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Jeux vidéo - Valentino Rossi The Game. Le Test

     A l’instar des franchises ‘stars’ de sports (FIFA, Formula 1, NHL etc…) la série des MotoGP, développée par le studio italien Milestone, a elle aussi droit à son nouvel opus tous les ans. Mais alors que d’habitude ces jeux s’appellent tout simplement MotoGP 13, MotoGP14, MotoGP15, etc.., l’année 2016 a droit à un titre qui sonne comme un hommage à la star internationale de la discipline, le Maitre : « Valentino Rossi The Game ».
Comme certaines autres légendes sportives (Colin Mac Rae, Tony Hawk…) le ‘Doctor’ entre aujourd'hui au Panthéon des athlètes ayant leur propre jeu vidéo.

Power !


      Je me lance directement dans le mode carrière.

Après avoir créé mon avatar grâce à un choix limité de visages (surprise, il y a quelques personnages féminins !) je suis invité à l’équiper en choisissant parmi la dotation de démarrage : casques, gants, et bottes. Pour chaque accessoire, le choix de base tient sur les doigts d’une main. On remarque cependant que de nombreux autres sont déblocables.


On se choisit un nom ainsi qu’un surnom qui sera brodé à l’arrière de la combinaison. Sympa. Il ne reste plus qu’à choisir le style de pilotage : un choix qui n’agira en rien sur vos performances mais qui modifiera légèrement la manière qu’aura le pilote de se tenir sur la moto dans les virages.


Allez hop, c’est parti.

     Me voilà membre de la VR46 Riders Academy, qui n’est autre que le centre de formation crée par Rossi. Une certaine Sarah, sorte d’agent personnel, m’accueille et m’explique ce que je fous là. En gros, je suis une nouvelle recrue et en tant que rookie, j’ai l’honneur de disputer uniquement 3 courses du championnat Moto3 pour ma première saison.


     Valentino Rossi The Game est de prime abord très alléchant, surtout pour les fans, puisque la star de la moto est omniprésente. Faisant office de mentor, Valentino y va de ses conseils et de ses encouragements. Dans son rôle de ‘parrain’, Rossi n’hésite donc pas à communiquer avec nous, mais il n’est pas le seul.

En effet grâce à une espèce de Twitter, on reçoit toutes sortes de messages, invitations, ou de félicitations de la part des autres ‘élèves’ officiels de la VR46 Academy. C’est sympa mais ça tourne vite en rond. En dehors de ces tweets, Rossi réagira souvent de vive voix. Le Champion italien a en effet joué le jeu et enregistré de nombreux messages en anglais. Ces messages s’activeront en fonction de l’évolution de la saison mais de manière assez scriptée. On ne s’étonnera donc pas de recevoir les félicitations de Rossi après un résultat catastrophique… Les fans apprécieront d’entendre Rossi ‘him-self’ leur faire la causette. Et j’avoue qu’il est assez marrant de l’entendre s’exprimer dans la langue de Shakespeare avec son accent italien à couper au couteau !

     Pour une immersion totale, Milestone a modélisé le fameux MotoRanch, la piste d’entrainement où Rossi et ses amis se mettent sur la gueule en Flat Track.
Le Flat Track , Kesako ?
En gros ce sont des courses aux guidons de motocross sur une piste sablonneuse. Ce sport, bien loin des circuits et de machines surpuissantes de MotoGP, est parait-il parfait pour maitriser la glisse sur bitume…

     Pour nos premiers tours de roue, Rossi nous invite donc d’entrée de jeu à disputer une course de Flat-Track.


     Ce mode de jeu original s’avère être une première bonne surprise. La glisse et la dérive des motos sont plutôt bien retranscrites. On sent que Milestone a mis à profit son expérience sur le jeu de Motocross MXGP pour peaufiner la physique de ce mode. Sur la piste poussiéreuse à souhait, le dosage de l’accélérateur est essentiel pour tenir sur ses roues. On prend du plaisir à faire des gros trainards dans les virages. Par contre, la liberté est très limitée et dès que l’on s’éloigne de quelques mètres de la piste, c’est la réapparition automatique sur cette dernière qui s’impose.

Trois types d’épreuves sont proposés en Flat-Track :
*La course ‘classique’.
*L'Americana qui consiste en une succession de courses à élimination.
*Et enfin l'Enduranch qui est une course en relais entre 2 pilotes.
Ces épreuves de Flat-Track sont plutôt intéressantes car assez techniques. Les fans seront en tout cas ravis de pouvoir mordre la poussière sur la piste du MotoRanch de Rossi, véritable temple pour les connaisseurs.

Pour ceux qui ne l'aurait toujours pas compris....Ca glisse !


     Après cette première incursion à deux roues, place aux choses sérieuses. Le MotoGP. Car ne l’oublions pas, nous sommes ici en présence d’un MotoGP16 avec un joli papier cadeau 46.

Comme indiqué précédemment, la première saison ne se déroule que sur 3 courses en catégorie Moto3, de manière à jauger vos capacités. En fonction de vos résultats, différentes écuries plus ou moins compétitives vous solliciteront en fin de saison. Et ne comptez pas sur Rossi pour vous prendre d’emblée dans son team Sky VR46 (tu parles d’un mentor !). La suite est toute tracée. Vous évoluerez de la catégorie Moto3 pour la Moto2 avant de rejoindre la catégorie reine qu’est le MotoGP où vous pourrez enfin faire regretter à Rossi de ne pas vous avoir donner votre chance au sein de son équipe…

     Coté game-play, la prise en main est assez ardue pour un débutant ce qui peut vite être frustrant. La sensation de vitesse est au rendez-vous et le comportement des motos est plutôt réaliste, même si au début on a le sentiment qu'elles tournent et freinent que dalle. Heureusement, plusieurs degrés d’assistance sont disponibles pour vous aider à maitriser les bécanes. De base, le niveau d'assistance ‘Standard’ sera proposé. Il correspond au mode 'Full débutant'. Ce qui veut dire que celui-ci freinera à votre place, gèrera la position du pilote sur la moto et coupera carrément les gaz si vous êtes trop optimiste. Le joueur n’a donc plus qu’à travailler ses trajectoires...


Mais rassurez-vous, pour un débutant, ce sera déjà une bonne partie de plaisir ! Car même avec toutes les assistances activées, les novices se casseront les dents un moment… On passe son temps à louper le virage, à goûter du gravier et à se faire doubler. Mais, heureusement, on progresse rapidement et on arrive peu à peu à s'en sortir grâce à un peu d'entraînement et …… au Rewind !


     Véritable cadeau pour les joueurs, ces ‘secondes chances’ permettent d'effectuer un retour en arrière après chaque action ou chute ce qui nous permet de corriger nos trajectoires, d’éviter les collisions, mais aussi de s'entraîner sur les virages sur lesquels on a le plus de mal.

Un ptit coup de Rewind et cette belle glissade ne sera plus qu'un mauvais souvenir...


Ces Rewind sont utilisables à volonté ce qui permet de corriger toutes les erreurs au fur et à mesure de tours. Et c’est bien là le piège. On se retrouver à l’utiliser 3 ou 4 fois pour passer un virage du mieux possible et cela fausse clairement notre niveau réel. Heureusement, cette fonction est désactivable. Une bonne chose car à trop l’utiliser, on ne progresse jamais vraiment. Perso je pense que Milestone aurait dû n’autoriser qu’un nombre limité de Rewinds par course.


     Aussi, les collisions et la physique sont assez mal gérées et manque de réalisme. On peut parfois s’appuyer sans vergogne sur un autre pilote dans un virage sans le désarçonner (on passe certains courbes en mode ‘bucheron’ et ça marche souvent) quand d'autres fois, une simple pichenette vous fera goûter au bitume. Mais globalement, une fois que vous aurez pris le coup, vous n’hésiterez plus à négocier vos virages de façon beaucoup plus optimiste lorsque vous aurez un groupe de concurrents en ligne de mire. Les premières courbes de chaque Grand Prix se joueront donc ‘le couteau entre les dents’ et vous trouverez toujours une moto sur laquelle venir vous appuyer sans provoquer la moindre chute et vous doublerez ainsi une bonne partie des concurrents. Cette trop grande permissivité réduira le niveau de difficulté du soft.

En prenant appui sur vos adversaires vous doublerez facilement le peloton.

Dommage car l’IA se montre assez compétitive et sans pitié ! Ainsi, si vous avez le malheur de vous trouver sur sa trajectoire, elle n’hésitera pas à vous refaire l’arrière train quitte à vous envoyer tous les deux dans le bac à gravier (mais souvent vous serez seul à chuter...) On aurait presque l’impression qu’elle souhaite se venger de vos précédents virages de bucheron… D’ailleurs au niveau des chutes, on regrettera la réapparition automatique sur la moto. Il aurait été 1000 fois plus immersif (et suicidaire) de courir jusqu’à sa machine pour remonter en selle et reprendre la piste…Mais on comprend aisément ce choix qui nous permet de rester toujours en mesure de nous battre avec le peloton.

Le high kick rotatif ne laissera aucune chance à vos adversaires... ;)
 

     Aussi, et on s'en rend vite compte, plus on joue, plus notre pilote s'améliore puisqu’un système de points d'expérience a été implémenté afin d'ajouter une plus grande immersion. Que ce soit le freinage, la gestion des gaz ou même le pilotage par temps de pluie, le tout s'améliore en fonction de nos résultats. Au total 6 paramètres évoluent à chaque fin d’épreuve. Si on ne sait pas trop sur quoi agit chaque caractéristique, la montée progressive de l’ensemble nous fait vite ressentir une sensible évolution dans le pilotage. Monter chaque paramètre au niveau 100 prendra un certain temps.


     Ajouter à ça le fait de pouvoir régler sa moto de façon très précise, et on se surprendra vite à s'entrainer de nombreuses heures pour essayer de trouver l'association parfaite. Pour les moins connaisseurs, un ‘Guide de réglages’ a été créé pour aider à régler la moto. Son fonctionnement est des plus simples : Vous indiquez votre problème, le jeu s'en charge pour vous. Par exemple, pour ma part j'avais un souci dans les sorties de virages, où ma réaccélération était bien trop lente. Après avoir appliqué quelques réglages grâce au guide, j'ai vite trouvé mon bonheur.

Je tiens à préciser que le Guide effectue les réglages de la moto pour vous, et ne se contente pas de simplement améliorer vos performances, ce qui est assez amusant car chaque fois qu'on améliore quelque chose on trouve vite un nouveau défaut qu'on va essayer de supprimer. Même pour un néophyte le fait de rechercher la configuration parfaite s’avèrera une phase assez intéressante.


      Pour résumer, on trouve sur un soft plus typé arcade qu'il en a l'air de par sa liberté au niveau des contacts. A grand renfort de rewind et de coup de carénages on finira par se défaire assez facilement des concurrents. Mais heureusement, le niveau d'assistance ‘Pro’ (qui désactive toutes les aides) hausse franchement le niveau de difficulté et offre alors un véritable challenge. Il ne vous restera qu’à désactiver les rewinds pour vraiment en baver…


Si la vue à la première personne est spectaculaire, c'est aussi la plus difficile à jouer.


     Différentes vues sont disponibles et bien entendu la plus impressionnante (mais également la plus ardue) est la vue à la première personne. Sinon, les conditions météo aléatoires permettent de disputer certaines courses sous de grosses averses. Le rendu des gerbes d’eau dans le sillage des motos est moyen mais la piste séchant au soleil est l’un des plus beaux effets visuels du jeu.

On dirait pas, mais ça ne se termine pas avec une chute !

     Au niveau jouabilité on aurait aimé que ces conditions humides et glissantes soient plus marquées. Autre point manquant de réalisme, les passages dans les bacs à graviers que l’on peut négocier en mettant allégrement de l’angle et des gros coups de gaz sans se mettre une énorme gamelle : pas très crédible.


Pour réussir à faire frotter le genou dans les graviers à 120km/h il faut bien s'appeler Rossi !

Rossi + Moto = Auto !
     Durant chaque saison (qui compte 18 Grand Prix)  Rossi vous invitera régulièrement à différents évènements bonus. En plus du Flat Track vue précédemment, deux autres grosses curiosités font leur apparition sur ce MotoGP46 : Le Drift et le Rallye Auto. Oui, oui, car Monsieur Rossi est également amateur de grosses cylindrées à 4 roues. Concentrons-nous maintenant sur ces deux ‘étrangetés’.

Faisant clairement office de "niveau bonus" ces modes de jeu n’apportent pas grand-chose, puisqu'on en fait rapidement le tour. Dans chaque mode, une seule voiture et très peu de pistes sont disponibles ce qui nous fait vite comprendre le degré secondaire de ces ‘extras’. Un point assez décevant selon moi ; quitte à rajouter un mode bagnole, autant l’exploiter un minimum…


     Malgré tout, le peu de chose qu'on y trouve est assez bien fait, notamment le mode Rallye qui entre deux courses MotoGP vous changera les idées. Tout comme pour le Flat Track, Milestone (qui a développé le jeu WRC) a puisé dans ses bagages pour nous offrir une expérience moins pire que ce qu’on craignait.

     Loin d'être déplaisant à jouer, ce mode Rallye souffrira surtout de son cadre : le circuit de Monza. Pas de piste poussiéreuse ni de décor dépaysant. Ici vous devrez faire vos chronos sur un circuit goudronné avec pneus et plots de chantier comme obstacles… Manquant de charme et de diversité (une seule voiture disponible et une dizaine de spéciales), ces parenthèses au volant d’une Ford Fiesta offrent cependant des bonnes sensations et s’avère intéressantes puisque la difficulté est au rendez-vous. Comme dans tout bon jeu de rallye, vous serez assisté d'un co-pilote qui vous annoncera les prochains virages. Le tout en français.


     En ce qui concerne les épreuves de ‘Drift’. Disons-le clairement, ce n’est pas folichon...

     On prend place dans une Ford Mustang (qui fait un bruit de débroussailleuse…) et il faut suivre un circuit tout en glissant le plus souvent possible pour marquer un maximum de points. La voiture réagit bizarrement et les sensations sont vraiment mauvaises.

La Ford semble montée sur savonnettes au point qu'il en devient même difficile de suivre une ligne droite....  Enfin, et surtout, on s’emm*$#* grave. Milestone aurait clairement pu faire l’impasse sur ce mode inutile et pas marrant pour apporter plus de consistance aux épreuves de rallye.


Un des seuls moments 'fun' du Drift....


     Pour résumer, et comme on pouvait s’y attendre, ces épreuves ‘hors-moto’ offrent un intérêt limité en tant que telles. Loin d'être déplaisantes (à part le Drift et l'interminaaaaaaaaaaable Monza Rallye Show imposé à chaque fin de saison) elles apporteront tout de même un peu de variété au mode carrière qui impose régulièrement quelques passages à 4 roues.


     Autre nouveauté de cette année, les courses de R1M. Ces parenthèses aux guidons de Yamaha R1M avec les membres de la VR46 Riders Academy sont là pour illustrer les entrainements des pilotes lorsqu’ils n’ont pas leurs machines de course.

Moins puissantes que les MotoGP, les R1M sont plus faciles et vraiment agréables à piloter. Mais une fois de plus ce mode est accessoire car limité au seul circuit de Misano… Dommage


ROSSI EXPERIENCE

     La navigation dans les menus se fait très facilement et on remarque assez vite un onglet réservé aux afficionados : La Rossi Experience. C'est dans cette section que Milestone a mis le paquet pour satisfaire les Rossi-boys.

      Les fans seront ainsi enchantés d'y trouver une encyclopédie 'RossiPedia' regroupant une modélisation 3D de la totalité des motos et casques utilisés depuis le début de la carrière du nonuple Champion du Monde en 1996. Avec quelques infos et anecdotes en sus. On compte ainsi plus de 65 items à débloquer contre une poignée de VR Points, la monnaie virtuelle amassée durant vos courses. 

      Autre section dédiée à la Star, les 'Evénements historiques VR46', qui permettent de revivre certains moments forts de la carrière de Rossi, comme par exemple sa première victoire en Championnat du Monde. Vous prendrez donc les commandes du numéro 46 le plus célèbre du monde pour tenter de reproduire ses succès. Du pur fan-service (de luxe) d’autant que chaque scène est précédée d’une interview du pilote italien présentant le moment à venir.

     La Rossi Experience permettra également de se mesurer à Rossi pour tenter de battre ses meilleurs chronos sur chaque circuit.


2016, mais pas que.

     En effet, il est également possible de participer au Championnat du Monde 2015. Pas de véritable intérêt me direz-vous puisque la quasi-totalité des teams sont identiques...
Mais la vraie bonne idée se situe dans la possibilité de participer à des championnats dans des catégories ‘historiques’ comme les 250cc ou les 500cc 2-temps. Et avec les concurrents de l’époque siouplé !!! Un challenge vraiment sympa et qui vous occupera un peu puisque ces motos ne bénéficient d’aucune des aides électroniques actuelles. Les machines sont donc beaucoup plus nerveuses....et piégeuses.

Bref, les fans en auront clairement pour leur argent.


Biaggi, Checa, Capirossi... Les anciens adversaires de Rossi sont disponibles.


     Ni trop moches, ni trop beaux, les graphismes, eux, sont dans la moyenne. Le moteur graphique EMotion FX commence à dater mais l’ensemble se laisse regarder malgré quelques textures douteuses. On passe notre temps les yeux rivés sur la piste, mais les fois où on regarde un peu le paysage on est ni émerveillé ni déçu. Mais on ne peut pas en vouloir au studio italien car les abords de circuit n’ont jamais eu vocation à en mettre pleins les yeux...



Cependant, les différents circuits sont bien reproduits et seront facilement reconnus par les amateurs de MotoGP. Les abords des pistes sont eux aussi bien modélisés et vivants. On trouve également quelques beaux effets comme les textures de piste séchante qui sont vraiment réussies. Les motos sont très bien reproduites et plaisantes à regarder. Pour finir, mention très bien pour le parfait rendu des cuirs et pour le reflet des vibreurs sur les carénages des motos.


Comme lors des rediffusions TV, les 'replay' offrent des angles de vue spectaculaires.


     La bande son est assez neutre. Présente dans les menus, elle ne dérange pas. Mais en course, elle n'est pas vraiment utile et loin d'être inoubliable. D’ailleurs on finit rapidement par la couper pour tenter de mieux profiter des effets sonores.

Mais là c’est une autre histoire…
A commencer par le bruit des moteurs qui n’est pas impressionnant pour un sou. Seules les Moto2 ont un rendu assez réaliste. Mais ce n'est pas vraiment une surprise car aucun jeu de moto n’a encore jamais réussi à reproduire le râle mécanique des moteurs de deux-roues. La palme du bruitage pourri revient quant à elle à la Mustang utilisée pour les épreuves de Drift…


On aurait aimé également que les clameurs du public soient moins discrètes lors des passages devant les gradins et ses hordes de fans surexcités. Tout comme l’hélicoptère survolant le circuit qui est totalement silencieux.
Mais la chose la plus surprenante, et la plus dérangeante pour ma part, est la trop grande discrétion des motos concurrentes qu'on croirait totalement aphones. Hormis un léger bourdonnement lorsque vous êtes dans un peloton, vous n'entendrez aucun son provenant des machines qui vous suivent ou qui vous dépassent. L’ensemble de ces petits défauts nuit un peu à l’immersion. Dommage.
On notera que Remi Tissier, le commentateur officiel des Grand Prix Moto sur Eurosport, a enregistré quelques messages de présentation diffusés juste avant le départ de chaque course. En français.


     Au niveau de la durée de vie, vous aurez de quoi faire pour débloquer tous les équipements. Et pour faire durer le plaisir, le soft est muni d’un un mode multijoueur en ligne (incluant tous les modes de jeux sauf le R1M) mais aussi (et c’est assez rare pour être souligné) en local en écran splitté.

 Même pas peur !

     En conclusion, ce Valentino Rossi The Game, en apportant du contenu inédit à ce qui n'aurait pu être qu'un MotoGP16 classique, amène un peu de fraicheur à la série tout en assurant pleinement sa mission d’hommage au célèbre pilote italien. Mise à part le Drift qui s’avère raté, les autres modes bonus sont plutôt sympas même si accesoires. Les fans seront assurément comblés, d’autant que le contenu pro-Rossi est vraiment riche. Les autres regretteront peut-être de retrouver finalement un énième MotoGP trop proche des épisodes précédents. Si le niveau de difficulté globale est plutôt haut pour les novices, les contacts trop permissifs empêchent le soft de se placer comme une vraie simulation pour les puristes. Dommage car en désactivant toutes les assistances et en faisant l’impasse sur les rewinds, le challenge s’avère vraiment relevé.

      Disponible depuis le 16 juin sur PS4 et Xbox Live, Valentino Rossi The Game / MotoGP 16 se place facilement comme la référence actuelle en matière de simulation de moto. Bon c’est vrai, la concurrence se bouscule pas vraiment au portillon….

 

Essai croisé par Alex Kravis et Sébastien De Malfin.
Toutes les images sont issues de captures d'écran PS4.

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