
Dans un contexte médiatique chargé, marqué par les accidents de Gonesse et de Villiers le Bel, le juge de Melun avait souhaité rendre une décision symbolique aboutissant à l’interdiction du commerce des mini motos et, in fine, de tous les engins de loisirs qui n’ont pas vocation à rouler sur la voie publique. Quelques mois plus tard, d’autres professionnels faisaient, à leur tour, l’objet de poursuites pénales.
Depuis le début de cette chasse aux sorcières, la FFMC a, à plusieurs reprises, dénoncé l’illégalité des poursuites et demandé la modification de l’article L321-1, dont la rédaction perfectible est à l’origine de toutes ces dérives.
Elle vient enfin d’être entendue puisque la loi du 26 mai 2008 a précisé explicitement que l’article litigieux ne visait que les véhicules « soumis à réception ».
La Cour d’appel de Paris n’a d’ailleurs pas manqué de citer cette nouvelle loi pour rétablir la justice et confirmer que «l’importation et la proposition à la vente [des mini motos] ne constituent pas des infractions pénales » dans la mesure où « l’article L321-1 du code de la route ne s’applique pas aux engins qui ne sont pas destinés à circuler sur la voie publique ».
Maître Dufour, avocat du gérant et membre de la commission juridique de la FFMC, a salué cette décision tout en regrettant que le tribunal de premier instance ait manqué de bon sens dans l’interprétation des textes de loi : « C’est un camouflet à l’adresse de tous les procureurs qui souhaiteraient poursuivre les vendeurs de mini motos ».
Communiqué de presse de la F.F.M.C
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