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Les chroniques de MC - Quand la Malaisie joue avec les nerfs.

Les chroniques de MC - Quand la Malaisie joue avec les nerfs.

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Dernière semaine en Asie pour MC, prisonnier d'un climat éprouvant et de la ronde incessante et fascinante des pneumatiques. Les grands moments sont sur la piste mais les petits instants sont autant importants.

          Jeudi 1 novembre. Le fameux jour de la semaine où tout n'est que travail à la chaîne... Rien de bien différent des autres jeudis, mis à part cette moiteur. Environ 30 degrés mais très humide. Cette chaleur qui vous fait transpirer en vous donnant l'impression  d'avoir pris une douche à l'eau sucrée. Le T-shirt et le bermuda collés à la peau comme du papier collé à un bonbon. La structure étant immensément grande, au moins aussi grande que les risques de pluie, tous les racks sont en file indienne devant nos yeux. En général, nous les apercevons le matin en arrivant et c'est parfois avec stupeur que nous découvrons que le dernier est arrivé. Ici non. Ils sont là face à nous, pire moyen de nous faire constater que le volume de travail restant ne diminue pas très vite. Les heures passent, les montages et les équilibrages s'enchaînent.

          16h30 - la dernière roue est équilibrée, elle a été reposée sur son rack, elle attend avec ses consœurs que son Wheel Man vienne la récupérer. Et nous aussi par la même occasion, ce qui nous permettra de tirer le rideau et de vite partir afin de ne pas trop subir le bouchon de fin de journée.

          18h, l'hôtel. Un peu de répit, une bonne douche et un taxi. Ce soir, c'est direction Kuala Lumpur, ses tours jumelles et son quartier chinois. Paris a la Tour Eiffel et Montmartre (entre autre), la capitale Malaysienne a les tours Petronas et ChinaTown (entre autre également). Voir ces deux tours de 450 m rejointes à mi-hauteur par une passerelle ne peut laisser quiconque indifférent. Gigantesques et belles à la fois, on se sent vraiment minuscule au pied de ces monuments.
La météo toujours aussi capricieuse nous empêchera de contempler trop longuement les tours, nous nous rapatrierons plus rapidement que prévu au cœur du quartier chinois. Cet enchevêtrement de petits commerces où les « come on my friend, good price for you » fusent à chaque mètre parcouru.
Il y a certainement plus de contrefaçon ici que les douanes de France et de Navarre pourraient en contrôler.

          23h, un simple geste et une bonne dizaine de taxis se proposent pour nous ramener. La circulation est enfin moins dense, il ne nous faudra que 20mn pour rejoindre l'hôtel.

          Vendredi 6h du matin... Le réveil sonne. Dans moins d'une heure, nous prenons la route. En théorie, le matin c'est 50mn pour rejoindre le circuit. Le vendredi, le service doit être opérationnel à 8h, si l'on part de l'ouverture et que l'on soustrait tout, 6h c'est bel et bien le tarif...
A l'arrivée sous la structure, plusieurs racks nous attendent, les divers orages depuis lundi soir et ceux annoncés, ont provoqué un vent de panique dans les teams.
Des pneus slicks fraîchement montés de la veille doivent faire place à des pluies. Le raisonnement va s'avérer payant, même s'il n'a pas plu de la journée, l'orage violent de la nuit a laissé place à une piste détrempée que la chaleur humide n'arrive pas à sécher. La quasi totalité des essais libres se fera en pneus pluie.  Et comme il n'y a pas d'allocation pour les pluies, c'est no limit au niveau changement de pneus. Même s'ils n'ont fait que 3 tours, on change.
A cela on rajoute les jeunes pousses de l'Asia Cup, ce qui nous fait avec le travail habituel, une facture un peu salée pour un vendredi. Et pour finir en beauté cette journée commencée à l'aube, un orage digne de la Malaisie a débarqué juste au moment où nous allions quitter la structure. Allez les gars, partez pas comme ça, je vous remets la mienne...
Et une heure de plus à attendre que le déluge se calme pour pouvoir rejoindre les voitures afin de se jeter à corps perdu dans les bouchons.

          20h30 enfin l'hôtel. Une bonne douche pour enlever cette impression d'être dans un emballage de confiserie, un bon repas dans un restaurant typique à deux pas de l'hôtel et bonsoir tout le monde, on ferme...

          Samedi 3 novembre, au menu de la matinée, les racks de l'Asia Cup et la majorité des pneus des essais libres à démonter.
Entre l'arrivée sous la structure et le casse croute vite fait de midi, cette première demi journée ressemble à s'y méprendre à celle de la veille, la tête dans le guidon et on pédale.....

          12h30 - les qualifs moto3 débute, petit moment de répit pour avaler un sandwich et boire un peu d'eau.

          15h00 - les roues moto3 sont prêtes pour la warm up et la course du lendemain. Celles de moto2 sont en passe d'être terminées. Les MotoGP sont en piste, une télé installée dans un coin de la structure nous permet de suivre les funambules sur ce tracé gorgé d'eau. La pluie a fait son retour. Si encore elle rafraîchissait un peu l'atmosphère, elle serait la bienvenue. Mais mis à part faire prendre de gros risques aux pilotes et rajouter de la moiteur à l'air ambiant, elle n'apporte que désagrément.

          18h - nous reprenons la route avec une bonne et une mauvaise nouvelle. La bonne, suite à la disqualification de Marquez, notre Zarco national se retrouve en pôle position. La mauvaise, la pluie annoncée pour le lendemain a contraint les organisateurs à modifier le programme du dimanche : tout sera avancé de 2h, y compris notre réveil. Il aurait dû sonner à 6h, il nous sortira du lit à 4h... Il n'y aura donc pas que le programme des courses de modifié, il y a aussi celui de la soirée. La sortie prévue se transforme en repas sur le pouce et au lit.

          Dimanche 6h30, la nuit est encore bien présente pourtant les premiers moteurs rugissent déjà. Le warm up des moto3 débute dans 1h, mais tout doit être prêt. Il ne reste que deux courses, deux pilotes peuvent encore être titrés et une grande partie des autres court après un très bon résultat.

          9h - les teams moto3 et moto2 nous ont ramené les roues usées des warm up, certains pour remettre les jantes nues en caisse, d'autres pour monter un Back up (un pneu au cas où celui prévu pour la course aurait un souci pendant le tour de mise en pré grille) et enfin pour les plus inquiets, un Back up du Back up. Pour cela, on ne sait pas trop si c'est un choix psychologique ou superstitieux... En effet, subir une double crevaison sur un circuit propre ce n'est pas courant et de plus, le temps de changer la roue, les autres concurrents auront déjà fait du chemin. Donc autant dire que cela ne servirait pas à grand chose de prendre la piste, surtout à 2 courses de la fin du championnat. Mais bon, comme dit le dicton : le client est roi... Alors on monte des pneus pour les re démonter sitôt la course terminée.

          Fin de matinée, Le #88, Martin a été couronné en Moto3, Peco Bagnaia #42 est champion en Moto2. Le ciel est entièrement dégagé, la température au maxi, il nous reste une bonne centaine de roue à démonter, tout le matériel a ranger, et l'inventaire des pneus à faire. Mais avant tout cela, nous avons surtout la course motoGP à suivre. Zarco en pôle, l'ogre Marquez en 6eme position, est-ce que la marseillaise va enfin être entendu en MotoGP ? Il y a tellement longtemps que nous l'attendons que je ne saurais pas citer le dernier vainqueur français en catégorie reine, peut être Regis Laconi en Espagne sous la pluie il y a une vingtaine d'années???
L'incertitude va être de courte durée, départ moyen,  Rossi est devant au premier virage, moins d'un tour plus tard, Marquez a comblé une partie de son retard. Sauf coup dur pour les autres, ce qu'aucun amoureux de la moto ne souhaite (enfin, je l'espère), Johan Zarco et nous mêmes devrons encore patienter avant de voir le drapeau tricolore au sommet du podium MotoGP.

          17h, cela en fini pour la Malaisie, Marquez a encore gagné, Rossi est tombé, Johan est 3ème, tout est plié, rangé et sous scellé. Nous quittons le circuit de Sepang, direction l'hôtel. La nuit passée a été courte, nous avons un déficit de sommeil. Demain c'est départ à 7h de l'hôtel direction l'aéroport pour un retour vers la France ; alors ce soir, petit restaurant typique dans les parages, et au lit...

Chronique précédente : Sous l'emprise de Sepang, MC découvre une autre facette de l'Asie.

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