Depuis le 15 avril 2024, la moto, le scooter, le trois-roues et le quadricycle à moteur passent au contrôle technique au même titre qu'une voiture. La liste des points de contrôle est précise, elle s'organise en neuf fonctions et plus de soixante-dix points, et chaque défaillance se classe selon trois niveaux de gravité. Voici le détail complet des points de contrôle que l'inspecteur va passer en revue sur votre machine, dans quel ordre, avec quelles tolérances, et surtout comment éviter la contre-visite.
Le contrôle technique moto en chiffres
Le décret du 23 octobre 2023 a fixé les modalités du contrôle technique des deux et trois roues motorisés ainsi que des quadricycles à moteur. Tous les véhicules de la catégorie L sont concernés, à l'exception des motos d'enduro et de trial homologuées.
Concrètement, ce sont près de 80 points de contrôle qui sont vérifiés sur votre moto, répartis en neuf fonctions essentielles. La grille recense environ 165 défaillances potentielles, classées en trois niveaux de gravité. Le contrôle dure entre 30 et 50 minutes selon la machine et la disponibilité des outils de mesure. Côté tarif, comptez entre 50 et 80 euros selon les centres, sans contre-visite.
Sur la première année de mise en place, le taux de contre-visite tourne autour de 16 % pour les motos, monte à 22,5 % pour les scooters, et atteint 34 % pour les voitures sans permis. Les rejets pour bruit excessif représentent à eux seuls 3,2 % des refus, et c'est l'un des points qui inquiète le plus les motards depuis l'arrivée du sonomètre.
Les trois niveaux de défaillance
Avant d'attaquer la liste, il faut comprendre comment le contrôleur cote chaque défaut. Cette classification conditionne directement la validité de votre contrôle technique.
Un véhicule ne passe le contrôle qu'avec uniquement des défaillances mineures. Une seule défaillance majeure entraîne la contre-visite. La défaillance critique impose une remise en état immédiate.
Fonction 1 : identification du véhicule
Le contrôleur commence par vérifier que la moto présentée correspond bien à celle de la carte grise. C'est rapide mais éliminatoire si quelque chose cloche.
Sont contrôlés : la plaque d'immatriculation (lisibilité, fixation, dimensions, conformité au format SIV), le numéro de série gravé sur le cadre (lisibilité, absence de modification ou de poinçonnage suspect), la concordance avec le certificat d'immatriculation, et la présence éventuelle de plaques constructeur. Une plaque illisible, mal fixée ou non conforme au format légal entraîne une défaillance majeure. Un numéro de série effacé ou manifestement retouché bascule en défaillance critique avec signalement aux autorités.
Le piège classique : la plaque homologuée mais aux dimensions hors norme, courante sur les customs et les café racers. Le format légal moto est de 210 x 130 mm depuis 2017. En dessous, c'est non-conforme.
Fonction 2 : équipements de freinage
C'est la fonction la plus longue à contrôler et celle qui génère le plus de contre-visites. Le contrôleur dispose d'un banc de freinage spécifique aux deux-roues, qui mesure l'efficacité réelle des freins avant et arrière séparément.
Sont vérifiés : l'état et l'usure des plaquettes ou des garnitures de tambour, l'épaisseur des disques de frein, l'état des durites hydrauliques (absence de craquelures, suintements), le niveau et l'aspect du liquide de frein (qui doit être limpide, non oxydé), le fonctionnement du levier et de la pédale, la course et le retour à vide, l'efficacité mesurée au banc, le bon fonctionnement de l'ABS si la moto en est équipée, l'état des leviers et de leur fixation.
Les défaillances critiques fréquentes : plaquettes usées au-delà de la marque minimale du fabricant, garnitures absentes ou mal montées, levier de frein cassé ou bloqué, fuite de liquide de frein, ABS défaillant sur les motos équipées. Une simple usure asymétrique ou un dysfonctionnement partiel de l'ABS passe en majeure. Un disque rayé ou voilé légèrement reste en mineure tant que l'efficacité au banc reste dans les tolérances.
Fonction 3 : direction
Le contrôleur teste le guidon, la colonne de direction, la fourche, et le tarage des roulements de direction. Sur une moto, l'enjeu sécurité est énorme, le moindre jeu dans la direction se sent à haute vitesse.
Sont vérifiés : le jeu dans les roulements de colonne de direction, le débattement angulaire complet du guidon de butée à butée, l'état de la fourche (étanchéité des plongeurs, absence de fuites de huile, état des soufflets), l'état des amortisseurs de direction sur les motos équipées, la fixation du guidon, le bon fonctionnement des commandes au guidon (accélérateur, embrayage, commandes électriques).
Les défaillances majeures classiques : jeu excessif dans les roulements de direction, fuite d'huile de fourche, débattement du guidon limité par un câble ou un faisceau mal positionné, commande d'accélérateur qui ne revient pas à zéro instantanément.
Fonction 4 : visibilité
La visibilité, c'est tout ce qui permet au pilote de voir et d'être vu. Sur une moto, la fonction comprend les rétroviseurs et tout dispositif équivalent.
Sont vérifiés : la présence d'au moins un rétroviseur côté gauche (deux pour les motos mises en circulation après le 1er janvier 2017), l'état de la surface réfléchissante (absence de cassure, brouillage, désargenture excessive), la fixation des rétroviseurs, la stabilité de leur orientation (vibrations), et la conformité au type homologué d'origine. Sur les motos avec bulle, le contrôleur vérifie aussi que la bulle n'altère pas la vision ni n'est fissurée à un endroit critique.
Une moto qui sort d'usine après 2017 sans rétroviseur droit prend une défaillance majeure, même si le pilote roule sans depuis dix ans sans souci. C'est typiquement le piège des préparations café racer ou bobber où le rétroviseur droit a sauté pour le look.
Fonction 5 : feux, dispositifs réfléchissants et équipement électrique
L'éclairage est la deuxième cause de contre-visite après le freinage. La fonction couvre tous les feux et tout le faisceau électrique visible.
Sont vérifiés : le bon fonctionnement du feu de croisement, du feu de route, du feu de position avant et arrière, du feu stop (déclenchement au levier ET à la pédale), des clignotants avant et arrière, de l'éclairage de plaque, du feu de détresse sur les motos équipées, des feux de jour si présents. Le contrôleur vérifie aussi l'orientation des phares (les phares trop hauts éblouissent les autres usagers, les phares trop bas réduisent la portée), la conformité de la couleur d'éclairage (jaune autorisé seulement sur les motos d'avant 1993), l'état des optiques (fissures, condensation excessive), et la présence du catadioptre rouge arrière obligatoire.
Le piège qui fait le plus tomber les motards : les ampoules LED non homologuées montées en remplacement des halogènes d'origine. Si la moto n'a pas été homologuée pour rouler en LED, le faisceau est non conforme et c'est défaillance majeure. Idem pour les clignotants après-vente non marqués E. Une optique fissurée laissant entrer l'eau passe en défaillance critique.
Fonction 6 : essieux, roues, pneus, suspension
Toute la liaison au sol est passée au crible. Sur une moto, le pneu est l'élément qui supporte toute la confiance du pilote, donc le contrôle est sévère.
Sont vérifiés : l'état et la conformité des pneus (dimensions, indice de charge, indice de vitesse conformes à la carte grise), la profondeur des sculptures (1 mm minimum sur toute la bande de roulement pour la moto, 0,5 mm pour les cyclomoteurs), l'absence de coupures, hernies ou déformations visibles, l'âge du pneu (au-delà de 10 ans, le contrôleur peut signaler une défaillance mineure même si le pneu paraît bon), l'état des jantes (absence de fissures, voilage), le serrage et l'état des axes de roue, le fonctionnement et l'étanchéité des amortisseurs arrière, l'absence de fuites des éléments de suspension, l'état des roulements de roue, et la fixation des cardans pour les motos à transmission par arbre.
La défaillance critique typique : un pneu hors dimensions par rapport à la carte grise. Cela arrive après changement de jante ou montage de pneus plus larges pour le look. La défaillance majeure la plus fréquente : profondeur de sculpture insuffisante en milieu de bande, ou hernie sur le flanc.
Fonction 7 : châssis et accessoires du châssis
Le cadre et ses composants structurels sont contrôlés visuellement et au tact. C'est la fonction la plus courte mais aussi la plus déterminante, car une fissure de châssis envoie immédiatement en défaillance critique.
Sont vérifiés : l'intégrité du cadre (absence de fissures, déformations, soudures suspectes, traces de réparations non documentées), l'état du bras oscillant et de ses paliers, la fixation du moteur, la fixation du réservoir et son étanchéité (aucune fuite tolérée), l'état du garde-boue avant et arrière, le dispositif anti-projections, l'état des repose-pieds (présence, fixation, repliage correct), la béquille latérale et la béquille centrale si présente (fonctionnement, retour automatique, contacteur de sécurité), l'état du système d'échappement complet (fixations, absence de fuites, conformité au modèle homologué).
Les pièges classiques sur les motos modifiées : pot d'échappement adaptable sans homologation, plaque d'immatriculation tordue, garde-boue arrière coupé, suppression du dispositif anti-projections. Toutes ces modifications, courantes en custom et café racer, génèrent une défaillance majeure. Sur les motos anciennes, c'est souvent la fissure naissante sur les fixations moteur ou les points de soudure qui fait tomber le contrôle.
Fonction 8 : nuisances
C'est la fonction qui a évolué le plus en 2025 et 2026, avec l'arrivée des contrôles renforcés sur le bruit et les émissions. Depuis juin 2025, le contrôleur dispose d'un sonomètre étalonné et applique des seuils stricts.
Sont vérifiés : le niveau sonore au régime stabilisé prescrit par le constructeur, mesuré au sonomètre à 50 cm de la sortie d'échappement et à 45 degrés. Le seuil légal est de 77 décibels en statique, avec une tolérance de 5 dB par rapport à la valeur d'homologation indiquée sur la plaque constructeur. En dynamique, certains contrôles peuvent monter à 78 dB selon la procédure. Le contrôleur vérifie aussi l'aspect et la conformité du pot d'échappement (présence du marquage E homologation, présence des chicanes d'origine, absence de modification visible), l'opacité des fumées d'échappement sur les motos thermiques (seuil de 2,5 m-1), et le bon fonctionnement du système d'aspiration.
Depuis le 1er juin 2025, le décéléromètre est obligatoire pour les cyclomoteurs 50 cm³, qui doivent prouver leur bridage à 45 km/h en accélération maximale sur banc. Tout cyclo modifié pour aller plus vite que la limite tombe automatiquement en défaillance majeure.
Le piège : un pot adaptable Akrapovic ou SC Project marqué E mais sans chicane interne. Le marquage E protège le pot mais pas la modification ultérieure. Si le chicane a été retiré pour gagner en sonorité, le sonomètre va le détecter et c'est défaillance majeure.
Fonction 9 : autres équipements
La dernière fonction regroupe les éléments spécifiques selon le type de véhicule. Pour les motos classiques deux roues, cette fonction est légère. Pour les trois roues et quadricycles, elle prend plus de poids.
Sont vérifiés sur une moto deux roues : le bon fonctionnement de l'avertisseur sonore (klaxon), le compteur de vitesse, l'odomètre (compteur kilométrique), la béquille de sécurité et son contacteur, le verrou de direction (présence et fonctionnement). Sur les trois roues et quadricycles, s'ajoutent le contrôle des ceintures de sécurité si présentes, des sièges et de leur fixation, du dispositif d'attelage si la machine est équipée, et de l'état général de l'habitacle.
Le klaxon défaillant est un classique de la contre-visite : il fonctionne au démarrage mais cesse après quelques minutes en cas de batterie faible. Le contrôleur teste systématiquement à froid et à chaud.
Préparer sa moto avant le contrôle technique
Une heure de vérification à la maison fait économiser une contre-visite et 30 euros de frais. Voici la check-list pratique avant le passage au centre.
Une semaine avant
Vérifier la concordance entre votre carte grise et votre moto : numéro de série lisible et identique, dimensions de pneus conformes à celles de la carte grise, échappement d'origine ou échappement adaptable homologué E avec chicanes en place. Si vous avez monté un pot adaptable il y a quelques années, vérifiez la présence physique du marquage E gravé dessus. Si vous avez gonflé les valves, profitez-en pour vérifier la profondeur de sculpture et l'âge des pneus.
Tester complètement l'éclairage : feu de croisement, feu de route, position, stop au levier, stop à la pédale, clignotants avant, clignotants arrière, éclairage de plaque, feux de détresse. Remplacer toute ampoule défaillante par une ampoule homologuée d'origine, pas par une LED non prévue pour la moto.
Faire un essai de freinage sur route déserte : si la moto tire à droite ou à gauche au freinage, si le levier devient spongieux après quelques freinages forts, ou si l'ABS s'enclenche anormalement tôt, il faut traiter le problème avant le centre.
La veille
Nettoyer la moto, surtout les optiques et la plaque d'immatriculation. Un phare encrassé peut faire échouer le test de portée d'éclairage. Vérifier le serrage du klaxon, des rétroviseurs, des repose-pieds. Faire le plein du liquide de frein si nécessaire et de l'huile moteur. Vérifier la pression des pneus selon les préconisations constructeur.
Localiser et identifier le centre. Vous pouvez réserver le contrôle technique de votre moto directement en ligne pour comparer les tarifs et les délais entre les centres autour de chez vous, et choisir un centre habitué aux deux-roues plutôt qu'un centre auto généraliste qui peut être plus sévère ou moins équipé pour les motos anciennes.
Le jour J
Arriver avec la carte grise originale, une pièce d'identité, et idéalement la facture d'achat des accessoires homologués si vous avez monté un pot adaptable ou des optiques après-vente. Apporter aussi votre permis de conduire au cas où le contrôleur veut vérifier la concordance pour un essai. Prévoir 45 minutes minimum sur place. Ne pas chauffer la moto avant le contrôle pour ne pas fausser la mesure du sonomètre, qui s'effectue au régime stabilisé prescrit par le constructeur.
Cas particuliers selon le type de moto
Moto sportive
Les points sensibles sont le freinage (souvent au-dessus de la moyenne, donc plaquettes consommées rapidement), la profondeur des pneus en bord (les sportives roulent sur l'angle et usent l'extérieur de la bande), et l'orientation du phare qui peut bouger après une chute ou un changement de carénage. Vérifier aussi la course et le retour de l'accélérateur, point critique sur les machines à commande électronique.
Moto custom, cruiser et café racer
C'est la catégorie qui prend le plus de défaillances sur les fonctions visibilité, châssis et nuisances. Plaque non au format, rétroviseur droit absent, clignotants après-vente non marqués E, garde-boue arrière coupé, pot non homologué ou sans chicane. Avant le contrôle, remettre tous les éléments dans leur configuration d'origine ou s'assurer que chaque pièce après-vente porte le marquage CE et E approprié.
Trail et grand routier
Catégorie plutôt épargnée car les machines sont récentes et bien équipées d'origine. Les points à surveiller sont la suspension (les amortisseurs des trails fatiguent vite en duo avec bagages), les pneus mixtes qui peuvent atteindre la limite plus vite que les pneus route, et les feux additionnels après-vente qui doivent être marqués E et orientés correctement.
Scooter et cyclomoteur
Le scooter a un taux de contre-visite plus élevé que la moto, autour de 22,5 %. Les points faibles sont les courroies de transmission usées, les variateurs encrassés qui altèrent l'accélération, les amortisseurs arrière qui n'amortissent plus, les optiques fissurées suite à des chocs urbains, et depuis juin 2025 le décéléromètre qui vérifie le bridage à 45 km/h sur les 50 cm³.
Moto ancienne et de collection
Les motos de plus de 30 ans avec carte grise collection passent le CT tous les 5 ans avec une grille adaptée. Les motos d'avant 1960 en sont totalement exemptées. Les points à surveiller en priorité sur une ancienne : l'éclairage 6 volts qui doit délivrer la bonne intensité, le freinage à tambour dont l'efficacité doit rester dans les tolérances historiques, l'allumage à rupteurs qui peut générer une mesure de pollution faussée si la combustion est imparfaite, et la conformité de l'échappement d'origine.
Le sonomètre, vraie menace ou faux problème
Sur la première année de mise en place, le bruit excessif a généré 3,2 % des contre-visites. C'est peu, mais cela représente plusieurs milliers de motards refusés chaque mois sur ce seul critère.
La mesure se fait moto à l'arrêt, levier mort, au régime de stabilisation prescrit par le constructeur (souvent autour de 5 000 tours par minute). Le sonomètre est positionné à 50 cm de la sortie d'échappement, à 45 degrés, à hauteur de la sortie. La valeur lue est comparée à la valeur d'homologation gravée sur la plaque constructeur, avec une tolérance de plus 5 décibels. Une moto homologuée à 84 dB peut donc passer jusqu'à 89 dB. Au-delà, c'est défaillance majeure.
Le piège des pots adaptables : si vous avez un Akrapovic Race avec dB killer monté, vous êtes dans les clous. Si vous l'avez retiré pour la sonorité, vous tombez systématiquement. La solution est de remettre la chicane juste avant le passage, le contrôleur ne démonte rien.
Que faire en cas de contre-visite
Si le PV mentionne une ou plusieurs défaillances majeures, vous avez deux mois pour faire les réparations et repasser au centre. La contre-visite ne porte que sur les points défaillants, elle coûte entre 15 et 25 euros selon les centres, et dure 15 minutes maximum. Si vous laissez passer le délai des deux mois, il faut repasser un contrôle technique complet, soit 50 à 80 euros.
En cas de défaillance critique, l'interdiction de circuler est immédiate, sauf pour rentrer à domicile ou se rendre directement à l'atelier de réparation, sans détour. La preuve du déplacement doit pouvoir être apportée en cas de contrôle de police. Une fois la réparation faite, repasser au centre dans les 24 heures qui suivent.
En résumé
Le contrôle technique moto se prépare bien à la maison. Passer en revue soi-même les 80 points de contrôle sur les neuf fonctions prend une heure et économise une contre-visite. Les points sensibles sont l'éclairage, le freinage, les pneus, la conformité de l'échappement et du bruit. Sur une machine d'origine et bien entretenue, le passage se fait sans souci. Sur une moto modifiée, il faut anticiper et remettre en conformité tout ce qui peut l'être avant de présenter la machine. La sévérité augmente d'année en année, le sonomètre depuis juin 2025 et le décéléromètre cyclo en attestent, mais la logique reste la même qu'au CT auto : un véhicule sain, identifié, conforme à sa carte grise, passe sans difficulté.
Foire aux questions
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Combien de points de contrôle sont vérifiés au contrôle technique moto
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Environ 78 à 80 points de contrôle selon les centres et les évolutions récentes, répartis en 9 fonctions, avec environ 165 défaillances potentielles. Le chiffre exact évolue avec les arrêtés successifs, la version du 1er mars 2026 portant à 80 points la grille officielle.
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Quels sont les points de contrôle qui font le plus recaler
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Dans l'ordre statistique des contre-visites : l'éclairage (ampoules grillées, optiques fissurées, LED non homologuées), le freinage (plaquettes usées, liquide oxydé, durites craquelées), les pneus (sculptures insuffisantes, dimensions non conformes), le bruit excessif (3,2 % des refus), et la conformité du véhicule (plaque non au format, modifications non documentées).
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Le contrôle technique moto vérifie-t-il le compteur kilométrique
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Oui, le bon fonctionnement de l'odomètre et du compteur de vitesse est vérifié dans la fonction 9. Un compteur bloqué ou un trafic visible du kilométrage entraîne une défaillance majeure et un signalement aux autorités.
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Faut-il enlever ses accessoires pour le contrôle
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Non, sauf les éléments non homologués ou modifiés. Les top-cases, sacoches, supports GPS, antennes radio, supports caméra restent en place. En revanche, si vous avez monté un pot adaptable, vérifiez qu'il porte le marquage E et que la chicane est en place. Les optiques additionnelles non homologuées doivent être retirées ou désactivées.
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Une moto de plus de 30 ans est-elle dispensée du contrôle technique
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Non, mais elle bénéficie d'un régime allégé si elle est immatriculée en carte grise collection. La périodicité passe à tous les 5 ans au lieu de 3 ans, et la grille est adaptée aux spécificités techniques anciennes. Les motos mises en circulation avant le 1er janvier 1960 sont totalement dispensées.
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Le contrôle technique est-il obligatoire pour vendre une moto
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Oui, pour toute moto de plus de 4 ans vendue à un particulier. Le PV doit dater de moins de 6 mois au jour de la cession. Sans cela, l'acheteur peut faire annuler la vente. La vente à un professionnel n'exige pas le contrôle, mais la moto ne pourra pas être remise en circulation tant qu'un CT favorable n'aura pas été passé.
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Quel est le délai de contre-visite après un contrôle défavorable
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Deux mois à compter de la date du contrôle initial. Au-delà, il faut repasser un contrôle complet. La contre-visite ne porte que sur les défaillances majeures relevées au PV, pas sur l'ensemble des points.
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Que se passe-t-il si on roule sans contrôle technique moto à jour
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L'amende forfaitaire est de 135 euros, ramenée à 90 euros en cas de paiement rapide ou majorée à 375 euros en cas de retard. La moto peut être immobilisée par les forces de l'ordre, et l'assurance peut refuser sa prise en charge en cas d'accident, ce qui est financièrement bien plus grave que l'amende.
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Le contrôle technique moto est-il identique en France et à l'étranger
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Non, chaque pays applique sa propre grille. En Belgique, le contrôle est non périodique et obligatoire avant remise en circulation. En Allemagne, le TÜV tous les deux ans coûte environ 90 euros et porte sur des critères différents. Au Portugal et en Italie, des grilles spécifiques s'appliquent. Une moto immatriculée à l'étranger doit passer un CT français dès qu'elle change de pays d'immatriculation.
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