Lundi matin, l'organisation au circuit n'a plus grand-chose à voir avec celle de l'arrivée. Plus d'officiels, personne du circuit, du coup c'est un peu l'anarchie pour sortir les camions du circuit. Il faut dire qu'il y a une bonne centaine de camions qui veulent sortir et une bonne centaine de tracteurs qui veulent rentrer pour venir chercher leurs remorques. Le tout par un portail situé juste après un virage en aveugle…. Autant dire qu'il nous faut user de diplomatie pour canaliser un peu tout ce beau monde afin de prendre le chemin du retour.
10H, ça y est, nous sommes en approche de l'autoroute, direction la France….
Là encore, ce n'est pas comme à l'allée. Il faut dire que nous avions fait le voyage un dimanche, là nous sommes un lundi, et la musique ne sera pas la même… Nous allons rencontrer trois gros bouchons bien connus des routiers et des gens qui roulent beaucoup - Anvers, Lille et Paris -, plus un bouchon causé par un accident sur l'A1. Ces quatre ralentissements feront chuter notre moyenne à 62 km/h, alors qu'en général nous sommes plus proche des 82…
Ces péripéties nous obligerons à dormir sur un parking avec d'autres routiers, n'ayant pu rejoindre un hôtel à cause du manque de temps dû à la législation en vigueur…
Mardi matin, quelques 300 km nous attendent, rien de bien compliqué par rapport à la journée précédente, il faut dire que traverser le centre de la France ne pose en général aucun problème.
11h30 le siège. Quelques papiers à traiter puis repas en commun à la cantine de la maison mère.
14h00, 35° et pourtant il me faut vider ma remorque. Et 35° dehors, ce n'est pas loin de 50° dedans… Les aller-retours entre le fond de la remorque et la benne à pneus usés sont épuisants, la chaleur est étouffante, le dernier pneu jeté aux alentours des 17h sera le bienvenu, tout comme la douche qui s'en suivra ainsi que la bonne nuit de repos dans un vrai lit. Ce n'est pas que dormir dans un camion n'est pas agréable ; c'est surtout qu'à l'hôtel, le lit n'est pas secoué en permanence par les autres camions qui passent à proximité du votre.
Mercredi 8h, deuxième remorque à décharger, la fraicheur de la nuit ainsi qu'une bonne nuit de repos rendent la tache bien moins compliquée que la veille.
Une fois les remorques vidées de leurs pneus usés, on refait l'inventaire de ce que l'on a ramené d'Assen.
Rapide comparatif avec les chiffres que l'on a déjà relevé tout au long du week-end et juste avant de partir du circuit, tout correspond, nous pouvons commencer nos allocations par pilote.
Retour donc dans ma remorque bien au chaud car le soleil tape fort sur elle. Quatre arrières durs et cinq médiums ainsi que trois softs et cinq médiums par pilote, trente casiers à remplir correspondant aux trente pilotes. A cela je rajoute dix pneus de chaque sorte en rechange au cas où. Pour les pluies, pas de soucis puisque nous n'en n'avons pas utilisé en Hollande. A cela je rajoute cent cinquante pneus arrière et cent cinquante pneus avant moto3 pour la Rookies Cup. Ce qui nous fait huit cent cinquante pneus slick à ranger bien correctement, sans compter les quelques quatre cent pneus pluie…
Pendant ce temps là, mes confrères en font autant pour les moto2. Le comptage et le rangement nous occupera jusqu'au jeudi en début d'après midi. Nous profiterons de la fin de journée pour ranger et vérifier le matériel de la semi structure.
Regarnir le stock de plomb, de chiffons, de scotch américain, de nettoyant pour les jantes , mais aussi d'eau pour la fontaine, de sucre et de café pour nos différentes poses. En gro,s préparer l'intendance pour le GP d'Allemagne dont le départ est prévu dimanche matin….
Et en attendant de reprendre le volant de nos mastodontes, un peu de repos nous fera le plus grand bien...
Chronique précédente : Week-end dans l'ambiance des Pays-Bas.
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