Fin Aout avait lieu le second rendez vous du club Bimota France, un rendez vous en terres noires puisque cette année, le club se retrouvait sur le circuit de la Châtre, non loin de Châteauroux. Un petit circuit qui permet de se faire plaisir, d'appréhender le sinueux de la piste, voir pour quelques uns d'arsouiller sévère !Cette année, je me suis invité parmi le club pour prendre la tension, ou plutôt, le président [PhiPhi pour les intimes] m'a convié à la bonne ambiance du groupe afin de suivre le noyau Bimota France dans ses activités.Le jeudi 22 Août, je me suis donc présenté sur le circuit alors que l'équipe organisatrice était à pied d’œuvre pour monter les différents chapiteaux et autres équipements. C'est pas moins de 40 personnes qui étaient tout de même attendues, pour quasiment autant de moto. A peine arrivé, un grand nombre de motos étaient déjà alignées, les Bimot' d'un coté, et les « exotiques » de l'autre. On ne mélange pas les torchons et les serviettes, hein PhiPhi !


Vendredi matin, 7h30, le staff est déjà sur le pied de guerre et a déjà sorti documents, ordinateurs, alors que le compresseur et les béquilles d'atelier prennent place sous les barnums faisant office de garage. Tout le monde se relais dans une bonne ambiance malgré le frais matinal de la région. 8H40, Rémy prend les commandes et commence à prodiguer les bons conseils de pilotage, les règles et autres informations importantes pour le bon déroulement de cette journée. 9H10, c'est alors que tout le monde est encore aux aboies, Moumoune s'écrie « Dans 5 minutes, c'est parti pour les confirmés ». Ayant anticipé le coup, j'étais déjà en train de m'échauffer dans ma combinaison. Enfin échauffer, c'est un bien grand mot, car je n'aurais vu que Raph s'échauffer avant de s'élancer et calmer tout le monde au guidon de son APRILIA RSV1000.La première séance permet de chauffer les pneus, mais surtout la piste et les bonhommes, car malgré le beau soleil, il fait bien frais. Vient ensuite le tour des « débutants », mais au vu de ce qu'ils font, il s'agit plutôt d'un niveau intermédiaire. Les chronos sont bons, les positions pas mauvaises du tout et malgré des trajectoires encore aléatoires, c'est un très bon niveau qui s'annonce parmi tous ces pilotes amateurs. Les Bimota côtoient les Européennes et Japonaises. Tout se passe pour le mieux pour tout le monde. Même dans le troisième et dernier groupe, où l'on retrouve Nathalie, Véronique et Phiphi. Ce dernier profitant de la piste pour se faire une balade tranquillement, visière ouverte, sans jamais forcer ni prendre de l'angle. Phiphi n'est pas un grand fou, il est là pour profiter et ménage sa monture qu'il affectionne beaucoup. Sa DB4 tourne encore très bien et il compte bien la faire tenir encore longtemps. Tous trois guidés par nos marshals Moumoune et Moumoun.Après trois séries chacun, vient la session spéciale Bimota où seules les italiennes de Rimini ont le droit d'ouvrir. L'occasion de voir la HB4 à l'oeuvre. Vincent ne prendra jamais le moindre risque avec, mais rien qu'à entendre la moto pousser ses hurlements et la voir s'envoler dans la ligne droite, tout le monde est une fois encore en contemplation devant ce jouet. Un jouet, car aux dires de Vincent, c'est une moto très facile à piloter, malgré sa boite inversée, son électronique et sa puissance.12H, tout le monde s'arrête pour se retrouver autour d'une même table et se reposer, l'occasion d'échanger ses impressions, de discuter de Bimota, de l'importateur nouvellement changé.Je ne vous cache pas que j'aurai bien apprécié une petite sieste, mais avec les discussions et la bonne ambiance, je n'ai pas vu l'heure et c'était déjà le moment d'y retourner.
L'après midi, les sessions dans l'ordre inverse, et toujours sous un magnifique soleil, tout s'est une nouvelle fois très bien passé, deux joyeux lurons ont voulu goûté du gazon, sans gravité fort heureusement, et même la GS650 a goûté au bitume. Seule chute de la journée, sans le moindre souci pour son pilote, ni pour la moto, rien à déplorer. Il a même pu repartir sur les chapeaux de roues et continuer son petit retaillage de cales pieds. Un style bien à lui, avec une moto vraiment pas faite pour cet exercice. Des pneus crampons, très haute sur ses suspensions, et surtout une position de conduite très droite, sans déhanchement.
Une très très bonne journée pour l'ensemble du groupe, les sourires et les coups de soleil étaient au rendez vous. Le soir venu, la grande majorité du groupe s'est retrouvé au restaurant de l'hôtel pour festoyer et rigoler. Jusqu'à pas d'heure pour certains même, au détriment des performances du lendemain.

Le lendemain justement, on reprend les mêmes et on recommence, dès 8h, tout le monde s'affaire dans ce qui fait office de paddock. Les pilotes se réchauffent autour d'un bon café avant le briefing de Rémy. L'ordre ne change pas de la veille, les règles de sécurité non plus : « Aucun wheeling, enfin si l'un de vous lève un peu dans la ligne droite à l'accélération... », Rémy n'en tiendra pas rigueur.
Comme la veille, j'alterne les sessions pistes, embarquant avec moi la caméra afin d'avoir des prises de vues différentes tout au long de la journée, et également les séances photo en bord de piste. « On pensera aux dédicaces après ». D'ailleurs, des photographes amateurs, nous n'en aurons jamais vu autant derrière juste les glissières de sécurité et à l'intérieur des virages. Un plaisir possible sur un petit circuit comme celui-ci, une sécurité mesurée et adaptée pour tous, un régal pour nous.
Tout comme la veille, la matinée s'est passée sans encombre, avec de beaux roulages, des améliorations chez tout le monde, et une température ambiante qui montait aussi vite que les moteurs, à un détail près, le samedi il fait beaucoup plus gris que la veille.Enfin sans encombre, hormis un autre détail : après 15 minutes à arsouiller comme il faut en fin de matinée, je sens mon pied droit glisser sur le reposer pied. Je poursuis tranquillement pendant 2 tours en modérant mes efforts, mais une fois arrivé au parking, stupeur : De l'huile sur toute la jambe et la botte. Ni une ni deux, tout le monde sort les drapeaux rouges, et on vérifie qu'il n'y a rien sur la piste avant que quelqu'un ne se blesse. Par chance, aucun problème sur la piste ou pour les autres. J'ai pu constater que mon bouchon d'huile moteur était parti et que la moto avait déversé une bonne quantité de son contenu sur moi et mon joujou. Par sécurité pour les autres, mais également pour ma moto, j'ai préféré la laisser à l'abri et profiter des séances restantes pour peaufiner mes réglages et mes prises de vues en bord de piste.
Comme la veille, tout le monde s'est retrouvé autour d'une même table pour s'abriter sous les tonnelles, et partager un dernier repas. Nous n'aurons eu que 2/3 gouttes durant la coupure du midi, fort heureusement.
Les séances de roulage ont repris et une séance photo s'est également organisée sur la ligne droite afin d'immortaliser une dernière fois cette série impressionnante de Bimota. Lorsque toutes les motos eurent fini leur balais sur la piste, c'est une dernière séance de 40 minutes qui étaient réservées aux stars du week-end. Ce fut également l'occasion pour commencer à préparer les affaires et reprendre le chemin du retour.
Que dire de ces deux jours Bimota ? Ce fut un pur plaisir partagé par tous (je pense). Le sourire était encore présent chez chacun des participants, malgré une fatigue bien prononcée.Merci beaucoup à l'équipe organisatrice des deux journées, et merci aux participants de les avoir animées dans une bonne ambiance chaleureuse et conviviale.
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