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'Mon premier Bol' - L'histoire d'un motard qui découvre le temple de l'Endurance.

    Il était un bol...


    Journal de bord : "Vendredi 20 septembre 2015. Temps clair. Température : 19 degrés. Vent de nord - nord ouest. Lieu, heure de départ et destination: Platja d'Aro (Espagne) vers 10h00 pour le Castellet (France). Niveau d'huile et pneus OK."

         Contact mis et démarreur lancé. Dernier bout de ligne droite de presque 500 km après un voyage en solitaire en Espagne de 4000 bornes, couvert en un peu moins de deux semaines. Après m'être fait brûler la tronche par le soleil, avoir mangé la poussière et m'être fait piquer à plusieurs reprises au visage par des abeilles, j'étais de retour à la maison. Enfin pas tout à fait encore...

         Cette année, le voyage doit se conclure par un point d’orgue. Une rencontre. Une première fois. Il me faut faire un dernier détour avant de remonter sur Lyon. Ce rendez-vous ? Celui qu'a donné un bol légendaire entre mer et montagne après s'être absenté pendant quinze ans. Ce bol était parti en vadrouille, plus au nord, pour revenir en cette terre de Provence si chère à ses habitants et à l'histoire.

          Départ d'Espagne donc et kilomètres qui défilent. Température qui monte et soleil de plus en plus haut. Mer méditerranée à droite, pays Cathare, Camargue et Provence à gauche. Spectateur voyageur au milieu. Yeux cernés de fatigue et sourire. Je roule vers le rendez-vous mythique. En chemin, je commence à les voir. Au début, juste un par-ci par-là. Un peu timides. Puis de plus en plus. On se salue. Compagnons de route. Jeunes minets et vieux briscards. Rendez-vous des genres, des mentalités et des kilomètres. Lors de mes arrêts pour ravitailler, je contemple ce spectacle. Il y a en a de plus en plus. Certains avec des montures toutes neuves d'autres avec les bornes accumulées en guise de trophée. Cuirs lustrés et usés. Jeunes et vieux se réunissent sur la route pour converger vers un point final. Provenances multiples pour destination unique.

    Nous devenons de plus en plus nombreux jusqu'à envahir la route sinueuse qui monte à travers les pins. Il y en a de partout. Le bruit d'abeilles qui ronronnait à peine il y a une heure ou deux s'élance maintenant dans les airs pour exploser en une symphonie métallique. Prise des quartiers pour passer la nuit non loin de là. Je défais les bagages et je ne tarde pas à avoir un gros coup de barre. Je m'endors jusqu'au lendemain matin.


    Le lendemain

    Malgré un permis en poche depuis pas mal d'années, c'est mon premier bol. L'émotion monte un peu quand je me pointe à l'entrée. Le flot incessant de tout ce monde se dirigeant vers l'enceinte est vraiment impressionnant surtout pour moi qui reviens de bouffer les bornes en solitaire. Une sorte de retour à la réalité mais pour être propulsé autre part encore. Grille d'entrée passée et horizon qui s'élargit. Bruit de moteurs en fond. Après un moment d’hésitation, je commence à vraiment me sentir bien. Je me promène à pied au milieu de tout ça. Il y a d'abord une fête foraine. Quelques manèges et un village de boutiques. Quelques constructeurs sont présents ainsi que des accessoiristes. On y voit aussi une piste de "course de la mort". Ça déambule sagement sur les chemins de terres, les barbes à papa étant remplacées par les casques, et chaque pas soulève un peu de poussière. Quelques snacks par-ci par-là. Je sens que le sandwich va devoir se mériter ! Mais le principal centre d’intérêt se trouve à côté. Je veux bien sûr parler du circuit. Il me faut aller voir ça de plus prés.

    Le circuit Paul Ricard... On m'en a tant parlé que j'ai l'impression de déjà le connaître. Pourtant le voir en vrai est une expérience. Tout d’abord, son cadre est superbe. Niché sur un plateau avec, au nord, des montagnes majestueuses et tout autour une immense pinède typique des paysages de Provence. Je découvre le tracé. Pour le profane, il est un circuit comme tous les autres. Mais sa grande particularité réside en fait à cette très célèbre ligne droite du mistral longue de presque deux kilomètres durant laquelle les moteurs seront maintenus à pleine charge durant plus de 20 secondes. C’est énorme pour ces conditions de course !

    Au milieu du circuit, les tribunes. Je les voyais plus grandes car là on dirait vraiment qu'il ne va pas y rentrer beaucoup de monde. Au pied des tribunes, la ligne de départ avec derrière un grand bâtiment accueillant les stands, le centre presse, divers bureaux et tout en haut une immense terrasse. Doit y avoir un sacré point de vue de là haut !

    Un peu à côté du circuit se trouve le village du bol d'or classique. Cette course se déroule en deux manches de deux heures chacune et ne fait tourner que des vielles pétoires. Enfin vielles mais qui marchent ! L'ambiance de ce village est un peu différente. Il y a ici des pièces rares comme une enfilade de Laverda ou encore une Japauto mais aussi des Godier-Genoud de toutes beauté. On s'affaire entre les tentes pour tout préparer pour la course de ce matin. Quand j'entends parler les personnes présentes, ce qui me marque c’est que je comprends qu'on y est venu en famille, entre potes, entre passionnés. Plus tôt, j’ai vu les semi-remorques des grandes écuries du bol. Mais là, c’est plus intimiste, plus familial et ça me plaît vraiment. Et puis pour le confort, les pneus, ça isole très bien du froid. Un grand coup de chapeau à eux tous car vraiment ce village du bol d'or Classic était un monde à part sur la carte du circuit.

    D'ailleurs tout le monde se prépare pour la deuxième manche du bol classique. Et croyez-moi : quand tous ces vieux moulins s'élancent dans des vitesses certes moins rapides que les modernes mais avec autant de fierté, ça fait quelque chose. Surtout quand on connaît les vitesses qu'ils peuvent atteindre sur des pneus parfois aussi fins que ceux d'un scooter, on peut vraiment saluer le courage de tous ces pilotes émérites venus battre le bitume pour faire renaître une certaine flamme.

    Et puis je ne peux pas passer sous silence ceux qui font ce village classique je veux bien-sûr parler des membres des différentes équipes venus participer eux aussi à cet événement. Encore merci à eux !

    Une fois la course classique terminée, le circuit prête ses pistes pour le bol d'or. Le départ est annoncé pour 15h et, auparavant, on assiste au balai des pilotes et membres des équipes se préparer sur la ligne de départ. Le temps passe, l'heure tourne et le soleil est déjà haut. Il est bientôt l'heure fatidique et le bitume est en train de se vider du peuple pour laisser place au départ.


    Ca y est !
    
    La piste a été rendue à sa vraie vocation. Le tour de chauffe vient d’avoir lieu.  Je suis dans les gradins. Autour de moi, les spectateurs halètent d’impatience et vivent l'exaltation du moment présent. Le chrono indique le départ dans une minute. Le commentateur parle dans le micro. Tous les yeux sont rivés vers la piste. Près des gradins, les pilotes se placent en ligne. De l'autre côté, les brêles sont à l'arrêt. Soleil fier. Gamins jeunes et moins jeunes sont aux anges. L'hélico se place non loin au dessus. Les mains s'agitent.

    Plus que trente secondes au chrono...

    Au milieu de la foule, j'entends les gens qui retiennent presque leur respiration. La communauté hétéroclite s'est assemblée en une seule paire d’yeux rivée sur cette piste. On commence à sentir le semblant de calme contenu à grand-peine.

    Plus que dix secondes...

    Le calme est trop fort. Le public annonce alors à haute voix le décompte final. Les bras se lèvent pour filmer. Vibrations vocales qui montent entre le sol et l'asphalte. L'eau est en train de bouillir. Le couvercle va sauter...

    Départ !

    Tout s’est passé en une poignée de secondes. Les pilotes ont couru, traversé la piste et mis en marche. L'explosion du public a presque couvert les moteurs qui démarraient. Je dis presque car la mécanique a repris ses droits quelques secondes après. Le public crie. Les meules passent. Le public voit défiler à toute vitesse les machines qui hurlent leur désir d’en découdre pendant 24 heures. La joie s'envole en même temps que les régimes moteurs. Deux minutes après, on apercevait déjà les premiers repasser devant la ligne d’arrivée...

    C'était fait. Je venais de vivre le départ de mon premier bol. Je reste un long moment dans les gradins qui se vident un peu pour les voir tourner.


    Un samedi soir au bol

    L'après-midi est déjà bien entamée lorsque je décide d’aller voir le fameux camping qui fait autant la renommée du bol que la course elle même. Je me dirige donc vers l'extérieur du circuit. Lorsque j'arrive, l'ambiance est sage. Je me hisse sur un monticule de terre pour prendre une photo et redescends parmi le dédale de chemins plus ou moins improvisés. Les tentes sont placée ça et là et des groupes délimitent leur espace personnel avec du ru-balise. Il y a tout de même pas mal de voitures et de camping cars. On mange, on chante, on se déplace, on s’organise. Il y a déjà une nuit de passée dans ce camping qui se comporte un peu comme une ville avec un centre, une banlieue et une périphérie. Tout ce petit monde circule dans la bonne humeur motarde. On s’apostrophe, on s’invite, on se raille aussi un peu. Ils ne se reverront peut-être jamais mais qu'importe ; à cette heure-ci, ils sont voisins.

    Puis vint la nuit. Il paraît que le samedi soir, normalement, on sort dans les bars, au resto, etc... Mouais, suis pas sûr que ce soit vraiment vibrant comme sortie. Par contre, là où je suis, au milieu de la pinède, c’est la détente totale. Bon, encore une fois, et d’après les anciens que j’ai pu croiser, l'ambiance reste très sage. Bien-sûr les tons de voix se font plus forts, les apostrophes plus insistantes aussi mais tout cela dans une ambiance bonne enfant. Et puis signe encourageant, je rencontre des petits jeunes. Je me souviens d’eux. Ils étaient en scooter. Ca m'a filé une de ces baffes ! Je me revoyais à leur âge partant sur les routes pour aller aux fêtes de village avec des potes et aussi ce moment mémorable où, en chemin, celui qui me précédait avait perdu sa cartouche de silencieux...En rencontrant ces deux jeunes, je me suis dit que la relève était assurée. Peut-être différemment ça, seul l’avenir nous le dira ; Mais en tout cas, elle était bien là. Cette relève se reflétait d’ailleurs également sur les cuirs souvent trop neufs qui attendaient de faire leurs armes.

    Je croise aussi des anciens venus d'un peu partout. Il y avait aussi des suisses et des anglais. Le bol est décidément un rendez-vous mythique.

    Au loin, on entendait le bruit incessant des pilotes qui continuaient à tourner. La  nuit les couvrait de son froid. Le camping n’était pas prés de s'endormir. Les uns sur la piste, les autres dans la poussière. Les deux aspects d’une même communauté en quête d'un désir commun : vivre un rêve.


    Le circuit de nuit

    Je reviens vers le circuit. L'ambiance de nuit est vraiment spécifique. Les gradins sont presque vides et les pilotes tournent toujours. Alors que le noir est dans le ciel et que le vent souffle, le regard sur la piste est lavé par le froid nocturne. Je regarde le gros thermomètre :15 degrés. Pas spécialement bas me direz-vous mais avec le vent, l’impression de fraîcheur est renforcée. Je pense alors aux moteurs qui vont peut-être moins souffrir, aux pilotes enchaînant les accélérations et aux personnes dans les stands attendant leur tour pour agir lors des ravitaillements. Le calme de la nuit est gentiment troublé par le bruit d’abeille joué par les incessants passages de ces engins mythiques. Il fait un peu plus froid. Il fait un peu plus seul. Il fait un peu plus sommeil. Il fait un peu plus tout.
    Calme, vrombissements, froid et bonheur. Poings serrés dans les poches pour pouvoir tenir le coup et ainsi regarder le spectacle le plus possible.

    Je vais continuer longtemps ma nuit comme ça en alternant les ballades au milieu du camping ou dans le village avant de retourner au circuit et ainsi de suite. J'aime cette ambiance. C'est bête mais alors que le temps file et que je ne compte plus les heures sans sommeil, j'ai vraiment l’impression d’être reposé et ce malgré mon voyage en Espagne. Je repense à cet instant aux montagnes ibériques, à ces routes où j'étais il y a quelques jours à peines. Là-bas, les étoiles sont aussi dans le ciel et éclairent les vastes étendues désertiques.

    Ici comme là bas et finalement comme partout, il y a toujours quelque part, un chemin sur lequel la nuit tombe....


    Puis arrive le matin

    Le jour se lève doucement sur le circuit. Les pilotes tournent toujours et les équipes restent sur le pied de guerre. Le soleil éclaire d'abord les montagnes puis descend doucement sur les pentes. C’est au tour ensuite de la pinède de s’allumer puis vient le tour de l'arène. Après le froid de la nuit, la très petite impression de chaleur sur les joues et autour des yeux cernés de fatigue est vraiment agréable.

    Café.

    Plus tard dans la matinée, la température monte doucement et la course continue. Encore un tour par-ci par-là et je vois le monde qui revient peu à peu. On discute un peu entre nous. On est bien. Quelques solitaires se lèvent et viennent sur les abords des pistes pour se réveiller. Il faut dire que c'est une bien belle sonnerie qu'on aimerait entendre tous les matins avant d’aller au boulot ! Mais je ne suis pas sûr que les voisins apprécieraient..

    Les heures s’enchaînent et l'heure de l'arrivée se rapproche...


    L’arrivée

    Les gradins se remplissent de plus en plus. Les équipes et les pilotes sont en alerte depuis presque 24 heures. Les résultats semblent joués pourtant, dans ce genre d'épreuve, tout peut arriver. Derniers tours de circuits. Dans les gradins, tout le public a les yeux rivés sur le spectacle. Encore quelques centaines de mètres...

    Explosion de joie, euphorie et cris. Tel est le résumé de ce qui est en train de se passer. Alors que tous les pilotes passent en trombe la ligne d’arrivée, je commence alors à comprendre l'esprit de tout cela lorsque j'aperçois un de ces guerriers traverser la ligne d’arrivée en courant et en poussant sa monture. Voilà. Si une image pouvait tout résumer, se serait celle-ci. J'entends alors les applaudissements qui résonnent au rythme de ses bottes qui frappent le sol pour le pousser vers la fin de l'épreuve à la force de ses mollets. Tout est dit.

    A cet instant, je ne peux m'empêcher de penser à ceux qui ont dû abandonner. Je les imagine à la fois amers de ne pas pouvoir vivre pleinement cet instant mais j'espère qu'ils sont fiers d'avoir participé à cette fête. Je pense aussi à ceux qu'on ne voit pas forcément, les commissaires de piste, les personnels d’entretien, de sécurité, les hôtesses d’accueil bref à toutes celles et ceux qui ont participé de prés ou de loin à cet événement et qui me permettent d'écrire ces lignes. C'était l'arrivée de mon premier bol.

    C'était mon premier bol.

    La cérémonie de remise des trophées est contenue. Enfin c’est ce que j'entends ça et là de la part des anciens. En fait, pour être exact, ils me disent que tout a été  plutôt sage comparé aux autres années. Je n'en sais rien mais pour moi c’est une fête. Intérieure et discrète. Calme et forte. Aussi sincère qu'une poignée de main échangée après une rencontre fortuite dans un bar au fin fond des chemins avec un compagnon de route.

    Vieux briscards et jeunes loups vont se séparer. Le circuit se vide peu à peu et le soir reprend ses droits.

    Au loin dans le camping, on entend que certains ont décidé de rester. D'autres vont partir dés ce soir. Tout ce rassemblement va bientôt finir.

    
    Quand sonne l'heure

    Il y a eu l'heure du départ. Puis l'heure de l'arrivée. Maintenant, c’est l'heure d’un autre départ : le mien. Je passe la nuit non loin de là et pars le lendemain matin.

    Le jour se lève. Nous sommes lundi.

    Bagages sanglés. Contact et suite du voyage. Car oui, il faut partir. Nous aimons nous retrouver de temps en temps mais le plus profond réside souvent dans le fait de quitter sa meute pour repartir dans la vie normale... Ou pas. Mais la solitude retrouvée nous fait apprécier ces instants de groupe où nous nous réunissons. Pour ensuite se retrouver et devoir repartir encore et encore. Comme un va et vient immuable. Un aller retour sur un chemin ou une route.

    Regroupement, solitude et souvenir. Il me faut remettre le regard sur l'horizon pour rentrer à la maison.

    Journal de bord : "Départ lundi 23 septembre à 9h00. Température de 18 degrés. Temps clair. Niveau d'huile et pression des pneus O.K. Fait marquant : premier bol d’or effectué. Retour à la réalité...

    ...mais avec quelque chose en plus."

Texte et photos : Alexandre Bonnet - Envoyé spécial

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