
Après dévorage des 48 planches, constat. Il y a dans cet album tous les ingrédients qu’on adore : de la mauvaise foi typiquement motarde, un lostrider omniprésent mais toujours aussi largué avec des chevilles surdimensionnées, la bombe anatomique Miss sol-sol alias Sam, Cescovitch plus discret, et pas mal de clins d’oeil caricaturaux à des personnalités du monde moto et d’ailleurs (tel l’infect mais tant recommandé Dr House). On en profite pour écorcher sans artifices nos super mesures gouvernementales au gros top de la débilité. Dans cet album-cocktail plus piquant, les forces de l'ordre passent souvent par la case déglinguage, et ça franchement du bien de voir en images ce que tout le monde rumine en pensant à la politique sécuritaire à 2 balles. La page 35 est ô combien équivoque de la c.....ie qui nous entoure. Un autre point que Sato soulève, et qui met pas mal d'amateurs de la compétition en rogne, c'est le... à découvrir en page 21 ; simple, superbe, tellement réaliste et écoeurant à la fois.
Une particularité que j'aimerais soulignée : par rapport au Joe BAR Team (que je considère aussi comme un monument de la BD moto mais...), les Même Pas Peur ne sont pas focalisés sur quelques machines mais mettent en lumière un bel éventail de modèles. Dans ces albums, vous pouvez aussi bien croiser une 1000 Vincent que la dernière R1 à calage cross-plane tout en arsouillant au guidon d'un 750 GSX-R de '96.
Avec cette collection, Sato est le premier à réellement bousculer la légende Joe BAR Team. Le ton est percutant, des gags sont planqués dans tous les coins, et l’une des forces de la saga est de visiter une belle partie de la production moto. Indispensable dans une bibliothèque de motards. Pour commencer la dégustation, je vous ai mis deux planches juste en-dessous...
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