne n’est à l’abri : le moindre pépin sur l’une des machines changera la config du podium. A plus de 6 heures de la fin de la course, la pression ne se relâche pas.

Derrière sa barbe verte, on trouve Patrick Maccio qui peut avoir le sourire. Son équipe mène toujours le classement Superstock, avec 4 tours d’avance sur la GSX-R 1000 Joe BAR team. Cette dernière est toujours chaudement poursuivie par l’équipe du Qatar. Discrète mais constante et progressant à petit pas, la BMW S 1000 RR pointe en 13eme place, position qui n’a quasiment pas bougé de la nuit. L’autre européenne, la Ducati 848 du DERT, est toujours en piste, voyageant entre la 31eme et la 37eme place.
Grosse déception pour la courageuse METISS, ce prototype qui défend fièrement depuis plusieurs années son étrange train avant. La n°45 était parvenu à se hisser à la 15eme place. Une casse moteur à 3 heures et demi du matin ruine les efforts de l'équipe. Le pilote ramène le proto en le poussant jusqu'au box. Une inspection minutieuse ne sauvera pas la machine ; l'équipe déclare forfait peu avant 4 hrs.

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Merci Bimo - c'est à présent modifié ;-) Note : 3/5 Répondre à Greg
"Alors que le soleil s’est levé sur la Vienne....."
Je crois savoir qu'il c'est lever également sur la Nièvre ;)
Pour le reste, on y est plonger !!! Note : 3/5 Répondre à bimo