Mon Salon MOTO LEGENDE 2015
Puis j’ai compris. Ce qui manquait dans ce salon, c’était l’ambiance garage, l’odeur d’huile et tout ce qui fait le charme bucolique de la vie d’un motard. Je n’avais plus que quelques jours à patienter avant de, peut-être, pouvoir retrouver cette ambiance.
C’est parti :
Cela s’est passé le vendredi 19 novembre à 17h au parc floral de Paris. Le public était au rendez-vous. Beaucoup de gens d’une autre génération avaient fait le déplacement pour se replonger dans leurs souvenirs et j’étais au milieu d’eux. Au fur et à mesure des discussions, j’entendais des noms de marque comme « Terrot » ou « B.S.A » et bien d’autres encore…
Après l’entrée, je pénétrais dans les premières allées. Tout de suite, j’étais plongé dans l’ambiance qui régira tout le salon, à savoir des stands de passionnés, des clubs de marques et de préparateurs. Les vieilles pétoires étaient là aussi, exposées soit dans une robe de restauration de type concours, dans leur jus ou bien encore en état « sortie de grange ». On sentait, à ce moment là et avec l’aide des modèles présentés, que l’accent sera mis sur les années 60/70/80.
L’ambiance garage était bien là. Petit bémol tout de même il me semblait, à quelques rares exceptions, que les très vieilles grand-mères à deux roues étaient restées chez elles…
Le grand hall :
Le premier bâtiment passé, il fallait ressortir. A l’extérieur, un petit village composé de tentes de divers préparateurs et restaurateurs. La place traversée, je rentrais dans le grand hall, le cœur de l’expo.
En entrant, je fût frappé par le stand Suzuki. Sur la droite, deux icones de l’endurance et sur la gauche, un parterre retraçant l’épopée suz’. Entre autre, se trouvait une 500 RG et une rarissime RE-5 à moteur rotatif WANKEL.
Je déambulais le long des allées. Les stands étaient tous différents des uns et des autres. On trouvait même des créateurs de bijoux et des barbiers coiffeurs ! Les préparateurs et autres fans de marques et de modèles particuliers rivalisaient de talent pour nous proposer des modèles parfaitement restaurés ou en excellent état de conservation. Tout ce petit monde s’animait dans un esprit bon enfant où tous les genres se mélangeaient en regardant le travail acharné des passionnés. Au détour d’une allée, je tombais nez à nez avec un emblème de la course : une Kawa Godier-Genoud.
Au fil de mes pérégrinations, je découvrais une 1000 Vincent EGLI, une Brough Superior, une F.N en parfait état, quelques vieilleries que j’aurais vraiment aimer ramener dans mes bagages pour les mettre dans mon salon mais bon, il a fallut être raisonnable…
Au milieu des nombreuses boutiques de vêtements, accessoires et outillage, je trouvais aussi beaucoup d’artisans possédant des techniques bien particulières afin de rendre possible toutes les envies en matière de carrosserie, peinture ou métallerie :
On trouvait même une petite touche artistique tendance art déco (si, si !) Et il faut dire que ces sacoches à outils sont tout simplement sublimes !
Mais revenons à nos motos. Les belles machines des années 60/70/80 étaient bien là à commencer par les 6 cylindres qui étaient mis en avant cette année, notamment avec la Benelli 750 Sei et la Honda 6 :
Les anglaises avaient aussi leur place et, en déambulant ça et là, je tombais face à face avec une Triumph Trident et autres Norton Dominator ou Commando :
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Et les japonaises n’étaient pas délaissées non plus :
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Conclusion :
Ce salon s’est démarqué par sa diversité. Pourtant on aurait pu penser le contraire. Un bémol tout de même car si les Triumph et autres Norton étaient bien présentes, les véritables pièces de musée étaient un peu absentes. Pour celui qui aime la sportive des années 70, c’était du pur bonheur. Mais le fan de Peugeot P515, Excelsior ou René-Gillet a dû rester sur sa faim, le côté « musée » étant plutôt remplacé par la rencontre sympathique de passionnés jeunes et moins jeunes dans une ambiance vraiment agréable et joviale. Et puis après tout, la diversité permet de ne jamais s’ennuyer et faire ce parcours dans un environnement si varié a été un véritable plaisir, ne serait-ce que pour se rappeler que derrière une 675 Daytona ou une S 1000 R se cache un héritage vieux de millions de coups de marteaux, de boulons et d’expérience acquise à l’ombre d’un étau au fond d’un atelier poussiéreux…
Notons également la présence de beaucoup de club dédiés à des marques ou modèles (comme le Motobécane club de France) et la présence de Motul, société française bien connue dans le monde des motards qui, du haut de ses 160 ans d’histoire (et oui !) nous a dévoilé un joli quadricycle en cours de restauration !
Pour notre plus grand bonheur, L’attrait pour la moto ancienne ne semble pas s’essouffler. Dans un monde où, de plus en plus, le conseil en concession se cantonne aux taux d’intérêts pour un emprunt, le retour à certaines valeurs plus humaines et plus concrètes fait vraiment du bien !
Un rassemblement qui fût donc placé sous le signe de la détente et de la bonne humeur. Une sorte de fête avec un petit parfum d’huile de ricin.
Copains, apéro et mécanique.
On est pas bien là ?
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Par A.Bonnet.
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