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Actualité Le Bol d’or approche - Mettez-vous dans l’ambiance ! Partie 3.

         Dernière ligne droite du Bol d'or 2004. Dernier épisode à vivre avant de se lancer dans l'édition 2005. Re-vivez la course et l'autre coté de la course dans ce 3ème opus puis foncez à Magny-Cours. Nous, on y est déjà...!


          "...Langlois, Genetay, Zanetto, Cheron, ils chuteront entre 1hr et 2hr du matin. Entre 2 et 3, c’est l’épouvante. Duterne, Bigoni, Kitagawa, Jonchière, Kinnish… Le tribut est très lourd et ne s’arrête pas là. Durant ce Bol, seulement 3 équipages n’auront pas goûté au bitume. Alors que le plastique et le métal se mélangent toutes les 10 minutes, Schwantz est sur une autre planète. Il atomise pratiquement tout le monde jusqu’à qu’il subisse à son tour un coup du destin. 4 h 22, la GSX-R n°34 se fait à nouveau déchirer le corps. Le ricain y allait fort. Avec Kevin, ça passe ou ça casse. L’équipe décide de calmer le jeu. On arrête les frais, on ressortira la Suz à la fin pour le fun.

La nuit est sombre. Dans son antre, Christophe Guyot est anxieux, incertain de la course. Il ne redoute pas le pire car il ne sait pas que la fortune l’a dans son collimateur. Il fait son job, ses pilotes font le sien. Tous guettent le petit jour. Fatigue, pluie, tension, malchance ; tout s’accumule et la sanction tombe. Un grand bruit, quelques gerbes d’étincelles… dans sa chute, la R1 du GMT vient de recevoir un fatal coup de gourdin derrière la nuque. Ce dimanche, à 5 h 30 du matin, l’un des team-manager ne rit plus du tout. Peut-être s’en doute t’il déjà mais il refuse toujours l’idée de l’abandon. Cette chute est-elle le coup de grâce ?...La Yam agonise, elle vient de se tordre la colonne vertébrale - le cadre a méchamment reçu. On tente de sauver la course. Elle repart avec l’énergie du désespoir. Rien à faire, la R1 ne peut plus se battre. Le GMT 94 souffre ; la course est perdue. Il est 6 h 25.

Les premières lueurs de l’aube ne réjouissent que le SERT. La gueule de bois du matin est collective dans l’enceinte du Bol d’Or. Les motards qui ont abusé de la bière se réveillent avec une tronche à l’envers ; les concurrents qui ont froissé du carénage font le constat du massacre nocturne. La matinée sera plus calme et laissera à Dominique Méliand un répit que la nuit ne lui aura pas offert. Derrière les Suzuki n°1 et n°2, la Kawasaki n°11 roule tranquillement vers une 3ème place bien méritée. Un parfum de victoire pour Kawa, qui n’avait plus connu le podium depuis 5 ans.

Les machines du SERT s’apprêtent à franchir la ligne d’arrivée la roue avant pointée vers le ciel. Elles clôturent 24 heures de rebondissements qui n’auront vu pas moins de 104 chutes. Une fois de plus, Suzuki aura gravé son nom au tableau des victoires de l’Endurance. Dans cette course de folie, chacun aura payé son tribut à la miséricorde. Elle n’aura épargné personne, donnant un autre goût à la victoire.



Le Bol d’or approche - Mettez-vous dans l’ambiance ! Partie 3.








 


L'autre aspect du Bol, ce qui se passe autour du circuit :

"...Rentrons. La fatigue se fait sentir et il faut marcher un bon moment. Attention à ne pas heurter le panneau d’agglomération « St POURCAIN sur SIOULE » et à éviter les flaques de boue grandissantes. Dur de repérer le camp de base avec 2 grammes. Heureusement, des spots clignotants fixés sous le drapeau nous guident. Eteints vers 3 hrs du mat’, ils ne profiteront pas à tout le monde. Certains auront beaucoup de mal à rentrer. On s’endort ivre de fatigue dans un brouhaha presque irréel. Le Bol d’Or, c’est une île au milieu de la civilisation. Un endroit où tout le monde laisse son cerveau à l’entrée. En somme, quelque chose d’indispensable.
La course se poursuit, la folie aussi. Ce n’est qu’après le drapeau à damier que l’adrénaline se voit régulée comme par magie. Les écuries remballent, la foule quitte le circuit ; en quelques heures, 70 000 motards quittent l’île et le calme envahit le campement. Cet exode massif laisse derrière lui un paysage de désolation. Les cannettes de bière se comptent par milliers. Des feux vivotent ici et là, abandonnés au milieu des poubelles et divers rejets que chaque groupe laisse après son passage. Un endroit à mi-chemin entre Terminator et Mad Max. Il y a bien encore quelques rupteurs mais à présent, la folie a laissé son sceptre à un modeste cafard. On se sent d’un coup bien seul. Il n’y a plus que quelques centaines de personnes. On voit encore passer un char façon Ben-Hur, une voiture esquintée, une moto tractant un matelas avec quelqu’un dessus. Les derniers soubresauts d’un monde qui s’éteint. Dans la pénombre qui s’installe, le réconfort viendra rapidement : une bonne fondue savoyarde, un bon feu de bois, encore quelques instants comiques, la dernière soirée s’endort dans la quiétude.

              Le lundi matin laisse un goût amer dans la bouche. Replier, remballer, ranger, démonter. On lève le camp pour repartir vers la civilisation. En 3 jours, c’est impressionnant comme on peut s’attacher à cet endroit. C’est aussi l’instant des dernières folies ; celle par exemple d’un certain Gerbator (titre de la personne la plus malade du week-end) qui termine sa prestation du séjour en détruisant une tente que son propriétaire avait la flemme de ramener. Une visite surprise de la gendarmerie pour vérifier les véhicules, quelques contrôles et on décolle. Pas bien longtemps. 400 mètres après être sortis du circuit, test d’alcoolémie pour tout le monde. Personne n’y coupe et aucun n’est dans le rouge. On repart. Prochain arrêt pour le ravitaillement des motos. Ensuite, retour à la réalité… Non, pas pour tout de suite. Il reste encore de la route, beaucoup de route. 350 km pendant lesquels on continuera à y penser sous le casque. 350 km où certains continueront à fredonner les chansons débiles entendues là-bas, où d’autres se diront en souriant : « Plus que 361 jours à attendre ! »

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#Actualités #Sport #Endurance #Saison d'endurance 2005 #2005 #Septembre 2005

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