A l’issue des essais qualificatifs, la conférence de presse nous a permis de jauger de la sérénité et/ou de l’inquiétude des 3 équipages ayant signé les meilleurs chronos des sessions qualifs.
Du coté de Suzuki, le trio Da Costa-Costes-Dietrich semble serein. Julien Da Costa, auteur du meilleur chrono avec 2 :00 :841 au tour, explique cette performance par la qualité de ses pneus. Les Dunlop sont certes très efficaces mais cela n’enlève rien au talent du pilote. William Costes nous expliqua d’ailleurs l’importance de l’analyse de la piste par ces conditions difficiles, afin de déterminer les zones présentant un bon grip et celles plus piégeuses où il est nécessaire de ne pas prendre de risques. Guillaume Dietrich, confiant, prépare la journée de demain avec une philosophie simple qui fera plaisir à son chef : « On a une bonne moto, sur le sec et sur le mouillé ». Les pilotes de la n°0 joueront ainsi la course.
Car l’équipage de la 2eme Suzuki officielle poursuit un autre objectif, bien qu’il soit aussi important de briller à ce Bol d’or pluvieux. Mathieu Lagrive et ses co-équipiers n’ont pas reçu de consigne mais la ligne de conduite du S.E.R.T est tracée ainsi : la n°0 est là pour gagner la course, la n°1 est ici pour gagner le titre de Champion du Monde d’Endurance. Vincent Philippe ne s’en inquiète pas : pour lui, si la course se passe bien, « le titre viendra tout seul ». De son coté, Keiichi Kitagawa n’a qu’un objectif : gagner, malgré les conditions délicates. Le japonais dispute au bol sa dernière course, et bien qu’il l’aborde comme les autres, il veut finir sur une belle note : en vainqueur.
Cette météo sombre apporte cependant du réconfort à certains. C’est le cas pour National Motos et Olivier Four, pilote très à l’aise sous la pluie. Si la pluie continue à tomber sur Magny-Cours, cela ne le dérangerait pas. Une pensée partagée par son team-manager, l’ancien champion Christian Lavieille. Ce dernier est confiant en son équipe, la jugeant solide, motivé, expérimenté, et il estime que la CBR 1000 RR aura plus de chances de jouer la victoire avec un temps pourri. La victoire au Mans ne lui voile pas la face. Il le dit lui-même : « On a eu la chance de faire une course parfaite au Mans. Mais on ne gagne pas tous les jours au loto… ».
Pendant ce temps, dans le campement, la folie se prépare. Dans quelques heures, les premières photos et vidéos de ce qui se passe chez les fous.
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