Se connecter
Actualité ACCUEIL > ACTUALITé
Découverte de la Thaïlande, par les chroniques de MC.

Découverte de la Thaïlande, par les chroniques de MC.

Partagez avec vos amis :
Partagez avec vos amis :

Ce premier épisode en terres asiatiques est un pur instant de délectation. Moeurs et cuisine locale apportent lots d'enchantements et de surprises. Direction le Buriram et des moments entre la chaleur, la vie Thaïlandaise et les pneus.

          Samedi 17h30, un dernier regard et je prends la route.
Dans 4 heures environ, je serais à l’hôtel en face du siège de la société, lieu du rdv pour rejoindre Roissy en minibus demain avec mes confrères.

          Dimanche 30 septembre 2018. 9h30 départ du siège. Pour commencer, environ 4h de minibus pour rejoindre Roissy Charles De Gaule, puis passage des différents contrôles douaniers, enregistrements des bagages et attentes sur un banc.

          15h début de l’embarquement, mais 600 personnes à faire assoir dans un Airbus A380, c’est long, voire très long.
16h décollage, 6h30 de vol plus tard, attente de notre vol suivant dans l’aéroport de Dubaï. Puis ré embarquement dans un autre A380 et c’est reparti pour encore 6h30 de vol.
Environ 13h heure locale, nous arrivons à Bangkok. Récupération des valises, contrôles douaniers, échanges de monnaies, et sortie de l’aéroport. Une chaleur suffocante nous accueille. Nous sommes partis de France, il faisait péniblement 20 degrés. Nous avons passé pas loin d’une vingtaine d’heures sous air climatisée, et là, à l’air libre avec la fatigue et le décalage horaire, nous devons affronter 35 degrés et un soleil de plomb...

          Fort heureusement, les 2 minibus sont déjà en attente. Personne ne se fait prier pour monter à bord. La chaleur est insoutenable.
Une fois à l’intérieur des minibus - ou plutôt des mini palaces dignes de Las Vegas, entièrement capitonnés, des lumières de toutes les couleurs et dans tous les sens, des enceintes de boites de nuit – bref, une fois bien installés, nous voilà partis pour 6h de route. Ce qui en tout et pour tout nous aura fait passer près de 23h dans divers moyens de locomotions en moins de 30 heures.

          Lundi 19h heure locale, il fait nuit noire mais toujours aussi chaud, je prends d’assaut la douche de ma chambre et direct au lit, j’aurais largement le temps de visiter les alentours plus tard dans la semaine.

          Mardi 9h, en théorie journée farniente, mais le boss est un peu comme moi, ce qui est fait n’est plus à faire. Du coup, nous prenons la route pour rejoindre le circuit situé à 13km de notre lieu de villégiature pour la semaine.
Nous ouvrons les containers et c’est parti pour la préparation des allocations.
D’abord tout sortir des deux containers, les machines et les pneus.
Les machines directement sous la grande tente mis à notre disposition, et les pneus à l’extérieur. Par famille, par taille, par type de gomme, par date de fabrication, etc, etc...
Une fois une multitude de petits tas de pneus, nous les rentrons et nous faisons une pile par pilote dans nos deux containers plus quatre autres prêtés par l’organisation. En effet, les presque deux milles pneus amenés, ne tiennent pas de place quand ils sont empilés et rangés comme des sardines dans une boîte, mais quand il s’agit de faire trente piles de pneus arrières moto2, trente de pneus avant moto2 et 30 piles de  pneus moto3, en plus des pneus pluies et des pneus pour l’Asian-cup, cela représente une bien plus grande surface de stockage...

          17h. Tout est fini et bien fini, direction l’hôtel et surtout la douche car la chaleur est toujours aussi suffocante

          19h, je décide d’aller visiter les alentours de l’hôtel.
À tout juste 100m, caché derrière un super marché, à l’abri sous un toit de paille,
J’aperçois quelques tables, 2 clients, une serveuse.
Dans un anglais approximatif et avec l’aide de mes gestes, je leur demande si je peux manger. Dans un anglais tout aussi approximatif, la serveuse me répond que oui. Vu l’endroit et vu le folklore pour se faire comprendre, je décide de tenter l’expérience.
Afin de nous faciliter la communication, je recherche sur le net une appli de traduction instantanée.
J’ai pourtant écrit que je voulais manger quelque chose de typique, je ne sais pas ce que l’application à traduit, mais la serveuse m’a regardé avec de grands yeux, puis elle est allé chercher le cuisto, qui est venu me parler en Thaï, et m’a pris par le bras et m’a emmené dans sa cuisine pour me faire préparer avec lui un plat de chez eux. Je me suis retrouvé avec un pilon et un récipient en bois pour écraser tout un tas de légumes de toutes les couleurs. J’ai ensuite fait une sauce sans trop savoir ce que je mettais dedans. Puis le tout dans une assiette pendant que lui faisait frire de petits morceaux de poulets.
Je dois reconnaître que l’ensemble était fort succulent, peut être un peu trop épicé pour un occidental, mais je voulais du typique, j’ai été servi...
En tous cas l’expérience a été très agréable, j’espère en vivre d’autres similaires pendant mon séjour...

          21h30 retour à l’hôtel. Si en France on se plaint de l’isolation contre les pertes de chaleur, ici c’est l’inverse. A croire que les murs ont été construits en briques réfractaires : sitôt la climatisation arrêtée, on ressent un vent de chaleur déferlé, c’est impressionnant. La température est plus supportable à l’extérieur. A l’intérieur, impossible de rester sans la climatisation en marche 24h/24h.

          Mercredi 3 Octobre. Le travail a été entièrement fait la veille, du coup nous ne rejoindrons le circuit qu’à 10h. Je profite donc de la fraîcheur toute relative du matin et surtout de la lumière du jour pour visiter et apprécier les alentours.
D’après la carte, notre hôtel est situé en bordure du périphérique de la ville de Buriram. Deux fois deux voies plus une troisième à moitié goudronnée et à moitié balisée qui sert de piste cyclable et de bande d’arrêt d’urgence... On est à des milles du standard européen en terme d’infrastructures routières et tant mieux, cela rajoute du typique au séjour.
Le "périphérique" prend tout son sens ici par rapport à la France où il sépare une ville principale de sa banlieue ; ici il sépare la ville de la nature. D’un côté les bâtiments, de l’autre la verdure, d’un côté les hommes, de l’autre les animaux en liberté.
On ne fait pas 200m sans en voir un temple ou un monument de recueillement ou de prière; je ne saurais le dire; ils sont aussi bien posés au milieu d’un carrefour, entre deux hôtels, derrière un supermarché ou encore en pleine nature. Soit ils ressemblent de loin aux chapelles que nous retrouvons dans nos campagnes, soit ils représentent un animal, souvent un éléphant.
Tout ceci est de pure beauté, mais à la base, je suis quand même là pour le travail, donc retour à l’hôtel où m’attendent mes confrères puis direction le circuit.

          Seul travail à faire, ouvrir les containers pour que les contrôleurs de l’IRTA viennent sticker et scanner les différentes allocations.
Ouvrir, attendre 17h et refermer les containers, la journée va être longue...
Une fois cette longue attente terminée, retour à l’hôtel pour une bonne douche, histoire de faire tomber un peu la température ressentie.
A quelques pas de l’hôtel, posée entre deux paillotes, une magnifique salle de sports dernier cri, un contraste supplémentaire dans ce pays qui n’en manque pas. Entre les Porsche rutilantes qui doublent des « chariotes du diables » construites sur les bases d’un motoculteur, ou encore un symbole bouddhiste de toute beauté qui orne l’entrée d’une bicoque qui tient debout on ne sait comment, ici on passe du coq à l’âne en permanence....
Le circuit par lui même est bordé d’un no man’s land...
Je me rends donc dans ce lieu d’auto tortures physiques pour brûler quelques calories sur des machines de musculation toutes neuves qui n’ont rien à envier à celles que l’ont peu voir dans les feuilletons relatant la vie de riches familles américaines.

          20h. Puisqu’il me manque maintenant au moins 100 grammes, il me faut les combler ; direction la même paillote que la veille. À la question : que voulez vous mangez, j’ai répondu : comme vous. Et j’ai eu comme eux puisque la serveuse est allée directement piocher une chose informe noire dans la gamelle familiale et me l’a amené. Vu que je regardais cet amalgame de je ne sais quoi bizarrement, la serveuse en a pris un bout dans mon assiette et l’a mangé devant moi. Je ne pouvais faire autrement que manger le reste. Je ne sais pas ce que c’était, et le mieux est que ne sache jamais... quoi qu’il en soit, ce n’était pas mauvais, bien au contraire et je suis encore vivant....
22h30, extinction des feux, la climatisation qui est au maxi va me bercer toute la nuit.

          Jeudi 4 Octobre. Le jour de la semaine que tout le monde redoutait. La chaleur, pas de climatisation, pas de dalle au sol donc piétinement assuré sur un parterre de béton, un énorme compresseur bruyant collé à notre barnum et bien entendu nos 5 à 600 pneus à monter...
Malgré cela, la journée passe comme une lettre à la poste, peut être y a t’il dans leur nourriture des produits aux vertus apaisantes. Quoi qu’il en soit, c’est avec un étonnement certain que je vois arriver la dernière roue, moi qui pensais en être au 3/4 du travail à faire.

          20h, il n’y a pas eu de séance de sport ce jour, il ne faut pas abuser des bonnes choses paraît il.
Par contre, il y a resto, ou plutôt paillote. Ayant conté mon aventure de cuisinier à un ami du team Tech3, celui ci a voulu vérifier par lui même. Le voici donc en cuisine, le pilon à la main, la patronne lui jetant un tas de victuaille dans le récipient, le personnel hilare tout autour et moi filmant la scène...
Le résultat était bon, peut être pas à la hauteur de ce qu’ils font d’habitude, mais chacun son métier, quoi qu’il en soit, cela restera un grand souvenir pour tout le monde.

          Vendredi, 7h30 départ de l’hôtel. D’abord le périphérique sur environ 4km puis un rond point immense avec au beau milieu une stèle gigantesque.
Elle représente un éléphant à l’échelle 1/1 monté par un prince ou un roi et deux guerriers, le tout juché sur un immense bloc de marbre sur lequel est gravé de nombreuses inscriptions en Thaï, et l’ensemble posé au milieu d’une cour haute accessible par un escalier. Ce gigantesque monument est bordé à sa base d’une multitude d’arbustes bien taillés, de drapeaux et de mini statue sur son tout pourtour.
Une fois ce magnifique carrefour passé, une route à deux fois trois voies sur encore 4km puis des feux rouges. On tourne à droite et l’on devine immédiatement que l’on est dans une zone sportive. Des terrains de sports, un stade immense, des panneaux publicitaires de partout et au loin une clôture sur laquelle sont accrochées de grosses lettres : Destination of speed. Pas de doute il s’agit bien de la clôture qui entoure le Chang International Circuit.
Nous slalomons tout autour afin de rejoindre l’entrée à l’arrière des boxs.
Le pass P1 suspendu au rétroviseur intérieur de notre mini bus de location nous permet d’accéder au parking réservé aux personnes travaillant pour le motoGP.
Une fois notre véhicule garé, deux nouveaux points de contrôles et nous voilà arrivé à destination.
Notre tente et notre bungalow sont positionnés en plein milieu de ceux des teams et des fournisseurs.
Nous ouvrons les bâches qui servent de portes, mise en route des 6 ventilateurs pour essayer de créer un courant d’air afin de moins suffoquer. Il n’y a plus qu’à attendre la fin de la première séance d’essais libres pour avoir du travail ce matin. Nous en avons finalement plus tôt que prévu, l’Asian Cup faisant son retour (course réservée aux jeunes pousses Asiatique), nous avons toutes leurs jantes à habiller. Slicks et pluies, soit environ une centaine de pneus. Ça plus la chaleur qui finalement détruit plus les pneus que les teams auraient préféré, la journée théoriquement tranquille passe à la vitesse supérieure, voir même à deux vitesses au dessus de la normale.

          18h la journée se termine. La fête bat son plein juste à côté du paddock. Nous décidons d’y faire un détour. Les plus grandes marques ont aménagé des stands dignes des plus grands salons de la moto. De nombreuses échoppes de gadgets et de nourritures bordent une grande place où a été installé un ring de boxe avec tous les artifices que l’on peut voir à la télé lors des grands combats aux USA. Décidément, ici, rien n’est fait dans la demi-mesure. Au niveau animation, je pense qu’ils sont numéro un et de loin...
Les combats de boxe Thaï se succèdent les uns derrière les autres, nous n’en regarderons qu’un entier et le début du suivant, l’heure tourne et nos estomacs commencent à crier famine...

          20h, nous nous retrouvons dans un petit estanco en face de notre hôtel, bientôt rejoints par deux des monteurs de pneus Michelin. Sur le paddock, nos structures sont collées l’une à l’autre et leur hôtel est à deux pas du notre.
Puisque l’occasion est trop belle, autant sympathiser autour d’une table...
Nous pousserons le bouchon justement à faire sauter un bouchon un peu plus tard dans la soirée...
Et comme chaque soir, même un peu tard, la raison l’emporte, le lendemain nous devons être en pleine possession de nos moyens, des pilotes prennent tous les risques en utilisant les pneus que nous montons, surtout ne pas oublier...

Chronique précédente : Fausse pause avant un autre continent

Ajouter vous aussi un commentaire sur "Découverte de la Thaïlande, par les chroniques de MC."
Gagnez du temps, créez vous un compte et postez tant que vous voulez !
Pseudo :
Votre E-mail :
Notez cette actualité :
Bof - 2 - 3 - 4 - Top
Titre :
Commentaire :
Rechercher une moto
Publicité
Les reconnaîtrez vous ?
L'actu sur MP
Dernière fiche moto
Notre comparateur moto
Comparez les modèles motos
A ne pas louper
Communauté Facebook
Communauté Google+
Plan du site - Un lien vers MP - Régie publicitaire