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25 ans de Kawasaki Ninja - De la GPZ 900 R 1984 à la ZX-6R 2009.

25 ans de Kawasaki Ninja - De la GPZ 900 R 1984 à la ZX-6R 2009.

       Un quart de siècle de sportives rageuses, de machines de caractères. La lignée Ninja est sans aucun doute l’une des plus riches de la production moto mondiale. Aujourd’hui, cette histoire se raconte à travers de sulfureux modèles dont la soif de performances ne s’est jamais étanchée.

 Cela a commencé par une palpitante année 84, où voient le jour le Macintosh d’Apple, Harry (2eme fils de Charles et Diana d’Angleterre), Scarlett Johansson, Canal +, et la première Ninja : la Kawasaki GPZ 900 R. C’est le choc, le fantasme pour les motards : sous son aspect racé (pour l’époque – elle nous paraitrait presque routière aujourd’hui), l’engin masque à peine son  4 cylindres de 115 chevaux. Une bombe ! Le point culminant de sa réputation intervient en 1986 quand elle apparait dans l’un des films les plus nerveux et les plus connus des années 80 : TOP GUN. Tom Cruise à son guidon, partageant la vedette avec un avion de chasse américain, quelle affiche !

 Quelques années plus tard, Kawasaki continue à cultiver cette image liée à l’aviation US. Pour tenir tête à la puissante GSX-R 1100, la firme d’Akashi remplace sa RX 1000 par la ZX-10 Tomcat. Plus légère, plus puissante, cette sportive à tendance routière sort  137 ch et approche la barre des 270 km/h.

 Mais Kawasaki s’intéresse de plus au nouveau championnat Superbike et à l’Endurance. En 1989 sort LA sportive de Kawasaki, celle qui soulève l’émotion hier et aujourd’hui : la ZXR 750 Stinger. Plus qu’une sportive, une arme. Une vraie moto de course – Avec elle, la marque va graver son nom sur les plus grandes épreuves.

 La route n’est pas sacrifiée, simplement mélangée avec la philosophie sport chère à Kawa. Dans les années 90, les ZZR 1100 et ZX-9R débarque dans un monde en plaine mutation. La ZX-9R tente de combattre l’incroyable Honda CBR 900 ; mission très difficile pour la sportive verte. Plus lourde, plus bourgeoise, la ZX-9R de 94 à 97 ne peut rivaliser avec les sportives pur-jus de l’époque.
En revanche, carton plein pour la ZZR 1100. Design futuriste et imposant, Equipement, puissance ; c’est une sport-GT motorisée par un baril de poudre. La ZZR franchit la barre des 280 km/h et assure à la marque une réputation de puissance, de vitesse et de rage.

 Piqué au vif par le succès de la CBR 900 et l’efficacité de la nouvelle GSX-R 750, Kawa revoit complètement sa ZX-9R. La version 98 sort plus de 140 chevaux et son poids à dégringoler de manière spectaculaire. Elle se bat maintenant à armes égales avec les leaders du segment. En plus d’une efficacité redoutable, la Ninja 900 conserve de bonnes manières et se révèle bien plus confortable et protectrice que ses concurrentes. Une excellente sportive qui n’aura pas le succès qu’elle mérite : le marché est friand de machines exclusives, inconfortables, exigeantes, mais qui sentent la piste à plein nez. Allez comprendre…

 Un autre segment en pleine ébullition est celui des sport-GT ultra rapides. La ZZR 1100 s’est vu prise en ligne de mire par la CBR 1100 XX et la 1300 GSX-R Hayabusa. Insoutenable pour les verts ! Apparait alors sur les routes un nouveau missile haute technologie. La ZX-12 R inaugure un cadre-coque surmontant un gros 4 cylindres de 180 chevaux. Cette grosse fusée file quasiment aussi vite que l’Hayabusa mais se révèle trop exigeante à conduire. La 2eme version deux ans plus tard corrige le tir, assurant un excellent comportement à la 12-R.

 2003 marque le début d’une nouvelle ère pour Kawasaki. La ZX-6R est la première à recevoir une admission d’air forcé en plein milieu de la ganache – cet élément deviendra à partir de ce moment la signature des Ninja (bien que la première sportive à avoir dévoilé une prise d’air frontale centrale fut la Honda VTR-SP1). Autre caractéristique essentielle : fini les compromis. Les ZX-R ne seront plus polyvalentes et efficace ; elles seront radicales. Comme le millésime précédent, la ZX-6R existe en version 600 cm3 pour la compétition, et 636 cm3 pour offrir plus de couple sur route. Autrefois correctement rempli à mi-régimes et rageur à haut-régimes, le 4 cylindres supersport est devenu comme les copains : creux en bas et explosif en haut.

 2004 est l’année où tout s’emballe. Kawasaki remplace la ZX-9R par une sur-violente ZX-10R. Pour son arrivée dans la classe des 1000, la Ninja ne fait pas dans la demi-mesure : 175 chevaux, soit la plus puissante des 1000 de sa génération, bouilleur ultra-puissant à aborder avec respect, partie-cycle de superbike avec longerons de cadre passant au-dessus de la culasse (et non plus autour) – on ne rigole plus du tout. La ZX-10R est un fauve que seuls les plus téméraires osent pousser dans ses retranchements.

 Pendant que les constructeurs accélèrent la course à la performance des machines, les radars poussent dans tous les sens. Leur efficacité concernant la sécurité est plus que douteuse mais remplit à tous berzingues les caisses de l’Etat. Depuis la loi Gayssot et le matraquage sécurito-policier, on annonce la mort des missiles sol-sol. Tu parles, Charles !!! La ZX-12 R n’a pas suffit à convaincre ? Voici pour 2006 la ZZR 1400. Toujours le cadre-coque type 12-R pour une machine qui reprend le nom d’une illustre ancêtre. Plus gros moteur, presque 200 chevaux, un couple si grand qu’on a dû brider les premiers rapports de boite, une gueule de tarentule et des performances au diapason.

 Depuis son apparition, la ZX-10 R dicte sa loi dans les comparos médias. Mais malgré ses qualités de haut rang, l’hypersport peine à s’imposer dans les grandes épreuves mondiales. AKashi continue à rajouter des chevaux et de l’efficacité : la version 2008 annonce 200 chevaux en dynamique ; effrayant et magique à la fois. L’agressivité de son design atteint son paroxysme. Autour de cette sportive gravitent deux français : Olivier Jacque qui développe la ZX-RR pour Kawa, et Régis Laconi au guidon de la meule de Superbike mondial.
L’esprit Ninja n’est plus réservé aux pistards et au chrono. Cette même année sort la Ninja 250 R. Une petite moto qui a tout d’une grande, sauf l’exclusivité et la démence – une Ninja dans la ville pour s’initier.

 Après la 250 R, l’esprit Ninja s’empare de la routière ER-6 F. La précédente génération souffrait d’une plastique trop timide ; petite routière sympathique étouffée par son manque de charisme. La 2eme version regorge de sex-appeal. On la confond aisément avec une Supersport.

 Le rôle de pistarde demeure pour les séries ZX-R. La dernière évolution en date de la série 600 approche la perfection. Sa silhouette calquée sur la 1000 annonce la couleur. Ce n’est plus une menace, c’est une exécution. La nouvelle ZX-6R devient la référence de la catégorie, bousculant l’icône de ce segment, la Yamaha R6.

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Avis

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