

Metzeler a mis les petits plats dans les grands, et sort 3 styles de pneumatiques, un Z8 pour les motards touring ; Un M5 pour une utilisation plus sport, et enfin la K3 qui est vraiment orienté sport/piste. Trois pneus, trois configurations différentes, mais avant tout, je me dois de vous expliquer le principe de l’interact.
L’interact c’est un pneumatique radial avec des câbles d’acier tendu dans la gomme afin de donner une tension variable pour une meilleur stabilité, maniabilité et grip. Ces centaines de câbles permettent de définir des zones très précises afin de sécuriser au maximum le pilote et le comportement de sa machine. Et si il y a bien un maître mot chez Metzeler, c’est la sécurité. La structure du pneumatique a d’ailleurs été revue, avec un dessin en Pi Grec (π) variant légèrement suivant le type de pneu, mais reste sensiblement la même afin d’évacuer au maximum l’eau mais surtout offrir une large zone de contact au sol afin de répartir les forces.

Après cette petite pause, j’ai pu enfourcher une Kawasaki ZX10R monté avec ces mêmes pneumatiques, ce qui m’a permis de comparer avec une autre position et un autre comportement moteur. J’ai pu parcourir plus d’une centaine de kilomètres à son guidon, mais pas de quoi avoir un vrai avis sur ce pneu. La moto ayant un comportement tellement sein avec des réglages optimisés par les préparateurs Metzeler que les caractéristiques du pneumatique étaient négligeables vis-à-vis du comportement de la machine. Et pourtant j’ai pu me faire secouer sévère sur certaines routes détériorées. Mais là encore, la moto a fait tout le travail et les pneumatiques n’ont pu donner tout ce qu’ils avaient. Ce qui prouve le très bon accord entre ces gommes et la sportive d'Akashi.
Fort heureusement, pour la fin de ce périple routier, j’ai pu appréhender la Suzuki GSX-R 600, toujours avec ces Metzeler M5. Là j’ai enfin pu analyser le pneumatique, avec des pneus plus chauds (merci à mes confrères) et surtout une moto moins pointue technologiquement, le pneumatique maintient vraiment la moto au sol. Quand celle-ci pourrait partir avec un pneumatique de basse ou mauvaise qualité, le M5 résiste à tout. D’autant que la fin de cette balade s’est transformée légèrement en petit run dans les virolos espagnols. J’ai été obligé de cravacher derrière les 1000 ultra puissantes afin de rester au contact (en Espagne, ils n’ont pas la même notion du respect des limitations que chez nous, il faut croire) ; à aucun moment, le M5 ne m’a fait défaut. Un premier avis très positif qui permet de confirmer que chausser de bons pneumatiques sur une moto peut vraiment tout changer de sa maniabilité, malgré les défauts de celle-ci ou de l’état de la route.
L’après midi était consacré à des essais sur piste, quatre sessions où j’ai pu reprendre le M5 et tester également le K3, le pneumatique destiné à une utilisation très sportive.
Le premier contact avec cette piste de Carthagène a pu se faire au guidon d’une Yamaha R6 avec des pneumatiques M5, et oui encore me direz vous, mais cette approche m’a permis de comparer ce pneumatique tout au long de la journée avec différentes machines, différentes configurations et revêtement. Aussi bien avec le R6 qu’avec le R1 SP essayé ensuite, le M5 n’a presque aucun défaut, même sur l’angle le pneu accroche parfaitement, et ne se détériore que très modérément. Le temps de chauffe est relativement bon et ne redescend que lentement afin de pouvoir s’autoriser des petites pauses pour reprendre de plus belle ensuite.

Pour les deux dernières sessions, changement de rythme, changement de pneus, j’enfourche la démoniaque BMW S1000RR montée avec des pneumatiques K3. Alors là c’est tout autre chose, j’ai eu beaucoup de mal à appréhender le bolide, ce qui m’a obligé de mettre en retrait l’analyse des pneumatiques. Ce n’est que peu de temps après que l’on m’a averti que la machine était en configuration RACE, le mode le plus sportif de la moto, c’est rassurant de ce dire que l’on ne s’est pas foutu au tas avec un tel missile, mais cela m’a valu quelques frayeurs quand même ; pas à cause du pneumatique, juste à cause du comportement ravageur de la machine qui part en wheel très facilement à chaque relance. Un comportement moteur qui ne correspond pas à mon style de conduite et surtout pas à mon niveau. Ce qui malheureusement ne m’a pas permis d’apprécier comme il se doit les pneumatiques Metzeler mis à ma disposition.
Pour la dernière session, j’ai repris la Suzuki GSX-R 600, mais cette fois-ci montée en K3 afin de vraiment tester les pneus en mettant en arrière le comportement de la machine qui est plus facile à exploiter qu’un missile sol-sol et qui [la GEX 600] une fois sur piste a beaucoup moins de défaut. Après tout, je suis un motard comme vous, très loin d’un pilotage pro, donc il me faut quelque chose de simple afin d’avoir un avis plus clair. Donc pour ces dernières 20 minutes, malgré une fatigue de plus en plus prononcée, j’ai pu mettre à mal ce K3. Enfin tout est relatif, je pense qu’entre ma fatigue, et des pneus qui tournaient depuis le matin, et qui par conséquent commençaient à fatiguer, j’ai pu voir les limites ou mes limites, ce qui m’a valu un beau début de « High Side » sans pour autant me finir les dents sur le bitume. Une sortie de virage un peu trop généreux, un angle bien prononcé et un pneu qui part. D’ailleurs c’est un constat général, les Suzuki était très virvolteuses, les dérapages de l’arrière étaient très fréquents pour chacun des essayeurs présents lors de cette journée. Cependant, on ressent la souplesse du pneumatique Metzeler, la facilité de mise sur l’angle, et le grip aussi bien lorsque l’on est plein angle, ou que l’on remet les gaz. Ce pneu est prévu pour la piste, avec une structure épurée (toujours en Pi), et une grande partie de la gomme tendre sur les parties extérieurs, cela en fait une sérieuse arme pour titiller le chrono.

Donc si j’avais à choisir, il est clair que je prendrais un M5, d’une part parce que c’est vraiment celui que j’ai pu découvrir au cours de cette journée. Mais surtout, c’est le plus polyvalent. Il ne m’a jamais mis en déroute, et conserve une agilité très impressionnante. La sensation de sécurité désirée par Metzeler est omniprésente avec cette monte. C’est également le pneumatique qui a demandé le plus de recherche et de test car la technologie mise à disposition avec ces cinq zones de gomme en fait un pneu vraiment parfait pour la plupart des motards.
Pour finir, je voudrais remercier Joëlle, Vincent, Simon ainsi que tout le reste de l’équipe Pirelli/Metzeler pour l’organisation, la disponibilité et la sympathie qu’ils nous ont fait part tout au long de ces deux journées.


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