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Quand le coeur fait boum

Mash 400 TT40 Cafe Racer

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Mash

Essai de la Mash 400 TT40 Cafe Racer

          C'est à Zicavo, dans les montagnes Corses que le patron de la SIMA avait décidé de présenter à la presse la gamme 2017 de Mash, désormais entièrement équipée de l'injection afin de répondre aux normes Euro4.

          Après nous avoir dévoilé la Black Seven, concurrente directe de l'Orcal Astor, ainsi que les autres modèles plus connus de la marque, Frédéric Fourgeaud lève le voile sur son "vaisseau amiral", la Mash TT40. Elle semble, encore plus que les autres, débarquer directement des années 70, la SIMA a poussé le néo rétro au maximum pour sortir ce café racer propulsé par le monocylindre 400cc.

          De la très jolie tête de fourche caractéristique jusqu'au micro feu arrière en passant par la selle se terminant par un capot, aucun défaut n'attire l'oeil qui peut ainsi se délecter de ces lignes agréables. Le réservoir creusé sur l'arrière, les pneus rétros créés pour le modèle et surtout les très jolis et fins échappements chromé viennent souligner ce design travaillé. On sent que la dernière création de la firme de Beaunes a été bichonnée : la finition est de bonne facture, seule la fixation du garde boue à l'avant surprend un peu mais c'est une affaire de goûts.

          Côté tableau de bord, du grand classique, deux compteurs à aiguille rétros, avec les vitesse en Km/h et mph pour la vitesse.

          Moins d'une heure d'essai et le manque de diversité des routes ne permettront pas de faire une critique complète du café racer. Ce seront donc plus des impressions de premier contact.

          A la mise en route, on se rend compte que l'échappement n'est pas qu'esthétique. La sonorité du mono est vraiment agréable et vient encore agrémenter le charme de la machine.

          Après avoir enfourché la machine, les choses se gâtent un peu pour mon mètre 85. La position n'est pas aussi extrême que le design peut le laisser penser mais j'ai un peu de mal à caser mes jambes sur les commandes reculées et à trouver ma position. Je finirai par me reculer jusqu'à pouvoir caler mes genous dans les creux du réservoir. Pour une utilisation plus longue, il est possible de régler les bracelets en ouverture et en inclinaison afin de satisfaire au mieux les goûts de chacun.

          Le parcours prévu pour les 400cc commence par des routes assez étroites où l'on peut croiser des animaux à tout moment. Les premiers kilomètres de découverte de la machine se font donc à un rythme cool et le moteur répond bien. Il permet de bien enrouler sans trop jouer de la boîte de vitesse, assez précise jusque là. Très vite, des vibrations se font ressentir sur la tête de fourche causant un bruit qui peut devenir désagréable à la longue. Les rétros en bout de guidon en souffrent un peu mais leur lecture est de toute façon compliquée vue leur position et demande un peu de gymnastique pour effectuer les contrôles. Très jolis donc, mais à l'ergonomie moyenne.

          Les premiers arrêts photo montrent que le rayon de braquage n'est pas l'atout principal de la machine, les demi-tours ne se font pas facilement et la sélection se montre capricieuse pour revenir au point mort. Un défaut dû à une garde d'embrayage mal réglée semble-t-il.

          Je repars sur la deuxième partie du tracé avec des routes beaucoup plus larges qui permettent de mettre un peu plus de rythme. La mise sur l'angle se fait sans surprise et les habitués de la position sport pourront s'en donner à coeur joie. Le freinage est quant à lui assez mordant pour contenir la puissance du moteur et le poids de la machine. A noter l'ABS déconnectable.
Les suspensions sont tout à fait correctes pour une moto de cette gamme.

          Côté confort par contre, le dos est vite sollicité et une heure suffit a ressentir les premières douleurs, même si mon gabarit ne doit pas aider. La selle ferme et la position sont clairement plus pensés pour le style que le bien être.

          En conclusion, avec la Mash 400 TT40, on est au coeur du segment actuellement en plein boom de la moto plaisir, accessible à tous. On ne va pas chercher la performance extrême mais à profiter de la machine sur route sans risque de perdre son permis en 3 mois. Ajoutez à cela un look terrible et je pense que vous avez une machine qui en fera craquer plus d'un, du jeune permis qui veut un modèle original à petit prix, jusqu'à l'homme mûr en quête d'une machine raisonnable.

Romain Sibot

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