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Bol d'or 2004 - Découverte de l'autre monde.

Bol d'or 2004 - Découverte de l'autre monde.

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Dominique Méliand et Christophe Guyot s’étaient gentiment provoqués le vendredi à la conférence de presse. Visages sereins, confiance, respect... Chacun croyait en son équipe et ne comptait pas faire de cadeau à l’autre. Ce dimanche, à 5 h 30 du matin, l’un des team-manager ne rit plus du tout...

     Notre aventure au Bol d'or - Épisode I : Derrière la course

     Vendredi 10 septembre. Quelques sourires, des calambours, une farandole de visages reflétant la joie et l’excitation... Il est 8 hrs du matin et notre équipe met un point final aux préparatifs avant le départ. Certaines personnes en discutaient la veille, d’autres ne se sont pas vues depuis un an. C’est ça aussi le Bol d’Or : l’occasion de revoir des gens que l’on ne rencontre que durant ce week-end. Salutations, vérifications, et le camion des "Sangliers du Grésivaudan" (notre club) prend la route pour rejoindre Magny-Cours. L’équipe de motards du matin patiente encore quelques minutes pour attendre les oubliés du réveil.

      9 hrs. Il est temps de partir. Une dizaine de "Sangliers" quittent leur sage petite ville pour retrouver cet évènement qu’ils attendent depuis plusieurs mois. Tout n’est pas réglé pour autant : certains doivent faire le plein ou vérifier la pression des pneus. On essaye de se mettre d’accord. Peine perdue. Il est 9 h 05, on vient de sortir de la ville et déjà le groupe s’est scindé en 3. Comique.
Pas inquiets, on trace la route jusqu’au 1 er péage situé à 30 bornes et, surprise, on y retrouve un 1er groupe. Quelques minutes d’attente et le dernier tiers nous rejoint. Eric vient de se faire sermonner par une patrouille de gendarmerie. Sans conséquence mais une réprimande à seulement 1/12 ème du parcours, ça promet.
Ne soyons pas mauvaise langue. Le voyage s’apprécie sans intervention des forces de l’ordre et l’on se permet même une bonne arsouille à la fin du parcours. L’excitation nous gagne, la moto s’en régale également. Au fur et à mesure que l’on approche de Magny-Cours, le nombre de motards est grandissant. A quelques kilomètres de l’arrivée, le flot de bécanes est à la limite du spectaculaire. En orbite autour du circuit, il n’y a plus que deux populations : les motards et la police. On s’en fout, on vient pour le Bol !
Je délaisse momentanément mon groupe pour récupérer une accréditation. Votre serviteur a en effet eu le privilège d’obtenir un "Pass Presse" (encore merci aux Editions Lariviere) qui va lui permettre de voir l’envers du décor. On y reviendra bientôt.

     Le badge en main, je rejoins l’équipe qui commence à monter le campement. Le vendredi midi, les excités du rupteur et les fracassés du bocal ne sont pas encore totalement opérationnels. Ca hurle bien par ci par là mais la folie n’est pour l’instant que susurrée. On se pose, on monte les tentes et le bar (très important), on sort la gazinière, on place les bières au frais, et, point final, on hisse le drapeau, symbole de notre expédition et point de repère pour se retrouver dans cette jungle qui accapare le terrain.

Les "Sangliers" s‘installent ; pendant ce temps, je pars dans les coulisses. C’est alors un moment intense pour moi. Je m’approche de la salle de presse gardée par un officiel. Vais-je passer ? Je m’occupe de Motoplanete, pas de Moto-journal ou TF1. Pourrais-je vraiment entrer dans le monde du journalisme moto professionnel ? C’est peut être un détail pour vous mais pour moi, ça veut dire beaucoup (Michel Berger – France Gall). Le garde vérifie mon Pass, tout est en ordre, j’entre.

     Devant moi se profile une longue salle dont le plafond n’est que téléviseurs. Les résultas des essais, la météo, une foule d’informations, le pouls du circuit se tâte d’ici. Peu de journalistes sont présents, la plupart ne viendront pour écrire leurs articles qu’à partir de demain. La course n’ayant pas encore commencé, les observateurs patientent. J’en profite pour prendre quelques contacts. Maladroit, j’apostrophe les personnes autour de moi pour me renseigner, tenter d’apprivoiser le milieu, prendre mes marques. Premier contact. Discuter avec un journaliste de France 2 impressionne ; il m’expliquera que tout le monde est sympa, ouvert, mais pour chacun, le temps est compté. On vient pour bosser. Je rencontre certains webmasters de sites très connus. Occupés comme il se doit et concentrés sur leurs PCs, ils prennent toutefois un peu de temps pour discuter. Entre acteurs du net, on se comprend plus facilement. Des rencontres marquent plus que d’autres. Steph’ la case de "Moto et Motards» vient d’entrer dans la salle. Je le salue. On discute. Il passera gentiment 20 mn avec moi à m’expliquer une foule de choses sur le métier. Merci Steph’.
Il a du travail, je le laisse. Une conférence de presse a lieu dans quelques minutes. C’est alors que j’aperçois Mr Christophe Guyot, patron du GMT 94. Je l’interpelle et nous discutons quelques minutes. Moment d’intense émotion que cet entretien avec le team manager champion du monde.
La conférence présente les 3 équipages qui ont signé les meilleurs chronos ainsi que la première équipe en Stocksport. Les pilotes prennent la parole tour à tour. Ils sont à la fois confiants et prudents pour l’épreuve qui s’annonce. Tous sont habités par le même regard : "la course sera dure mais on veut la gagner – et on se battra pour y arriver !". Le temps est à la parole, quelques légèretés et rires s’échappent. L’angoisse ne transparaît pas, on la garde pour le lendemain.

     L’autre grand moment de cette conférence est l’allocution du Team "Moto Revue – L’Intégral" et du champion Kevin Schwantz. Retraité des Grands Prix, le Texan s’est engagé sur cette course qui est une première pour lui dans le genre. Hormis une participation aux 8 heures de Suzuka, Kevin n’a jamais fait d’endurance. Sur son visage, le temps a laissé des traces mais la course permettra au quadragénaire de montrer tout son talent.

     Je quitte la salle pour une visite furtive dans le paddock. On y reviendra durant la course.

      Sur le chemin pour rejoindre le camp, les choses ont bien évolué en quelques heures. Les motards arrivent dans l’enceinte à flot continu pendant que les moteurs commencent à cracher leurs décibels un peu partout. Commençons par accueillir la 2ème équipe qui est parti à 14 hrs et doit arriver sous peu. Pour certains, c’est leur 1er Bol et malheuresement, la pluie s’est invitée sans notre bénédiction. Ne soyons pas tristes et buvons l’apéro.
C’est là que le Bol d’Or découvre son deuxième visage. Ce n’est pas qu’une course de 24 heures. C’est aussi un rassemblement où les passionnés de compétition et de mécanique se mêlent à une micro société de fétards et de dégénérés plus ou moins actifs. Le bordel est roi, la bière est souveraine. On s’amuse, on rit, on chante, on boit. Tout est prétexte à déboucher une cannette et le sourire est sur toutes les lèvres. Une balade dans le camp permet de toucher du doigt l’aboutissement de la connerie humaine : moteurs à l’agonie sous les mains destructrices d’excités de la poignée, voitures en parades promises à une destruction plus ou moins raffinée, prototypes de fou conçus exclusivement pour ce week-end incroyable. La créativité s’unit à la destruction, la folie se mêle à l’ambiance. Et pourtant, le danger et la peur n’ont pas leurs places ici. Dans cette cour des miracles, tout le monde applaudit, profite du délire, la joie effaçant les désagréments de la pluie. Cette dernière calme quand même quelque peu les ardeurs. Il y a moins de bordel que l’année précédente. Au hasard d’un détour, on rencontre James, un anglais endormi sur sa chaise avec sa bouteille de pastis et ses 3 Kro. Il en tient une belle et ce n’est pas le pire. L’abus se rencontre souvent mais ne choque personne. Pour certains, on s’endort n’importe où, n’importe comment, avec une certaine sérénité qui s’imprime sur le visage. On est tous des fous, mais des fous heureux. Derrière la bute, dans Adélaïde, les 4 cylindres des machines de course ne sont plus qu’un souvenir quand on s’attarde chez les allumés du moteur BMW. Un 6 en ligne bavarois est à la torture depuis plusieurs heures. Ses deux tubulures d’échappement sont rougies par la chaleur. Les flammes qu’elles crachent sont d’un bleu superbe dans cette nuit de fureur. Symphonie de couleurs virulentes saturées par le râle indescriptible du bouilleur automobile. On est chez les dingues et on admire. Pire, on voudrait faire comme eux.

      Rentrons. La fatigue se fait sentir et il faut marcher un bon moment. Attention à ne pas heurter le panneau d’agglomération "St POURCAIN sur SIOULE" et à éviter les flaques de boue grandissantes. Dur de repérer le camp de base avec 2 grammes. Heureusement, des spots clignotants fixés sous le drapeau nous guident. Eteints vers 3 hrs du mat’, ils ne profiteront pas à tout le monde. Certains auront beaucoup de mal à rentrer. On s’endort ivre de fatigue dans un brouhaha presque irréel. Le Bol d’Or, c’est une île au milieu de la civilisation. Un endroit où tout le monde laisse son cerveau à l’entrée. En somme, quelque chose d’indispensable.
La course se poursuit, la folie aussi. Ce n’est qu’après le drapeau à damier que l’adrénaline se voit régulée comme par magie. Les écuries remballent, la foule quitte le circuit ; en quelques heures, 70 000 motards quittent l’île et le calme envahit le campement. Cet exode massif laisse derrière lui un paysage de désolation. Les cannettes de bière se comptent par milliers. Des feux vivotent ici et là, abandonnés au milieu des poubelles et divers rejets que chaque groupe laisse après son passage. Un endroit à mi-chemin entre Terminator et Mad Max. Il y a bien encore quelques rupteurs mais à présent, la folie a laissé son sceptre à un modeste cafard. On se sent d’un coup bien seul. Il n’y a plus que quelques centaines de personnes. On voit encore passer un char façon Ben-Hur, une voiture esquintée, une moto tractant un matelas avec quelqu’un dessus. Les derniers soubresauts d’un monde qui s’éteint. Dans la pénombre qui s’installe, le réconfort viendra rapidement : une bonne fondue savoyarde, un bon feu de bois, encore quelques instants comiques, la dernière soirée s’endort dans la quiétude.

       Le lundi matin laisse un goût amer dans la bouche. Replier, remballer, ranger, démonter. On lève le camp pour repartir vers la civilisation. En 3 jours, c’est impressionnant comme on peut s’attacher à cet endroit. C’est aussi l’instant des dernières folies ; celle par exemple d’un certain Gerbator (titre de la personne la plus malade du week-end) qui termine sa prestation du séjour en détruisant une tente que son propriétaire avait la flemme de ramener. Une visite surprise de la gendarmerie pour vérifier les véhicules, quelques contrôles et on décolle. Pas bien longtemps. 400 mètres après être sortis du circuit, test d’alcoolémie pour tout le monde. Personne n’y coupe et aucun n’est dans le rouge. On repart. Prochain arrêt pour le ravitaillement des motos. Ensuite, retour à la réalité... Non, pas pour tout de suite. Il reste encore de la route, beaucoup de route. 350 km pendant lesquels on continuera à y penser sous le casque. 350 km où certains continueront à fredonner les chansons débiles entendues là-bas, où d’autres se diront en souriant : "Plus que 361 jours à attendre !"

     Épisode II : la course

     Dominique Méliand et Christophe Guyot s’étaient gentiment provoqués le vendredi à la conférence de presse. Visages sereins, confiance, respect... Chacun croyait en son équipe et ne comptait pas faire de cadeau à l’autre. Ce dimanche, à 5 h 30 du matin, l’un des team-manager ne rit plus du tout. Peut-être s’en doute t’il déjà mais il refuse toujours l’idée de l’abandon. Cette chute est-elle le coup de grâce ?...

       Quelques heures plus tôt, le sort n’avait pas encore livré son lot de surprises. Il guettait au-dessus du circuit, en spectateur, sans doute piaffant d’impatience comme bon nombre de passionnés présent ce samedi. Il est 14 h 55. Randy de Puniet est venu souhaiter bonne chance aux équipages il y a quelques minutes et maintenant, la tension monte de façon exponentielle. Dans les gradins blindés d’un fervent public, le murmure sourd s’est transformé en une ardeur sonore impressionnante. 14 h 59. Les pilotes, alignés de l’autre coté de la piste, sont concentrés sur ce drapeau à damier qui va libérer la meute. Le public bouillonne. La piste tremble. Les secondes n’auront jamais paru aussi longues.

       Un geste et tout s’enchaîne. Dans deux secondes, 57 machines vont s’élancer pour une ronde infernale de 24 heures. Soudain, un grondement fantastique s’élève de la piste. 228 cylindres s’animent tel un tonnerre provenant des entrailles du circuit. Il est 15 h, le 68 ème Bol d’Or vient de commencer.

       Au GMT 94, le sourire se dessine sur toute l’équipe. David Checa vient de partir en tête et il termine le premier tour comme leader. La Suzuki n°1 ne compte pas laisser partir ce jeune loup tout seul. Son pilote, Vincent Philippe, sort la grosse artillerie. Il prend le commandement et se donne sans compter à un rythme étouffant pour la concurrence. Dans cette première partie de course, personne ne lâche rien. Tout le monde pilote comme si la victoire était à la fin du tour. Le combat fait rage sur l’asphalte mais à partir de maintenant, plus rien ne sera simple. Le sort ne se contente plus de regarder et passe lui aussi à l’action. Aidé par la météo qui n’a rien d’enthousiasmante, il va tirer à boulets rouges pendant toute la course. Sa première victime : la Yamaha n°12. C’est la Free Bike qui ouvre le bal des chutes. Il est 15 h 16 et Mertens vient de se mettre au tas. Vite, on rentre, on répare et on repart. Pendant ce temps, la 34 piloté par Kevin Schwantz remonte à la vitesse du son. L’as américain est toujours aussi fort, et il n’a pas fini de nous étonner.

       16 h. La plupart des spectateurs sont retournés au campement, Schwantz passe le relais à Traccan, la pluie s’invite. La GSX-R 1000 du Team Moto-Revue décolle des stands en trombe mais ne sera pas longtemps restée hors de son box. Elle chute à son tour et sonne véritablement le début du massacre. Dans les minutes qui suivent, la Free Bike retourne au tapis et la n°2 du SERT crève de l’avant. Peu après 17 h, la 94 souffre du déluge et chute. La Suzuki n°1 dégage également. Chez les verts, on en viendrait presque à jubiler. La Kawasaki ZX-10R n° 11 se retrouve en tête. Pas de répit pour autant. Derrière, ça pousse et ça tombe. Le SERT n’est pas loin. Puis vient le team Delétang sur sa R1. La première Honda, celle de Dap moto 91, est 5 ème. Le GMT tente de remonter mais doit se battre contre la pluie. Rien à faire, la 94 galère.

       Le bal du massacre continue. La 141 y passe à son tour. Vers 19 h, le Safety car intervient mais il ne fera que retarder brièvement le cauchemar. Avant une demi-heure, Schwantz se fait piéger dans Adélaïde. Le texan va alors redoubler de talent. On répare le gex, Kevin reprend la piste et signe des chronos époustouflants. Les cieux ne s’en contentent et exigent de nouveaux sacrifices. La nuit tombe doucement sur Magny-Cours pendant qu’on apporte sur l’autel de la course bouts de carénage, sélecteurs, poignées, souffrances, pertes et fracas. La n°11 a connu la joie de mener la course... Elle connaîtra l’amertume de la sortie de piste. D’ailleurs, dans les ténèbres humides qui envahissent le circuit, pratiquement tout le monde couchera sa monture. Les leaders tombent, la pluie se calme un peu, le GMT retrouve de l’espoir car l’équipage commence à se démerder sur la luisante piste.

       Les 70 000 motards basés à quelques encablures de là sont moins soucieux du temps. Quelques uns viennent admirer les étoiles filantes dessinées par les phares qui donnent vie au circuit. Là, assis sur quelques marches froides en compagnie d’une bière, les oreilles assaillies par le boucan des fous officiant juste derrière, qui se doute que le Bol d’Or est une hécatombe. Le dieu de la compétition n’est pas rassasié ; il exige de nouvelles victimes.

       Langlois, Genetay, Zanetto, Cheron, ils chuteront entre 1hr et 2hr du matin. Entre 2 et 3, c’est l’épouvante. Duterne, Bigoni, Kitagawa, Jonchière, Kinnish... Le tribut est très lourd et ne s’arrête pas là. Durant ce Bol, seulement 3 équipages n’auront pas goûté au bitume. Alors que le plastique et le métal se mélangent toutes les 10 minutes, Schwantz est sur une autre planète. Il atomise pratiquement tout le monde jusqu’à qu’il subisse à son tour un coup du destin. 4 h 22, la GSX-R n°34 se fait à nouveau déchirer le corps. Le ricain y allait fort. Avec Kevin, ça passe ou ça casse. L’équipe décide de calmer le jeu. On arrête les frais, on ressortira la Suz à la fin pour le fun.

       La nuit est sombre. Dans son antre, Christophe Guyot est anxieux, incertain de la course. Il ne redoute pas le pire car il ne sait pas que la fortune l’a dans son collimateur. Il fait son job, ses pilotes font le sien. Tous guettent le petit jour. Fatigue, pluie, tension, malchance ; tout s’accumule et la sanction tombe. Un grand bruit, quelques gerbes d’étincelles... dans sa chute, la R1 du GMT vient de recevoir un fatal coup de gourdin derrière la nuque. Ce dimanche, à 5 h 30 du matin, l’un des team-manager ne rit plus du tout. Peut-être s’en doute t’il déjà mais il refuse toujours l’idée de l’abandon. Cette chute est-elle le coup de grâce ?...La Yam agonise, elle vient de se tordre la colonne vertébrale - le cadre a méchamment reçu. On tente de sauver la course. Elle repart avec l’énergie du désespoir. Rien à faire, la R1 ne peut plus se battre. Le GMT 94 souffre ; la course est perdue. Il est 6 h 25.

       Les premières lueurs de l’aube ne réjouissent que le SERT. La gueule de bois du matin est collective dans l’enceinte du Bol d’Or. Les motards qui ont abusé de la bière se réveillent avec une tronche à l’envers ; les concurrents qui ont froissé du carénage font le constat du massacre nocturne. La matinée sera plus calme et laissera à Dominique Méliand un répit que la nuit ne lui aura pas offert. Derrière les Suzuki n°1 et n°2, la Kawasaki n°11 roule tranquillement vers une 3ème place bien méritée. Un parfum de victoire pour Kawa, qui n’avait plus connu le podium depuis 5 ans.

       Les machines du SERT s’apprêtent à franchir la ligne d’arrivée la roue avant pointée vers le ciel. Elles clôturent 24 heures de rebondissements qui n’auront vu pas moins de 104 chutes. Une fois de plus, Suzuki aura gravé son nom au tableau des victoires de l’Endurance. Dans cette course de folie, chacun aura payé son tribut à la miséricorde. Elle n’aura épargné personne, donnant un autre goût à la victoire.

Greg Rattin

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